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 Vos textes

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Louve Noire
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MessageSujet: Re: Vos textes   Ven 29 Juil 2005, 21:28

J'ai hésité à le mettre dans Déversoir ou Vos Textes puis je me suis dis qu'il serait mieux ici...
C'est une petite histoire avec pour personnage des êtres assez étranges puisque ceux sont des sentiments. Mais en lisant cette histoire vous vous rendrez compte qu'il s'agit en fait MON histoire et que je joue le personnage principal qui se nomme ici Amour et que Amitié qui est le personnage second est une garce à qui si j'étais mauvaise, je souhaiterai tous les malheurs du monde...
Sad

C’est l’histoire de Amour et de Amitié. Tout deux avaient un ami commun. Amour l’aimait avec toute la tendresse et la délicatesse qu’elle pouvait. Amitié, elle, l’aimait avec toute la douceur d’une sœur pour son frère, d’une mère pour son enfant…
Bien que Amitié était heureuse d’être ce qu’elle était, au fond d’elle, elle était jalouse de Amour. Elle aussi tenait beaucoup à son ami et elle aurait tellement voulu être à la place de Amour.

C’est alors qu’Amitié entreprit de trouver un moyen d’éloigner Amour tout en ELLE se rapprochant de son ami.
Elle courut donc voir Méchanceté et Mensonge. Elle leur conta son histoire et leur demanda conseils et aide.
Méchanceté qui portait bien son nom proposa alors à Amitié d’utiliser les talents de Mensonge pour faire en sorte que l’ami en commun vienne à douter de Amour.
Amitié et Mensonge allèrent donc trouver l’ami et Mensonge s’exerça dans la discipline où il excellait : le mensonge.
Il lui raconta que Amour avait trahi son bien aimé et qu’elle se jouait de lui.
Mensonge mentait si bien que l’ami finit par le croire. Il alla trouver Amour et lui répéta mot pour mot ce que venait de lui confier Mensonge. En rage, il traita même Amour « d’infidèle » puis il s’en alla.
Amour éclata en sanglot et lui cria que Mensonge ne lui avait pas dit la vérité. Mais il n’en cru pas un mot car Amitié soutenait Mensonge et que l’ami préférait croire Amitié qu’il connaissait depuis longtemps à Amour qu’il disait pourtant aimer…

Les jours passèrent, puis les mois, puis les années. Ainsi s’écoulèrent 3 longues années de solitude pour Amour. Elle ne lui jamais menti et continuait à l’aimer.
Un jour Amour rencontra Confidence. Celle-ci lui conta les dernières nouvelles. Parmi toutes, l’une d’elles était à la fois triste et troublante… Celui que Amour aimait tant, avait appelait Mort et n’était plus de ce monde…
Amour souffrit terriblement de cette atroce nouvelle. Plusieurs fois Fidélité, sa compagne de toujours, la poussa à appeler Mort. Mais toujours les amis de Amour volaient à son secours. Ainsi les jours passèrent. Souffrance, Peine et Mélancolie devinrent à la fois les pires ennemies mais aussi les meilleurs amis de Amour. Depuis ce jour Amour n’a plus su aimer personne. Elle pleure sans cesse la perte de l’être qu’elle aimait tant.
Parfois Espérance vient lui remonter le moral en lui chuchotant à l’oreille qu’un jour quelqu’un viendra lui présenter Joie et Bonheur et que ce jour là, Lumière les accompagnera pour éclaircir et repousser la ténébreuse Ombre et ses 3 acolytes Souffrance, Peine et Mélancolie . Mais toujours Souvenir revient au galop pour rappeler à Amour son passé… Passé qu’il m’est impossible d’oublier…
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Louve Noire
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MessageSujet: Re: Vos textes   Ven 05 Aoû 2005, 23:37

Allez un autre petit poème de la louve

Où que tu sois, je pense encore à toi...

J'ai fait un rêve où tu venais me retrouver,
Ta bouche si tendre venait déposer sur mes lèvres un doux baiser,

Tes mains si parfaites caressaient mon visage,
Tu fermais les yeux pour encrer en ton souvenir mon image

J'ai pris tendement ta main et je l'ai placée sur mon coeur
Et je sentais les battements puissants qui faisaient vibrer tout mon corps.

Nos âmes en fusion recouvraient nos corps de sueur
Et nous nous abandonnions pour une nuit à notre fureur

Ta peau était si douce que mes mains ne pouvaient s'empêcher de la toucher,
Ton regard était si profond que mes yeux éblouient par tant de beauté

Se perdaient dans les profondeurs dans ton être si parfait .
Je t'avais enfin retrouvé toi mon petit ange tant recherché

Mais je savais que tu partirais à nouveau là-bas
Là-bas, à des kilomètres de moi

Et il ne me reste que l'écran de mes pensées
Pour revoir l'image de mon petit ange tant aimé

Car tout ceci était en réalité rêvé
Puisque toi tu es mort et enterré...


Louve Noire
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Raziel
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MessageSujet: Re: Vos textes   Dim 07 Aoû 2005, 17:17

Voila mon meilleur texte pour le groupe... c'est une allégorie de l'imaginaire, de la fantaisie et des rêves qui se perdent de plus en plus autour de nous pour ne laisser place qu'a un profond pragmatisme... ca me désole... v_v

Sanctuary ( Sanctuaire )

In the deeper black darkness, an old santruary arise ( Dans les profondeurs noires des tenebres, un vieux sanctuaire surgit )
It looks decayed and unitulised, seen by human eyes ( Il semble décadent et inutilisé, vue par des yeux humains )
The big walls are covered with rose and Ivy, victim of time ( Les grands murs sont recouverts de roses et de lierres, victime du temps )
Don’t you feel when you’re looking at it that you’re loosing your mind? ( Ne sens tu pas lorsque tu le regarde, que tu perd ton âme? )

