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 Les Bêtes de France

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Lysisca
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MessageSujet: Les Bêtes de France   Dim 22 Juil 2007, 18:53

La plus célèbre d’entre elles est sans conteste la Bête du Gévaudan. Mais elle n’est pas la seule à avoir semé la terreur en France. On peut également citer la bête d’Evreux (1632-1633), la bête de Brives (1783), la bête du Cézailler (1946-1951). Et encore quelques autres…
Les plus féroces semblent avoir été les bêtes de l’Auxerrois et du Vivarais. La première est apparue en 1731 et a fait 28 victimes. Elle est décrite comme un tigre ou un loup.
Il faut également signaler, dès 1766, la « Bête féroce de Sarlat » dans le Périgord, dont la particularité était de s'attaquer uniquement aux hommes ! En 1814, c'est au tour de la « Bête féroce d'Orléans »: elle déchire et dévore des familles entières, détruit tout ce qu’elle rencontre et fait un carnage affreux, si l'on en croit la légende illustrant une gravure de l'époque. On écrit même une complainte à son propos. Toute attaque qui échappe aux explications rationnelles suscite rapidement les rumeurs les plus folles.

Classiquement, les loups étaient tenus pour coupables. En réalité, c'est la peur de la nature sauvage qui transparaît derrière ces créatures toujours monstrueuses, une peur qui s'est particulièrement cristallisée sur certaines espèces comme le loup.

De 1818 à 1829, plus de 14.000 loups sont tués en France chaque année. A l’époque, les techniques de chasse vont radicalement changer : le fusil à percussion apparaît (1830), suivi des fusils à répétition et à canon basculant. Les armes à feu sont désormais moins onéreuses et plus performantes : on peut tuer un animal à plus de 100m de distance. Le nombre de permis de chasse délivrés ne fait que croître car l’Etat laisse désormais toute une classe de la population – plus aisée mais non noble – acquérir ces précieux papiers.
Parallèlement, l’usage des poison se répand parmi les chasseurs de loups : plantes et bulbes, champignons, préparations diverses mêlant du verre pilé à des substances toxiques.


Voici, chronologiquement, les différentes « Bêtes » qui sont apparues en France.

La Bête de Cinglais [b]Ou Bête d’Evreux(1632 – 1633)

En 1632, cette Bête fait une quinzaine de victimes en un mois seulement. Elle frappe en Normandie, où ceux qui lui ont échappé la décrivent comme un grand dogue extrêmement rapide et agile. Elle s’établit alors
dans la forêt de Cinglais, à une quinzaine de kilomètres au sud de Caen. Elle fait encore une dizaine de victimes avant qu’on organise une battue qui durera 3 jours et rassemblera plus de 5000 personnes. Elle sera tuée le 23 juin 1633 par le Comte de la Suze.

La Bête de Benais (1693 – 1694)

Cette « Bête féroce dont personne ne connut le nom, mais d’une hardiesse et d’une férocité
inouïes » a surtout frappé dans la forêt de Benais (Touraine), non loin du village homonyme. Elle a particulièrement sévit au nord de cette forêt, dans les bois de Vau et de Moligeon (commune de Continvoir).
Cela commence en 1693, puis les attaques vont continuer pendant un an et demi, et toucher toute la région de Couléon à Langeais, de la vallée de la Loire à Avrillé. Sur ce laps de temps, l’animal fera 300 victimes. Les agressions cesseront brusquement au début du mois d’août 1694. On n’abattit jamais la Bête du Benais.


