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 Les vampires dans le théâtre

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Lysisca
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MessageSujet: Les vampires dans le théâtre   Dim 17 Juin 2007, 16:19

Depuis l’arrivée du mythe du vampire dans la littérature romantique, nombre de pièces de théâtre ont été écrite sur le sujet. Certaines très connues, d’autres beaucoup moins. Je vous propose d’en parler ici.

Le Vampire, Dumas (1851)
Théâtre
Drame en 5 actes, adapté de la nouvelle de Polidori "le Vampire »

« Des voyageurs attardés se replient de nuit vers le château espagnol de Tormenar, de sinistre réputation. Parmi eux, Juana, partie retrouver l'homme qu'elle aime, et Gilbert de Tiffauges, gentilhomme breton. Une goule travestie en moresque surveille la scène (Acte I). Dans le château vide, lord Ruthwen rejoint les voyageurs; mais le fiancé de Juana n'est pas au rendez-vous. Gilbert le découvre mort, un peu plus tard. Puis c'est le tour de Juana, et Gilbert frappe de son épée Ruthwen qui sort de la chambre où elle agonise. Convaincu malgré tout de l'innocence de l'homme qui dit être allé lui aussi au secours de Juana, Gilbert accomplit ses dernières volontés: il ne sera pas enseveli mais exposé aux rayons de la lune. Laissé seul, le mort se redresse et déploie ses ailes de chauve-souris (Acte II).

Plusieurs mois ont passé, Gilbert est de retour à Tiffauges; il vient d'échapper à un attentat grâce à la goule, déguisée en paysanne. La soeur de Gilbert, Hélène, présente à son frère l'homme qu'elle a choisi d'épouser: lord Ruthwen! Ce dernier explique à Gilbert comment il était sorti d'un coma que tous avaient pris pour la mort. Dans la chambre de Gilbert endormi, la fée Mélusine veille sur lui et tente de l'avertir (Acte III).

Au matin, tourmenté par son rêve, Gilbert met Hélène en garde contre Ruthwen; on le prend pour un fou. Se sentant menacé, Ruthwen essaie de pactiser avec son ennemie la goule, qui aime Gilbert et le protège. A minuit, il égorge Hélène et se repaît de son sang. Arrivé trop tard, Gilbert le précipite dans un ravin (Acte IV). L'histoire s'achève au pied du Caucase. Gilbert s'apprête à épouser Antonia; du temps a passé. Ruthwen revient encore une fois, poussé par la haine et le désir de chair fraîche. Dans un dernier combat avec le vampire, la goule se sacrifie et permet à Gilbert de sauver Antonia en scellant pour l'éternité Ruthwen dans un tombeau (Acte V). »

Dumas raconte dans ses Mémoires comment il fit la connaissance de Charles Nodier en 1823 lors d'une reprise du Vampire que ce dernier avait adapté du récit de Polidori. La collaboration de Nodier n'avait pas été créditée. Comme Dumas n'avait jamais rien lu de lui, il se procura son roman Jean Sbogar. Ce fut une révélation. Dumas entrait de plein pied dans le romantisme. En même temps, ce Vampire plus ou moins bien ficelé par Nodier, Carmouche et Jouffroy ouvrait toutes grandes à notre auteur les portes du fantastique.
Dans les deux pièces, les personnages voyagent beaucoup, en Grèce par exemple, à l'instar de Byron. Mais alors que Nodier rapproche son histoire des îles britanniques, Dumas l'en éloigne, situant son dernier acte dans une Circassie mâtinée de Balkans. Nodier rajoute des éléments fantastiques, l'ange de la lune et l'ange du mariage, la prédiction du vieux barde sur l'amour qui donne la mort. Dumas renchérit, mêlant à son histoire la goule, les ailes de chauve-souris et la fée Mélusine. Il donne aussi à Gilbert le patronyme de Tiffauges (le nom du domaine de Gilles de Rais qui devint Barbe Bleue), et sans doute n'est-ce pas un hasard.
Bref, une pièce qui souffre des défauts de son modèle (les forfaits à répétition du sinistre Ruthwen), tenant à la fois de l'hommage (tardif) et du pastiche, que Dumas dut éprouver quand même bien du plaisir à écrire, mais qui, contrairement aux usages, ne fut publié que quinze ans après sa création, dans le Théâtre complet en 1865.


Source : http://www.dumaspere.com/pages/dictionnaire/vampire.html


Nosferatu , J. Mellano (2003)
Marionnettes

« En 1838, Hutter, un jeune clerc de notaire, quitte sa ville de Viborg en y laissant sa jeune épouse Ellen pour aller conclure une vente avec un châtelain des Carpates. Sur son chemin s’accumulent rencontres menaçantes et mauvais présages. Il parvient toutefois tard dans la soirée au château où l’accueille le comte Orlock qui semble être le croisement d’une chauve-souris et d’une gousse d’ail. Après, ça se gâte… »

Les inspirations viennent d’un peu partout. Des côtés désuets du film Nosferatu de Murnau, de l’émotion du roman Dracula de Bram Stocker, de la classe de Bela Lugozi, de la vivacité du Dracula de Copola, de l’ambiance pesante et de la fin tragique du Nosferatu d’Herzog et enfin, de l’étrangeté du Vampyr de Dreyer. Le tout dans le cadre particulier du théâtre d’objet, en s’attachant à conserver une proximité avec le public pour que les sensations circulent.