In the memories of ghosts, an old sanctuary arise ( Dans les mémoires des fantômes, un vieux sanctuaire surgit )
If you want to see it you must have your feet high in the sky ( Si tu veux le voir, il te faudra avoir tes pieds hauts dans le ciel )
Through the ages and the empires, it have continued to exist ( Au travers des âges et des ampires, il a continuer a éxister )
Known by a thousand million different names, vision, melody ( Connu sous des milliers de millions de différents noms, visions et mélodies )

In the worthy tree’s whisper, an old sanctuary arise ( Dans les murmures des arbres vénerables, un vieux sanctuaire surgit )
It became a rumor that is flowing into children’s cries ( C'est devenu une rumeur qui coule dans les pleures des enfants )
The rare persons that in the universe still can see it yet ( Les rares personnes dans l'univers qui sont encores cappables de le voir )
They are called insane by the others and feel in an upset ( Il sont considéré comme fou par les autres, et se sentent dans une impasse )

En general, j'aime pas ce que j'écris, mais j'ai une éstimme tres profonde pour ce texte... j'aime pas vraiment dire ca, ca fait prétentieux, maaaais bon. :)

Bravo la Louve, j'aime beaucoup ce que tu écris, tu a un style qui me plait beaucoup. c'est agréable de te savoir si prolifique!! :)
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GrisSour
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MessageSujet: Re: Vos textes   Jeu 15 Sep 2005, 12:44

Rongé(e) (es) par les vers…

Dans un appartement un peu en désordre, un trentenaire bien en chair, mesurant dans les un mètre quatre-vingt dix s’agite sans réellement faire quelque chose. Le téléphone sonne, il enclenche la fonction main libre.

Elle
Allo

Lui
Allo…

Elle
Lionel ! C’est Anne-So…

Lui
Ah … C’est toi
Justement l’autre jour j’ai repensé à toi,
J’ai maté les photos de l’anniversaire
Que tu avais fait au resto Bélisaire.

Elle
Ah oui… Ca fait un bail c’est vrai…

Lui
Tu étais superbe ce soir là, très sexy.
Les femmes mariées se faisaient trop de soucis,
Tu n’étais pas provocante, enfin pas trop…
Même si ta robe semblait une autre peau.
Je n’ai pas oublié le réveil, tu ressemblais
Tant à une tendre nymphe, que j’en tremblais.
Ta peau était fraîche et douce telle la rosée,
Je la réchauffais en multipliant les baisers.
Ton corps semblait délié de toute contraction
Se soulevant en suivant ta respiration.
Ton souffle qui me chatouillait le visage…
Tes yeux bien que fermés semblaient très volages….

Une sonnerie retentit, il sort brutalement de sa rêverie. Il enclenche à nouveau la fonction « main libre » du téléphone.

Elle
Excuse moi, ça a coupé, que disais tu ?

Lui
Je disais que tu étais sur ton trente et un…

Elle
Tu crois que je vais marcher, j’ai pas tout loupé !
Cette nuit là, je ne l’ai surtout pas zappé.
Je faisais semblant de dormir, tu t’en doutais.
J’ai senti ton genou doucement se caller,
Il était dur et chaud sur mon petit mollet.
Tu as dessiné une ligne indécente
D’une main charmante et caressante.
Logique que je me sois mise sur le dos,
Tu me détendais partout comme un cours d’eau.
C’était presque hors du temps. Tes mains s’attardant
M’offraient un frisson impudique, et ardent…
Tes lèvres me grisaient quand elles s’écrasaient,
Toutes humides sur les miennes embrasées.
Partout tu bien t’es attardé, vraiment partout…

Lui
C’est vrai… Tes cheveux étaient un labyrinthe,
Ma volonté semblait s’y gorger d’helminthes.
De là je me glissais vers ta nuque courbée,
A cet endroit mignon, presque à la dérobé.
Je me posais un moment incalculable
Sur tes belles lèvres si chaudes, si agréables !
Je suivais alors le parfum du bon Plaisir
Vers ta poitrine qui se gonflée de désir,
Où je m’amusais de tes tétons rougissants.
Ils voulaient résister à mes baisers très pressants
Et ne cessaient de se raidir, c’est étrange…
Tu semblais tombé du ciel comme un ange.
Un démon serait plus juste, tu m’obsédais !
Nos corps se répondaient comme des possédés !
J’ai refais à l’infini tes courbes fermes
Inlassablement, sans pouvoir y mettre un terme.
J’essayé de repousser l’instant de déposer
Un pieu baisé où tu t’en souviens, je le sais…

Elle
Oh que oui ! Et ça ne t’a pas empêché de réchauffer
Jusque à mes cuisses par des gestes ma foi… bien faits.
Je sentais tes lèvres remuer lascivement,
Tandis que tes poils me chatouillaient librement.
Et dire que tu as coupé ce bel instant,
Mettant fin à mon réveil le plus entêtant
Pour me réveiller en me chatouillant les pieds.

Lui
Bah, y a pas de vraie faute, tu ne dormais pas.
De toute façon ça fait un bail n’oublies pas.
Et puis, il y a entre nous deux… Disons, d’ici…
La distance entre Lille et l’Amérique,
Et accessoirement, il y a ton mari Jean !

Elle
Et bien, en fait, nous ne sommes plus ensemble,
La distance ce n’est rien à ce qu’il semble.
Je suis derrière ta porte, tu viens m’ouvrir ?

Lui
Hein ?

On sonne à la porte

Elle
Tu as entendu la sonnerie ? Viens m’ouvrir…

Il va ouvrir la porte. Ils se figent un instant et se jettent dans les bras l’un de l’autre. Elle a une démarche « fragile » comme une personne âgée d’une vieillesse sans âge. Elle est emmitouflée sous une épaisse mante et a une écharpe autour du cou. Elle est très mince de visage et a les cheveux d’une teinte étrange faite de mèches rousses, châtains et blondes cendrées.