Petite anecdote : on trouve parfois cette créature sous le nom de « Bête de Besnats » et on estime le nombre de ses victimes entre 100 et 300. Du reste, il semblerait que la seule source dont on dispose soit le témoignage du curé de Varennes (qui vivait à l’époque des faits) – qui estime, lui, qu’il y aurait eu 300 tués, alors que les registres paroissiaux des environs ne rapportent quant à eux "que" 72 décès imputés à des animaux dévorants pour la même période, ce qui est plus plausible et déjà considérable. Et là dessus, il est impossible de savoir combien ont été simplement retrouvés dévorés sans que l'on puisse présumer de la cause réelles de leur décès (maladie, famine, brigandage,…), et combien ont été effectivement agressés par la créature. Les témoins de l’époque auraient d’ailleurs dit au curé qu'il n'y avait pas une mais plusieurs bêtes agissant de concert, et que celles-ci « ressemblaient à des loups ». Un détail de leur comportement est à relever : elles "flattaient les gens à la manière d'un chien, puis leur sautaient à la gorge". S’agissait-il de chiens errants ou d’hybrides des chiens et de loups ?

La Touraine connut d’autres « Bêtes », en 1751 dans le nord du département, en 1808
dans le Richelais et en 1814 sur la commune de Cravant-Les-Coteaux. Il s’avéra cependant que ces créatures étaient des loups.


La Bête de Trucy ou Bête de l’Auxerrois (1731 – 1734 et 1817)

En 1731 apparaît, dans les bois de Trucy, qui sont au Sud d’Auxerre, une Bête qui va terroriser la région. Un garçon de 12 ans est attaqué pour la première fois en novembre 1731, tout près de Trucy. Rapidement, les victimes se succèdent : on en compte 17 en trois ans, essentiellement des enfants. Louis XV offre une prime de « 200 livres à celui qui tuera la Beste », mais cela ne donne rien. La créature continue son carnage jusqu’en 1734, où elle disparaît purement et simplement, sans qu’on n’ait jamais pu la tuer malgré les nombreuses battues organisées. En tout, elle aura assassiné une trentaine de personnes, surtout des enfants.

En 1817, c’est une autre Bête qui sévit de nouveau à Mailly et dans la forêt de Trucy. Décrite comme un tigre ou comme un énorme loup, on finit par penser qu’il s’agissait d’un loup de grande taille, particulièrement féroce. Elle tuera 28 personnes (9 enfants, 9 femmes et 10 hommes) et ne sera jamais abattue, malgré les nombreuses battues organisées, et les carcasses des mouton empoisonnées placés dans les environs. Comme son prédécesseur, cet animal disparut dans la nature, pour ainsi dire.

La Bête du Lyonnais(1754-1756)

Fin 1754 et jusqu’en 1756, une Bête terrifia le Lyonnais et le Dauphiné. Partie du Lyonnais, elle passa dans le Dauphiné puis revint sur ses pas, peut-être à cause des chasses qu’on lui avait déclaré là bas.
Elle aurait été vu près de plusieurs villes (Thelzé, Moire, Fronnac, Saint-Bel et Germain-sur- l'Arbresle), toutes situées dans des régions montagneuses en grande partie couvertes de bois et
coupées par de profonds vallons entre lesquels coule la rivière d'Azergues.
La créature disparut quelques temps dans les bois de Savigni, puis elle reparut dans tous les endroits qu’elle avait déjà visités, commettant à chaque fois de nouveaux carnages : en tout, 17 jeunes hommes et enfants furent mordus, déchirés ou même dévorés.

Ceux qui prétendirent la voir la décriront comme une sorte de gros loups bas sur pattes, au poil rude et à la peau mouchetée de diverses couleurs (« deux animaux féroces, l'un comme un gros bidet, tiran sur le rouge, ressamblant a un loup à l'exception qu'il avait une cüe courte, et l'autre gros comme un gros mâtin, mais blanc sous le ventre et une grande cüe longue») – tout le portrait d’une hyène. Mais tout cela n’est sans doute que fabulations de gens terrifiés. Beaucoup plus probablement, il devait s’agir d’un gros loup poussé par la famine du rude hiver de 1754.