On l’aura compris, cette légende truffée de mystères et d’effets surnaturels raisonne avec les qualités propres à la marionnette. Une marionnette posée par terre est la plus apte à jouer la mort, à plus forte raison quand elle est dans une boîte. Cela n’enlève pas la possibilité d’une résurrection potentielle : une marionnette n’est ni vivante, ni morte. Aspire-t-elle un peu de l’énergie du marionnettiste pour prendre vie ? Ou est-ce le marionnettiste qui en dépense beaucoup pour donner l’illusion ?

Les éclairages savamment dosés – comme l’étaient ceux du film de Murnau, source d’inspiration de la pièce – contribuent à faire régner l’atmosphère tendue. Cris dans le noir, lumière diaphane qui dévoile plus qu’elle ne montre…
Les personnages eux-mêmes sont fabriqués à partir d’ampoules électriques, la lueur vacillante qui les habite trahit leurs émotions dans l’aventure terrifiante qu’ils sont condamnés à vivre. Quand ils y survivent...

Nosferatu est un personnage qui puise ses racines dans la légende des vampires et dans l’histoire du prince roumain Vlad Tepes III qui régna sur la Valachie dans la deuxième moitié du XVe siècle et possédait donc bien un château en Transylvanie. Par ailleurs, et contrairement à une idée reçue, "nosferatu" ne signifie pas non plus "vampire", ou "mort-vivant" ou quoi que ce soit de semblable. L'origine de sa signification est à rechercher dans un mot de l'ancien slave : "nosufur-atu", qui, lui-même, provient du grec "nosophoros" – littéralement celui qui apporte la peste. L’histoire des deux croque-morts présentée au théâtre s’appuie sur l’histoire de Brême vers 1838 qui vit effectivement à cette date une terrible épidémie de peste s’abattre sur la population.


La comtesse Dracula, Michel Frantz et Philippe Rondest (1995)

Comédie musicale


« Au château des Carpates, en Transylvanie, la Comtesse Dracula, veuve de l'illustre vampire dont elle s'est adroitement débarrassée, règne sur deux domestiques étranges, et tente d'aplanir ses relations conflictuelles avec sa fille, Comélia »

Le vampire, Charles Nodier (1820)

Mélodrame créé le 13 juin 1820 au théâtre de la Porte-Saint-Martin, c’est une adaptation de Lord Ruthven ou les vampires, une nouvelle de Polidori qui est publié la même année.


Autres pièces sur les vampires

Les trois vampires, Gabriel et Armand Brasier (1820)
Le vampire, Pierre De la Fosse (1820)

Dracula the un-dead, Bram Stoker (1897)


Il y a également eu de nombreuses adaptation du Dracula de Bram Stocker au théâtre, à commencer par l’adaptation que Stocker fit-lui même de son roman. La pièce ne fut malheureusement jouée qu'une fois au Lyceum Theatre, Irving la trouvant "dreadful". La pièce durait plus de 4 heures.

Hormis les nombreuses adaptations, plus ou moins strictes, il y en eut beaucoup d’autres :


I was a teenage Dracula (de Gene Donovan, 1958)
Dearest Dracula (de Margaret Hill, 1965)
Dracula Baby (de Bruce Ronald et Claire Strauch, 1969)
I'm sorry the bridge is out, you'll have to spend the night (de Sheldon Allman et Bob Pickett, 1970)
Dracula : Sabbat (de Leon Katz, 1970)
Dracula's Treasure (de Dudley Saunders, 1975)
Dracula, Prince des Ténèbres (de Guy Jacob, 1975)
Escape from Dracula's castle (de Stephen Hotchner, 1975)
The possession of Lucy Wenstrom (de Stephen Hotchner, 1975)
Young Dracula, or the Singing Bat (de Tim Kelly, 1975)
Dracula Travel (de Guy Foissy, 1976)
The passion of Dracula (de Bob Hall et David Richmond, 1977, reprise en 1979)
Dracula, the Vampire Play (de Tim Kelly, 1978)
Dracula, a Modern Fable (de Norman Beim, 1978)
Almost the bride of Dracula (de Dennis Snee, 1980)
Countess Dracula (de Neal du Brock, 1980)
Count will rise, or Dracula in Dixie (de Dennis Snee, 1980)
The Dracula Doll (de Jeanne Youngson, 1980)
Lady Dracula (de Tim Kelly, 1980)
Vampire (de André Ghilione, Norbert Sammut, Philippe Car, et Patrick Ponce, 1990)
Gardien de nuit (de Anne Sicco, 1990)
Dracula, or "How's your blound count" (de Micky O'Dohougue et Johnny Hamraham, 1996)


Source : http://www.chez.com/dyulun/Selene/Gallerie/theatre.html

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