Elle
C’est vraiment bon de te voir, tu n’as pas changé,
Toujours musclé et élégant, bien habillé.

Lui
Tu plaisantes, je suis mal rasé, je blanchi,
J’ai pris du poids, les cent dix kilos sont franchis.
Entre, ne restons pas devant cette porte.

Ils se dirigent vers le canapé. Ils s’assoyent, et elle pose son manteau sur un fauteuil à côté.

Lui
Tu veux boire ou manger un petit gâteau.
Deux secondes, je rapporte un bon plateau.

Elle
Non, non ça va.

Lui
Tu dois être fatigué par tout ce trajet.
Depuis quand es tu revenu à Bourgenet ?
Tu as les traits tirés, ça va, tu en es sur ?

Elle
Oui ça va, je suis rentrée cette semaine,
Ça doit être à cause… par rapport au Maine.
Je vais bien je t’assure, c’est la fatigue.

Lui
Si tu le dis, il n’empêche, tu as fondu.
Normal c’est infâme, chez ces ricains tordus.

Elle
Non, j’ai attrapé une saleté là-bas,
J’ai été malade et j’ai perdu du poids.

Lui
Tu es sur que tu ne veux pas un bon café,
Ca réchaufferait le corps, ce serait parfait.
Tu trembles, on voit les frissons te parcourir.
Ils gênent même tes agréables sourires.

Elle
J’ai du mal à me réadapter à ce climat
Surtout à l’automne d’Europe et aux frimas.

Il lui prend les mains et les masses

Lui
Tes mains sont toujours aussi fraîches, un peu plus
Peut être, et toujours belle et fine, voir plus.
Tiens, tu ne mets presque plus de maquillage,
Ni de crème, tu as des mains d’un autre âge.

Elle
Si je me maquille, mais je fais ça discret,
Je veux que cela reste plutôt un secret
Dis moi, on dirais que tu faits tout pour dire
Que je ne cesse à chaque jour de vieillir…

Lui
Excuse, tu sais que j’ai toujours était lourd.
Je suis toujours un Pierre Richard bien balourd
Toujours champion pour mettre les pieds dans le plat.

Elle
Tu fais le beau mais le temps ne t’a pas épargné
Tes cheveux vont blanchissants, le temps a gagné.
Mais ça te va très très bien mon beau gendarme.
Tes cheveux grisonnants te donnent du charme.
En plus, ils sont en bonne forme et naturels,
Pas comme les miens, tu ne trouves pas Lionel ?

Lui
Tu es plutôt dure avec ta coiffure,
Pour l’automne elle est cool, sur mesure.
Par contre ça a tout l’air de les abîmer,
Ils sont sec comme au sortir d’un lieu enfumé.
On a changé et différemment de nos voeux,
Avant tu n’aurais pas touché à tes cheveux.
Et puis, tu ne me dit pas tout je le ressens…

Elle
Mais non, qu’est ce que tu vas encore chercher…

Lui
Dis moi ce qu’il y a. On s’est quitté depuis quoi…
Une dizaine d’années sans savoir pourquoi
On ne discute que de nos corps seulement,
Et pas de ça (il pointe une tache qui dépasse de l’écharpe) que tu caches négligemment !
D’ailleurs c’est quoi cette tâche marron noire ?

Elle retire ses mains brusquement.

Elle
Et puis merde, je vais te dire ce que c’est !
C’est un stade terminal déjà avancé !
Je suis comme ça car j’ai le SIDA, c’est ça !
Mais pas une souche classique, non, pas ça,
Il ne m’aurait pas refilé un truc banal !
Il lui fallait quelque chose de plus fatal
De particulier, de nouveau, de destructeur…

Elle se met à pleurer. Il la serre contre lui. Un moment s’écoule

Elle
Désolée pour les larmes mais c’était trop
Je n’en pouvais plus, fallait vider ce truc trop….
Trop lourd, trop long, trop dur, avant c’était bien
T’entendre dire mon corps d’avant m’a fait du bien.
Mais regarde le. Il pu la mort ! C’est du vent…
Regarde le et décrit le moi comme avant…

Lui


Elle enlève son écharpe et commence à déboutonner son chemisier.

Elle
Allez vas y, j’ai besoin de l’entendre, de …
Voir que je suis pas seule à voir cette merde,
A me voir mourir… Allez, dis mon putain corps !...

Elle continue à déboutonner son chemisier, il l’arrête d’une main ferme.

Lui
D’accord, d’accord je vais le faire si c’est ça…
Mais pourquoi moi, pourquoi veux tu entendre ça ?

Elle
Parce que je veux quelqu’un qui soit avec moi,
Sans mensonge, sans un espoir pour moi,
Sans le mot futur traînant dans sa bouche.
Les docteurs ne connaissent pas cette souche.
Elle me bouffe, rien ne marche, c’est la fin
Ils me donnent encore six mois ou juste un !
Je sais c’est égoïste de t’infliger ça mais…
Je tiens plus, j’ai besoin de toi plus que jamais.
Il n’y a que toi qui puisses bien me soutenir…
S’il te plaît…

Ils se fixent un long moment sans parler.

Lui
Je vais le faire, comme tu le souhaites…
Puis nous en profiterons pour faire la fête…
Tes cheveux ternes et colorés continuent
De cascader, légers sur ton visage nu.
Ils se rejoignent ensemble, amants hardis,
Le long de tes joues creusées par la maladie.
Elles ont un teint cendreux qui donne à tes yeux
La profondeur d’un futile espoir merveilleux.
Ta bouche sèche et craquelée m’invite
Instamment à venir l’hydrater bien vite.
Tes larmes coulent le long de ton cou veiné,
S’ajoutent à l’horreur d’une peau tâchée, fanée,
Se mêlent à un vieux fond de teint cynique,
Te transformant en un beau marbre antique.
J’arrête leurs courses sous ta gorge ferme
Faisant frissonner tout ton frais épiderme.
Ton corps m’a toujours semblait en porcelaine,
Désormais c’est un cristal rose que j’aime.
Même si tes muscles commencent à ramollir,
Ils continus de te porter sans trop faillir,
Et tant qu’ils le feront nous irons ensemble.