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MessageSujet: Re: Les Bêtes de France   Dim 22 Juil 2007, 18:53

La Bête du Gévaudan (1764-1767)

Le premier méfait historique de cette Bête à lieu au début de l'été 1764 ; lorsqu’elle s’attaque à une bergère des environs de Langogne. Celle-ci sera heureusement sauvée par ses bœufs.
Mais pendant 3 ans, la Bête allait semer la terreur dans toute une zone qui s’étendait du Gévaudan, à d'une partie du Vivarais, de l'Auvergne et du Rouergue.
On recense quelques 250 attaques, qui aboutirent à plus de 130 morts, dont une quinzaine par décapitation, et 70 blessés.
Les femmes et les enfants sont ses proies de prédilection bien qu’il y eut plusieurs hommes adultes qui furent attaqués et ne durent la vie qu'à leurs armes ou à l'arrivée de secours providentiels.
On chargea d’abord le capitaine Duhamel et ses 56 dragons de tuer la Bête. Malgré l'organisation d'immenses battues réunissant jusqu'à 20.000 hommes, ils ne parvinrent jamais à l’abattre. Il est alors remplacé par Martin Denneval, le plus grand louvetier du royaume, qui devra laisser sa place à François Antoine de Beauterne, le lieutenant des chasses et porte-arquebuse du Roi Louis XV.
Finalement, c'est Jean Chastel, - un chasseur du cru - qui parviendra à avoir raison du monstre, lors de la fameuse chasse du 19 juin 1767.


La Bête de Sarlat (1766)

La première fois qu’on parle de cette Bête, c’est lors du printemps de 1766, lorsqu’elle commit – déjà – une dizaines de meurtres dans les villages avoisinant Sarlat. Dès lors, ce fut la psychose dans le Périgord. On parlait d’une bête gigantesque, assoiffée de sang humain, et bientôt la légende s'enfla à tel point que les gens n'osaient plus sortir à l'approche de la nuit tombante, car on prétendait même l’avoir aperçue dans les rues même de Sarlat. Elle occit encore une bonne quinzaine de personnes avant que paysans et seigneurs, exacerbés par la peur, n’organisent une battue avec plus de 100 fusils. L’animal fut débusqué et tué, et il s’avéra que c’était un loup enragé. Si la Bête mourut, sa légende demeura vivace dans la région, où l’on parla encore longtemps d’un garou sanguinaire.

La Bête de Veyreau (1799)

Cette « Bête féroce qui rempli tous les habitants d’une grande frayeur » apparut en 1799 et elle fit des dizaines de victimes. Les habitants de la région (Causse Noir) pensaient que cette créature venait peut-être du Gévaudan tout proche et qu’elle perpétrait ses tueries jusque chez eux.

La Bête du Vivarais ou Bête des Cévennes (1809-1817)

Cette Bête sema la panique dans une vaste région comprenant la Lozère, du Grand Gard et de l’Ardèche, mais ne fit proportionnellement que peu de victimes : on dénombre seulement 29 morts – surtout des femmes et des enfants – dont 6 furent tout de même décapitées. Par contre, elle osa entrer à l’intérieur même des habitations. On la décrit comme un loup de la taille d’un âne, avec un pelage brun, une crinière noire et de grosses mamelles. Peut-être s’agissait-il d’un animal échappé d’un cirque. Cette Bête ne fut jamais abattue.

La Bête d'Orléans(1814)

Voici ce qui fut écrit sur cette créature : « Cette bête cruelle déchire et dévore tout ce qu'elle rencontre sur son passage et porte la désolation parmi des familles entières dans les contrées qu'elle parcourt. »
« Le 25 décembre dernier elle rencontra à l'entrée d'un village près Beaugency un malheureux bûcheron, sa femme et son fils aîné. Cette bête féroce se jeta d'abord sur cette malheureuse femme ; le pauvre bûcheron et son fils veulent la défendre : un combat terrible s'engage, mais malgré leurs efforts et de plusieurs autres personnes arrivées, cette malheureuse a péri, et plusieurs autres blessées. Enfin il est impossible de calculer le nombre de malheureux qui ont été victimes de la voracité de cette bête sauvage ; elle est couverte d'écailles, et aucune arme ne peut l'atteindre. Prions Dieu, mes chers amis, qu'il nous délivre de ce monstre, et prions-le aussi pour le prompt rétablissement des personnes blessées par cet animal. »