Elle
Tu as était trop doux, mais déjà sincère…
Je t’aime… Tu chasses ma lourde misère…
Laissons les non-dits pour aller à Glasamor.
Je veux revoir le parc avant que tout soit mort.

Ils sortent. Au moment où Lui claque la porte un cadre avec des photos se décroche et se brise sur le sol.
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MessageSujet: Re: Vos textes   Jeu 15 Sep 2005, 15:25

C'est toujours comme ça que ça se passe. Je cherchais ma chaîne.

Tu n'as jamais été souillé toi. Tu as toujours été pur. Et en voulant me laver, me blanchir, j'ai failli m'enrougir encore plus. C'est moi qu'on adulait, mais c'est toi que j'adorais.

Nous étions identique masi tons ourire était tellement plus beau! C'est sur moi qu'on se retournait, c'est moi qu'on voulait touché, et c'est toi que j'aurais voulu être.

Nous avons passé si peu de temps ensemble, et le moindre de tes regards nettoyait la crasse qui m'imprègne.

Dire que j'ai voulu te tuer. Le rouge t'allait bien tu sais. Mais c'est ces mèches noires qui caressaient ton visage qui t'allaient le mieux. On imagine les anges blonds et fort. Tu étais brun et doux. Le seul flash que j'aurai voulu sur moi.

Cette fois ça va marcher. Il ne pourra pas me sauver. Je ne peux plus être sauvé. Onii-chan, j'espère que là où tu es tu m'acceuilleras malgré mes souillures...

Je n'ai jamais su tenir mes promesses, meme celle que je m'étais faites. Il va me haïr encore plus surement. Je suis désolé, sincèrement. Mais aujourd'hui je vais tuer la seule personne qui m'enchaînait vraiment.

(qu'est-ce que c'est mauvais T_T ça rend vraiment pas hommage à Kaori Yuki T_T)
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dianembule
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MessageSujet: Re: Vos textes   Lun 19 Sep 2005, 11:40

la mort par correspondance


Cela faisait longtemps que Cathy pianoter sur son clavier d’ordinateur .Elle passait ses journées et parfois ses nuits devant son écran a parler à son mystérieux correspondant .Ils étaient rencontrer sur un forum parlant de vampire .Des les premières phrases échangeais ,ils avait tout deux accrocher l’un pour l’autre et se parler depuis 8 mois maintenant .
« -quand viendra tu ?demande son correspondant
- je ne sais pas ,répondit-elle . »
Ils rêvaient de ce voir mais ni l’un ni l’autre ne le pouvaient .Ils restèrent ainsi un mois a ce désirer ,a ce vouloir quand un jour la mère de Cathy lui annonça que sa grand-mère l’avait invitais chez elle pour les vacance .Bonne aubaine pour Cathy car sa grand-mère vie prêt de son correspondant .Il pourra venir me voir se dit-elle heureuse .
Lorsqu’il vin la rejoindre elle ne tenait pu et ne lui laissa pas le temps de lui dire bonjour .
« -bonj….commença t’il
- tu sais quoi ?
- non mais tu va me l’apprendre
- ma grand-mère ma invitait chez elle et elle habite prêt de chez toi on va pouvoir se rencontrer .
- oui ,quand vient tu ?
- la semaine prochaine !!! »

Ils échangèrent leur numéro de portable .La semaine suivante Cathy arriva chez sa grand-mère .Le soir elle reçu un coup de fil de son correspondant qui lui demander de le rejoindre prêt du vieille arbre de la commune .Cathy trouva un mensonge pour sortir et se rendit a l’endroit qu’il lui avait indiquer .A son arriver il n’y avait personnes .Un bruit brisa le silence qui s’était installer .Un vent glacial lui fouetta le visage ,soudain les lumière s’éteignirent et Cathy se retrouva seul dans le noir de la rue .Des bruits de pas résonner sur le bitumes de la route .Cathy se retourna mais ne vit personne .Elle regarda autour d’elle ,les pas se rapprochaient mais pas la moindre silhouettes. Cathy avait peur elle se rapprocha de l’arbre .Les pas s’arrêtèrent une main glacer ce posa sur son visage et le caressa lentement .Elle fut soulevait du sol .
« -sais moi ,ton chère correspondant, fit une voie a son oreille
- repose moi ,s’il te plait ,dit-elle apeurais
- non ,lui répondit son correspondant «

Ils l’emmena chez lui ,le jour n’aller pas tarde a ce lever .Il l’allongea sur le divan et ce pencha vers elle .Cathy cria quand des canines lui trouèrent la chaire de son coup et que son précieux sang était aspirer .
« adieu ,fit il avec un grand sourire . »
A la lueur des bougie Cathy remarqua que son correspondant n’était pas un humain mais un vampire .Il la laissa mourir dans la pièce ou elle était .Le lendemain la police retrouva le corps de Cathy dans les marrai .

Alors mon amis quand tu parle avec une personne méfie toi d’elle sauf si tu veut finir comme Cathy .
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MessageSujet: Re: Vos textes   Ven 23 Sep 2005, 22:45

Petite precision pour commencer, je n'ai pas ecris l'integralité du texte, le debut (ce qui n'est pas en italique) a été ecris par une amie pour un concour de nouvelle de son lycée, mais ce retrouvant bloqué elle me l'a envoyé et je l'ai fini sans rien changer cependant à sa partie (meme pas pour en corrigé la syntaxe ou les fautes). Donc voila, ce que j'ai ecris c'est la partie en italique, désolé pour les fautes je les corrigerais au fur et à mesure que je les reléverais...

Nouvelle (pas encore de titre j'editerais quand il y en aura un...)

Citation :
Perdu dans ses pensées, sous cet arbre, ce vieil arbre sous lequel il y’a encore de cela dix années, des tas d’enfants venaient s’y retrouver. Paul était las, cela faisait bien deux jours qu’il avait retrouvé sa liberté. Après dix ans sous les barreaux, il avait retrouvé l’air pur. Il venait à peine de franchir la porte de la prison, qu’il avait passé en sens inverse dix années auparavant, il avait marché quelques mètres avant de s’écrouler sous le choc de cette réalité, d’entendre toutes ces voitures, voir ces enfants rires, de respirer un air libre. Durant quelques jours, voir quelques semaines, le simple fait de tenir une poignée de porte fermement au creux de sa main l’emplissait d’un frisson qu’il ne parvenait pas à canaliser. Lorsqu’il se levait tous les matins, il voyait la lueur du jour perçant au travers des fenêtres, immaculées de tout barreaux, alors il se levait se faisait chauffer du thé, et sur sa terrasse repensait avec mélancolie et nostalgie au bonheur d’autrefois.
Justine cette petite rousse : la femme de sa vie, tous deux se connaissait depuis tellement longtemps. Tout avait commencé un jour, un de ces premiers jours de lycée ou on est encore un peu perdu, Justine ne parvenait pas à ouvrir son casier, et Paul avait aimablement réussit à ouvrir ce dernier. De fils en aiguilles, une table de café scella leur amour, au début ils s’y retrouvaient les soirs de cours, puis les week-ends, pour enfin ne plus se quitter. Une fois leurs études achevées, ils célébrèrent leur mariage dans une petite chapelle. Le jour de leur premier anniversaire de mariage Justine n’était pas rentrée à l’heure, d’ailleurs elle n’était pas rentrée du tout, il l’avait attendue jusqu’au petit matin, jusqu'à ce que un bruit sourd d’un poing contre la boiserie de la porte le sorti de ses cauchemars éveillés.
Justine était morte, et il était le premier suspect, une enquête fut ouverte. Pendant sa garde à vue, il priait jour et nuit, tout était allé si vite, un jour on lui apprend que la femme de sa vie n’est plus de ce monde et quelques secondes plus tard qu’il est le suspect premier. Une fois le procès achevé Paul gagnât sa nouvelle maison à la tapisserie orange. Dix ans à attendre dans une chambre cellulaire, dix ans à ne rien faire de bien, dix ans à ne rien faire de mal, dix ans à pleurer, à espérer que la haut tout va bien. Veuf prématuré, sa vie brisée, tout ce qui lui arrivait était loin du chemin qu’il avait pré tracé.
Puis un jour il était sorti, lorsque sa peine fut abolit. Justine obsédait ses jours, ses nuits, dans sa tête il était comme en prison encore et encore.
Puis le temps a passé cela faisait 6 mois qu’il était sorti de prison, un midi alors qu’il s’attardait à faire le repas, la sonnette de son deux pièces sonnât, il alla ouvrir : Une rouquine qu’il avait connue autrefois, devant son casier, un peu vieilli par les années Paul n’en revenait pas cette femme qui se trouvait en face de lui : Justine.

Il ne pouvait pas croire ce qu'il voyait, était-ce possible ? Elle... ici ! Il ressentit d'abord une sensation d'angoisse, mélange de stupéfaction et de peur... Mais il lui fallait bien admettre les choses en face, c'était bien elle, là, devant lui. Elle était immobile, il la regarda, scruta chaque détail qui aurait pu le convaincre que ce n'était pas elle, que son esprit lui jouait un mauvais tour. Rien n'y faisait, les cheveux roux tombant en cascade ondulante le long de son doux visage au teint pale, ses yeux vert émeraude. Tout correspondait parfaitement, jusqu'aux vêtements qu'elle portait, les même que ceux dont elle était vêtue le jour de sa disparition. Les mêmes qui étaient en lambeaux sur son cadavre quand on la retrouva morte 10 ans auparavant, mais qui était aujourd’hui intact...

Il la fît entrer, aucun des deux n'avaient encore prononcé la moindre parole... Lui trop interloqué, elle... allez savoir ! Paul ne tenait plus de comprendre comment elle pouvait être là, de savoir pourquoi il avait perdu dix ans de sa vie... Au nom de quoi ? Au nom de qui ? Qui était alors le cadavre retrouvé il y a dix ans si elle était ici, devant lui !
Les idées s'entrechoquaient confusément dans son esprit, l'entraînant dans les méandres abyssaux de ses pensées...

Il vit, alors qu'il continuait à la scruté incessamment, qu'elle le regardait et la façon dont elle l'envisageait laissé transparaître qu'elle avait comprit qu'il ne pouvait dire mot, son regard perdu, les cils humectés par des sanglots à peine contenus. le trahissait.. Elle prit le partie de faire le premier pas, de lui parler...
Il l'écouta avec la plus grande attention, sans pouvoir prononcer la moindre parole, tout en essayant d'écarté l'espace d'un instant toutes les pensées qui le travaillaient lancinement, pour ne rater le moindre souffle qu'elle pouvait émettre.
Elle lui raconta, comment il avait été emprisonné pour avoir été accusé du meurtre d'une femme, et comment la démence dont il fut pris l'avait persuadé que c'était elle qui était morte. Elle lui parla de son impuissance, de la souffrance qu'elle avait éprouvé à le voir perdre l'esprit, et à ne pas réussir à le raisonner... De l'avoir perdu ainsi... Elle lui raconta ses longues soirées d'hivers à essayer de l'oublié en vain, ses tentatives de suicides ratées. Elle lui expliqua aussi comment on l'avait empêché de venir le voir, prétextant qu'il était trop instable pour supporter sa présence. Puis comment elle avait appris sa libération, sa guérison...
Les questions se bousculèrent à nouveau dans l'esprit de Paul. Aurait-il vraiment tué une femme ? Aurait-il perdu l'esprit ? Tant de temps à être persuadé d'être innocent, à être persuadé d'avoir perdu à jamais l'étoile qui guidait ses pas... Cela était-il possible ? Sa perplexité ne pouvait être qu'évanescente devant la réalité qui se tenait dans devant lui, incarné par la présence de Justine sur son canapé...