La Bête de Chaingy (1814)

Le 6 décembre 1814, plusieurs femmes et enfants qui ramassaient du bois mort dans la forêt
furent assaillis par une louve. Elle fit deux morts et huit blessés. Le baron de Talleyrand, préfet de son état, ordonna une battue et l'animal fut tué près de Cercottes. On écrivit des fables et des complaintes sur la bête de Chaingy.


La Bête de Venelles (1819-1970)

La ville de Venelles, sise dans les Bouches-du-Rhône (juste au-dessus d'Aix-en-Provence), a connu une histoire des plus étrange. Dix sept personnes sont assassinées sur une période s’étalant de 1819 à 1970, et le seul rescapé de la « Bête », devenu fou, s’est suicidé dans un asile. Hommes, femmes, enfants (dont 5 disparus, dont on ne retrouvera jamais les corps), parfois par familles entières, seront victimes d’une curieuse créature. Le seul témoignage sur celle-ci est un journal soi-disant écrit par un villageois, qui raconte les différentes affaires. Il est à prendre avec réserve, car c’est le seul document qui parle de ces meurtres et il mêle ésotérisme et magie noire pour expliquer le phénomène.

Pour avoir plus de détaille voir : http://regisdangelo.club.fr/venelles/dixneuf-mai.htm

La Bête du Valais (1946 – 1947)

Beaucoup plus récente, cette créature – aussi appelée Monstre du Valais – commence à faire parler d’elle le 26 avril 1946, lorsque 13 moutons furent retrouvés égorgés dans le Valais. On abattit rapidement un chien errant qui révéla, lors de sa dissection, une grande quantité de
laine dans son estomac. Mais cela continua : plusieurs semaines plus tard, on s’aperçut que plusieurs moutons avaient disparu d’un cheptel. En juillet, plusieurs troupeaux de chèvres et de brebis avaient été touchés, et un nombre assez important d’animaux avaient disparu des pâturages de montagne. La presse s’empara de l’affaire et les hypothèses les plus saugrenues – d’autant que rien n’avait pu être observé - furent émises : lynx, ours, loups et fauves échappés d 'un zoo furent tour à tour accusés de ces disparitions. Des battues furent organisées sans succès. Des cochons se mirent également à disparaître.
Cela vira alors au n’importe-quoi : des voyantes et des astrologues assurèrent que le coupable était un homme. Un radiesthésiste prétendit qu'il avait localisé sur une carte la tanière du monstre. On envoya un dompteur dans les montagnes. Il prétendit avoir aperçu la Bête : une créature jaunâtre et tachetée. Les gendarmes qui l’accompagnaient ne purent qu’écrire qu’il s’agissait d'une sorte d’étrange panthère, peut-être enfuie d'un zoo Italien qui avait été bombardé.
Les pièges et trappes, généreusement disséminés sur le territoire, n’attrapèrent rien tandis que le bétail continuait à disparaître. On demanda au zoo de Bâle des empreintes de lion afin de les comparer à celles que l’animal. Cela ne donna rien. Un gros loup fut tué et l'affaire fut officiellement résolue, bien que tout continua comme avant. Le mystère ne fut jamais éclairci.