Après l'avoir longuement écouté, après avoir fait le vide dans son esprit, après avoir accepté la réalité de sa présence ici avec lui... Il réussit enfin à lui parler, d'une voix chevrotante d'abord, puis au fur et à mesure, il arrivait mieux a accepté la situation, il prenait peu à peu confiance... Apres avoir effacé ces doutes, ce fut la joie... Joie de la revoir, vivante ! Joie qu'elle ne l'ait pas oublié et qu'elle soit revenue vers lui... A l'instar du phénix renaissant de ses cendres, c'était une nouvelle naissance pour lui qui surgissait du fond du mal qui l'avait tourmenté, un retour à la vie ! Comme si le destin lui tendait une main symbole de la promesse d'une vie meilleure, d'un paradis après un enfer de dix années...

Ils passèrent une soirée globalement agréable, globalement car malgré la joie immense que l'on peut ressentir quand on retrouve un amour que l'on pensait perdu à jamais, des retrouvailles dans de telle circonstance, empreinte d'un lourd passé, de tant de souffrance, ça n'était pas quelque chose de facile, il est des blessures qui ne cicatrisent jamais...

Quand l'heure se fit trop tardive, Justine suggéra l'idée de passé la nuit chez Paul, mais est-ce par pudeur, ou trop marqué encore par la soudaineté des évènements, ils firent chambre à part, ce promettant de se retrouvé à l'aurore pour ne plus se quitter ensuite... Mais, quand Paul se réveilla le lendemain matin, il était seul... Le lit où avait dormi Justine était intact, sur la table du séjour, où ils avaient bu le thé ensemble la veille, se trouvait bien la tasse vide de Paul, mais aucune trace de celle de Justine... Pas de tasse sale dans l'évier. Paul était terriblement angoissé, perdu, qu'est-ce que cela pouvait signifier ? Justine était-elle partie sans laisser la moindre trace ? Pourquoi l'aurait-elle fait ? Il était de plus en plus angoissé, il ne pourrait supporter de retrouver la femme de sa vie et la reperdre encore une fois, et cela en moins de 24 heures... Il tremblait, il avait le vertige, il était perdu, oscillant de droite a gauche chez lui à la recherche d'un quelconque indice, puis de gauche à droite... rien, désespérément rien... Il sentait sa gorge se nouer, son cœur se déchirer, son esprit s'obscurcir... Ces recherches le menèrent à une vieille boite, dans cette boite aucun indice sur la présence ou l'évaporation soudaine de Justine... Dans cette boite, un grand album, dans ce grand album des coupures de presse, sur ces coupures de presse tous les articles portant sur son crime supposé 10 ans plus tôt, sur ces articles le nom de la victime... Ce nom... CE nom... Celui de Justine...
L'effroi s'empara de lui, une angoisse indescriptible, la vérité sous ces yeux, elle le hanté, elle hantait son esprit, sa souffrance lui avait fait perdre la raison... Elle l'obsédait au point qu'il ait cru la voir, qu'il ait cru pendant toute une soirée être avec elle, l'avoir retrouvé !!
La folie s'était emparé de lui, il avait perdu toute raison, tout sens des réalités, il avait tout imaginé, tout était faux ! Il ne pouvait supporter cette idée...

Un bruit sourd dans la nuit...... La valse des sirènes dans les ténèbres... Police, Ambulance...

Dans la presse du lendemain, un fait divers parmis tant d'autre, un article de plus sur un suicide. Un dénommé Paul. Dans l'article le témoignage du voisin de la maison contiguë qui raconte avoir entendu un coup de feu dans la nuit alors que la veille le défunt avait reçu chez lui une femme rousse, et qu'il les avait entendus parler, rire, pleurer toute la nuit durant...
Anne Ju & Sephi


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sephi_cr
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MessageSujet: Re: Vos textes   Dim 25 Sep 2005, 14:28

Bon je persiste à vous accablez de ma nullité en postant cette fois si un texte servant de parole a mon groupe dont je suis le seul auteur... Je l'ai ecris entre une douche et en rendez vous chez le dentiste (pour l'annecdote) et ne l'ai jamais retouché, mais il en aurait bien besoin...
N'hesité pas a me MP pour vos commentaires, et critiques (constructives bien sur Very Happy) eventuelles, tant pour ce poème que pour la nouvelle posté ci dessus ! Merci
Citation :


Le coeur déchiré par les sanglots du temps...

Ma vie n’est que souffrance et mal lancinant,
Le cœur déchiré par les sanglots du temps,
Ô vie, où est ta victoire ?
Regarde moi, spectre hantant le manoir…

Des siècles sont passés depuis que je suis né,
Des siècles sont écoulés depuis que je suis damné,
Des siècles d’errance dans mes couloirs à l’abandon,
Des siècles à lutter contre cette malédiction,
Chaque seconde qui passe le temps pleure,
De ne pouvoir rattraper cette existence de douleur …

Ma vie n’est que souffrance et mal lancinant,
Le cœur déchiré par les sanglots du temps,
Ô vie, où est ta victoire ?
Regarde moi, spectre hantant le manoir…

Chaque semaine qui passe est plus froide que l’hiver,
Chaque semaine qui passe le sang même me paraît plus amer,
Chaque semaine qui passe enfonce d’avantage ma solitude,
Chaque semaine qui passe renforce ma morne décrépitude,
Chaque seconde qui passe le temps verse une larme,
De ne rien pouvoir pour le tourment de mon âme,

Ma vie n’est que souffrance et mal lancinant,
Le cœur déchiré par les sanglots du temps,
Ô vie, où est ta victoire ?
Regarde moi, spectre hantant le manoir…

Chaque instant m’éloigne un peu plus du jour,
Où je me suis moi-même maudit pour toujours,
A trop souhaiter vivre éternellement,
On devient un spectre du temps…
[/u][/b]


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crazyangel
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MessageSujet: poème:maman   Lun 03 Oct 2005, 11:16

a chaque cri ,quand cette nuit je me levais.
sans cesse les mains tu agitais.
cent fois par heure ,tu l'appelais.
remplie de larmes,reves défaits.

j'ai secoué ton corps cassé
embrassé tes doigts décharnés.
chaque goutte qui rytmait la nuit.
chaque seconde ou je n'ai pas dormi.

et puis l'ordure jamais revenue..
tu sais ton frere....................
aussi infect que le cancer.
un etre abject pire que l'enfer.

quand je n'ai plus pu supporter tes plaintes.
et que mes cris couvraient les tiens.
j'ai regardé par la fenetre,le reflet qui n'était plus toi
j'ai appuyé sur la seringue pour que la douceur te foudroie.

quand vers la fin,tu appelais ta mère,elle venait te tenir la main
maman,quand moi je t'appelerais...
il n'y aura qu'un peu de vide dans le creux de mes doigts.

que celui qui m'entendes a cet instant
qu'il m'aime ou me detestes tant...
qu'il en finisse et me termine.
me fasse cracher tout mon sang.

_________________
Ne fermes jamais les yeux,car même si tu te reposes......rien ne s'arrette jamais,les choses empirent c'est tout!
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Lord Dis
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MessageSujet: Re: Vos textes   Mer 05 Oct 2005, 08:09

~Son regard était froid impénétrable, il me fixait depuis environs une heure en me disant que si je ne choississeait pas et vite, il ferait le choix pour moi...
Mes mains etant devenu moite, je ne pouvait plus dire un mot...pétrifiais à l'idée de quitté ce monde et dans rejoindre un autre, mais tellement heureuse à la fois, tant de fois j'ai rêver de quitté ce monde, mais je voulais tellement y rester...
Après tout, je ne le quittais pas vraiment, je passais seulement au sommet de la chaine alimentaire...
Quelque idée me vinrent à l'esprit, que ferais-je une fois en possession des mes nouvaux atout ?Qui tuerai-je ?Ceux qui m'on menti et détesté?Ou ceux qui m'on toujours aidé dans n'importe qu'elle circonstance...terrible dilemme, il se releva , etant assis a cote de moi, et se diriga vers la fenetre, ses mains pales efleurant du bout des doigts la vitre, il se tourna alors vers moi son regard toujours aussi froid me devisagant.
-"Alors?revenant vers moi, ses mains passant dans son dos; je ne vais pas encore attendre des heures...je jour se leve dans peu de temp, et tu me fais perdre le miens!"
-"Dé...désolez, arriver a formé un mot dans mon état spycologique actuelle relevait de l'exploit; vous pourriez me répéter ce que vous etes et les explications?"
Ce n'était pas ma voix habituel mais plutot des gemissement qui s'échapait de a bouche, il sourit l'ayant remarqué et me refit son discours sur se qui l'était il finit par ses phrases:
-"...le sommet, et oui tres chere, tu restera jeune, auccun etre humains ne pourra te faire de mal, tu pourra te venger; il eu un petit rire sadique, sais-tu ce que j'ai fait apres etre devenu ce que je suis ?"
-"Non, balbutiai-je; je n'en ai auccune idée..."
Il me lanca un regard noir puis finit pas sourire.
-"Et bien je vais te dire, je suis allé égorgé ma famille, les égorgant au dessus de ma baignoire et j'ai pris un bain de sang, il rit un instant puis vins se placer, sans que je m'en apercoive, a coter de moi. Bouh !"
J'eu un petit cri de surprise avant de venir placer ma main sur mon coeur battant a 100 à l'heure.
-"Alors? Tu as choisi ?Ecoute bien ton coeur battre, c'est peut-etre la derniere fois, respire encore cette air polué, c'est surement la derniere fois."
Je le fixai mon regard devanant de plus en plus serin a chaque secondes qui s'écoulait.Au bout d'une dizaine de minute je pris enfin ma descision.
Pourquoi quitté ce monde pour partir dans un autre?
Pourquoi mourir pour revenir ensuite ?
Pourquoi ne pas simplement partir en courant ? Tant de question, tant de réponse.
Je tourna enfin mon regard sur mon interlocuteur un vague sourire me venant aux levres:
-"Mon choix est fait...je regarda mes mains quelques instants, puis mes poignet lacéré lui tendant celui avec le moins de cicatrice, allez-y...Faites donc."
Son sombre regard se posant sur moi il me fit signe d'aprocher pour me parlez. Comme une pauvre idiote je tombe dans le panneau, il me pris par les épaules et planta ses fins crocs dans la chair de mon coup.Je me crampa à ses bras partager entre l'angoisse et le bohneur, la panique et le calme qui régnait dans la piece.Je sentit mes forces me quittais tout s'apaisant dans mon espris, tous mes tourments disparaissant.
Tout à coup, je sentis quelque chose couler dans ma bouche, se liquide que dans de fois je bu à mon poignet, à chaque goute que j'avalais je me sentais peut a peu revenir en moi.Mais quelle heure était-il? Combien de temp etait-je morte? La derniere question que je venait de me poser me sembla stupide, je ne pouvait ps être morte un certains temp puisque je l'était toujours.J'eu a nouveau un leger rire avant d'ouvrir les yeux et de regarde a nouveau mon interlocuteur...ou devrai-je dire, mon Sir...Il me fixait tranquillement 2 personnes endormi, ou apres reflexions, morte, à ses cote. Je fit un geste pour me relever mais je me retrouve imediatement repousser.
-"Repose toi, tu esgorgera qui tu voudra après..."
Il rit ouvertement en me regardant, je me sentais telle une enfant venant d'aprendre qu'elle venait d'avoir un nouveau jouet...Je sourit alors et me releva rapidement...je fut stupefaite, je n'avais meme pas remarqué que je venais de bouger tellement je fut rapide...le sang coulant encore sur mes levres je l'essuya d'un revers de manche...voila qu'une nouvelle vie commencait