La Bête des Vosges (1977 - 1988)

La bête des Vosges est l’un des sujets de discussion préféré des habitants du cru. Tout le monde se souvient de cet être étrange qui a sévit de 1977 à 1988, et qui a massacré plus de 300 animaux, entre Epinal et la Bresse (soit un territoire de plus de 150 km2). Poulaillers attaqués, chevaux blessés, au moins 200 moutons égorgé... mais aucune attaque contre des humains. Elle disparaissait sporadiquement pour recommencer ses méfaits un peu plus tard.
Etait ce un loup ? Un chien enragé? Plusieurs chiens errants ? Un animal dressé pour tuer ? Le mystère ne fut jamais résolu, car personne n’a pu réellement apercevoir la bête, ni les chasseurs, ni les gendarmes, ni les militaires et ce malgré les 26 battues organisées pour l’abattre. Elle semblait capable d’éviter tous les pièges, tous les traquenards. Tirée plusieurs fois d’assez près, l’animal n’a jamais pu être ni blessé, ni identifié – on a seulement conclu qu’il s’agissait d’un canidé. De là, les chiens errants - ou en vadrouille autour leur maison -passèrent de vie à trépas.

En 1994, une louve qui attaquait les troupeaux fut affublée du sobriquet de « Bête des Vosges ». Elle fut filmée par un amateur et sévit pendant quelques mois avant d’être retrouvée morte en 1995. Protégée par un arrêté du ministère de l’Environ, elle ne put être chassée, du moins officiellement. Mais qui a enterré la dépouille retrouvée début 1995 ?

Le nom La Bête des Vosges a été repris pour baptiser une bière ambrée élaborée dans les Vosges

Les autres Bêtes

Il existe de nombreuses autres affaires impliquant des Bêtes, dont celle relatée en avril 1751 par le curé de Latillé (Vienne), qui, en inhumant les restes d’un enfant de 8 ans, précise qu’il est le huitième à être dévoré par un loup en l’espace de trois semaines.
En 1796, dans la région de Châteauneuf-Brimon, une Bête tuera une dizaine de femmes et d’enfants, et mourra après avoir reçu plus d’une vingtaine de coups de fusil.
La Bête de Senonges (Vosges), quand à elle, égorgea plus de 80 animaux en 1994. Elle venait après les histoires de la Bête du Valais et celle de Noth, qui n’ont jamais été clarifiées. Toutes ces créatures, plus récentes, ne s’en prirent curieusement qu’au bétail.

Sans compter tous les meurtres qui n’ont impliqué que quelques victimes, et n’ont pas eu de retentissement.


Source : www.ufologieparanormal.oxynux.org/index.php/articles/cryptozoologie/bete_feroces_de_france

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MessageSujet: Re: Les Bêtes de France   Sam 15 Sep 2007, 10:51

Le loup-garou de l’Échafaud-aux-Basques

Une légende de loup-garou permet d’illustrer l’existence d’un petit hameau habité à l’Échafaud-aux-Basques au XIXe siècle.

Entre les localités de Saint-Siméon et de Baie-Sainte-Catherine, se trouve un hameau un peu perdu le long du fleuve qui, au XIXe siècle, était habité par quelques dizaines de personnes. Ce lieu se nomme l’Échafaud-aux-Basques parce qu’autour de 1570 et jusque vers 1600, des pêcheurs basques venaient y installer des échafauds afin de faire sécher la morue qu’ils prenaient dans le fleuve Saint-Laurent. Sur ce site, l’on retrouve aussi des fours à chaux construits par ces Basques dont le souvenir n’est resté aux gens du secteur que par l’appellation du site donnée par des marins français du 17e siècle.

Échafaud-aux-Basques...L’endroit est paisible au XIXe siècle. Quelques habitants tentent de cultiver le sol ingrat de ce secteur. Ils vivent pauvrement. Nombre d’entre eux s’apprêtent à quitter ce misérable hameau qui sera déserté dès le début du XXe siècle en ne laissant plus de trace du petit village isolé qui y existait encore au 19e siècle. La postière était une gentille demoiselle un peu solitaire nommée Laure-Louise. Nous ne savons que son prénom. Il ne reste à son sujet qu’une histoire légendaire. Une histoire de loup-garou. La tradition orale rapporte cette légende depuis des dizaines d’années sous le nom de Laure-Louise et le loup-garou.

La pauvre Laure-Louise de l’Échafaud-aux-Basques trouvait parfois sa vie bien monotone. Il y avait un peu de courrier, mais finalement pas tellement puisque les habitants de l’Échafaud-Aux-Basques ne savaient pas écrire pour la majorité. Alors Laure-Louise rêvait et imaginait des lieux étrangers et se berçait d’illusions croyant que le monde ailleurs étaient bien plus joli que son triste et monotone quotidien à Échafaud-aux-Basques. Mais un jour tout changea. Un jeune homme est miraculeusement sauvé des glaces. Les filles de l’Échafaud-aux-Basques sont vite séduites par le beau jeune homme et Laure-Louise n’échappe pas à cette attirance: “ As-tu vu ses yeux, couleur de mer, se disaient-elles, et comme il est triste souvent ”. Le bel inconnu se rendait d’ailleurs souvent au bureau de poste et Laure-Louise s’en éprit bientôt. Ce fut le grand amour.

L’étranger était un solide gaillard. Habile avironneur, remarquable chasseur, il revenait avec son canot rempli d’outardes, de canards, de bruants...Laure-Louise l’accompagnait souvent dans ses périples. Mais le beau jeune homme dont elle ignorait même le nom allait-t-il demeurer à l’Échafaud-aux-Basques? Pensait-il à la demander en mariage? Il savait pourtant être chaleureux avec elle mais elle décelait dans ses yeux un triste regard qui semblait dire:

“ Oui, partir, partir... ”

Et Laure-Louise était triste de cela. Le soir, l’étranger dansait avec beaucoup de rythme. Il paraissait infatigable. Mais lorsque le vent commençait à hurler, il semblait qu’il était comme appelé par une voix. Et les vents sont souvent terribles à l’Échafaud-aux-Basques. Laure-Louise le savait bien et, une nuit, elle entendit une long appel dans le vent, comme une plainte humaine. Le lendemain, l’étranger demeura introuvable. Un vieux pêcheur de l’Échafaud-aux-Basques remarqua pourtant des traces de pas se dirigeant vers la côte. Ces pas qui devenait progressivement ceux d’un loup se rendaient jusqu’à la mer. C’était l’étranger et il était devenu un loup-garou.

Nul ne le revit par la suite. Laure-Louise pas plus que les autres. La pauvre fille ne se maria jamais. Les vieilles de l’anse à l’Échafaud-aux-Basques racontèrent longtemps cette triste histoire. Puis tout le monde quitta l’échafaud-aux-Basques. Mais l’histoire est toujours racontée et dans le vent frisquet de l’automne certains anciens de l’Échafaud-aux-Basques résidant désormais ailleurs croient encore entendre l’appel de l’étranger et ils se disent simplement:

“ L’étranger reviendra encore, car il la cherche toujours! ”

Source : http://www.encyclobec.ca/main.php?docid=57
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MessageSujet: Re: Les Bêtes de France   Jeu 18 Oct 2007, 10:06

"Histoire du méchant loup", quelle contribution au débat sur les grands prédateurs ?



Lire l'article : Cliquez ici

Photo : la Bête du Gâtinais (1653)
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MessageSujet: Re: Les Bêtes de France   Dim 18 Mai 2008, 19:44

sa fait un peu peur tout sa, j' espère qu' il n' existe plus de telle bête !
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MessageSujet: Re: Les Bêtes de France   Lun 19 Mai 2008, 09:09

Tu sais la plupart des dites bêtes n'étaient en réalité que des animaux atteint de la rage, aujourd'hui, à part quelques rares cas, cette maladie n'existe plus en France.
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MessageSujet: Re: Les Bêtes de France   

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