Pitié soyez indulgent, pour les fautes d'orthographes et le reste ^^
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Viviane
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MessageSujet: Re: Vos textes   Dim 09 Oct 2005, 18:09

Pour une nuit d’automne

Il faisait nuit. La lune brillait haut dans le ciel, nimbant la forêt d’une lueur blafarde. Assise sur une pierre, j’observais son reflet dans les eaux du lac, attentive aux millions de bruits qui animaient les bois derrière moi. C’était l’automne, la période que je préférais. Les arbres se paraient de magnifiques couleurs fauves, annonçant la venue de l’hiver et des grandes chasses. C’était aussi à cette époque que ma vie avait vraiment commencée.

Un an auparavant, je m’étais enfuie de chez moi et avais trouvé refuge près de ce lac. Pourquoi étais-je parti ? Je ne le sais plus et cela n’a plus vraiment d’importance. Je me suis longtemps reprochée la folie qui m’avait conduit dans cette forêt mais, aujourd’hui, je pense que c’était mon destin et je l’accepte avec joie. Ce qui importe, c’est ce qui c’est réellement passais cette nuit là, au milieu des bois.
J’étais épuisée mais, ne pouvant pas dormir, je m’étais assise au pied d’un arbre en contemplant la pleine lune. Il devait être près de minuit lorsque je les entendis. Des hurlements… Ils se rapprochaient et, dans un état de panique croissante, je me rappelais les histoires que mon père me racontait pour me faire peur. Ces histoires qui se finissaient toujours par la mort des jeunes filles imprudentes, ces histoires de loups-garous… Je me levais d’un bond et me mit à courir pour tenter de m’éloigner de ces bruits inquiétants. Les hurlements se firent plus frénétiques et se rapprochèrent de moi. Ils n’étaient plus seulement derrière moi, mais aussi sur les cotés et je compris alors que je n’arriverais jamais à leur échapper. Lorsque je vis une branche basse apparaître devant moi, je n’hésitais pas et commençais à grimper dans l’arbre. Mais, en même temps, j’aperçus le premier loup qui bondit vers moi et me saisit la cheville. Je ne sais trop pourquoi, peut-être parce que je le frappais ou bien parce qu’il heurta la branche, mais il me lâcha et je pu me mettre à l’abri dans les hauteurs. La meute se réunit et le loup gris qui m’avait attaquée se mit à tourner autour de l’arbre avant de s’asseoir. Je ne la voyais pas bien et, influencée par les histoires de mon père, il me sembla qu’il changeait de forme. Immédiatement, un très grand loup à la fourrure noire s’approcha de lui et ils échangèrent de nombreux grognements avant de se jeter violemment l’un contre l’autre. Leur combat se brouilla à ma vue à cause de la douleur de ma cheville. Je sentais une pulsation sourde émaner de la blessure et, sans vraiment savoir pourquoi, je tentais d’accorder mes battements cardiaques à elle. J’avais l’impression de me détacher de mon corps et tout me parvenait par flashes. Le loup gris qui fuyait… un hurlement triomphant… ma main qui lâchait la branche… ma chute… la douleur dans mon dos… la tête du grand loup noir… et puis plus rien.
Lorsque je m’éveillais, j’eu du mal à croire que j’étais encore en vie. J’étais allongée dans la forêt, au pied de l’arbre où j’avais trouvé refuge la veille. Je me redressais lentement et fut prises de vertiges. La douleur dans ma cheville s’était un peu atténuée et j’arrivais à marcher. J’avais mal partout et il me fallut une bonne heure pour ressortir de la forêt alors qu’en temps normal je n’aurais mis que dix minutes. Mais je n’allais pas me plaindre, j’étais en vie et cela seul importait pour le moment. Je n’avais plus qu’à rentrer chez moi pour me soigner en espérant ne pas croiser mes parents. En arrivant devant ma maison, j’eu le plaisir de constater qu’elle était vide. Ils étaient sûrement partis travailler. Je commençais par désinfecter et bander ma cheville puis j’avalais suffisamment de médicaments pour ne plus sentir mes multiples douleurs.
Maintenant que j’étais à l’abri, la panique que j’avais ressentie pendant la nuit, dans la forêt disparaissait et laissait place à de la curiosité. Je voulais savoir pourquoi les loups ne m’avaient pas dévoré et connaître un peu leur habitude. Je n’avais jamais vraiment été curieuse mais là, c’était plus fort que moi, il fallait vraiment que je me renseigne. Alors je m’installais devant mon ordinateur et lancer une recherche sur les loups. Ce que je découvrais me fasciner et m’effrayer, mais je ne pouvais arrêter mes recherches. Je m’intéressais particulièrement aux légendes comme celle du loup Fenrir ou de la bête du Gévaudan. Naturellement, les premières histoires de loups-garous apparurent à l’écran et la frénésie qui m’habitait depuis le matin disparut enfin. Je me rendis à la cuisine pour chercher de quoi manger puis retournais m’installer devant mon ordinateur. Lorsque je tombais sur l’image d’un loup-garou hurlant à la lune, je sentis une violente douleur émanant de ma cheville et je perdis connaissance. Quand je m’éveillais, j’entendis mes parents qui rentraient et me forçais à aller leur parler. Ils ne me posèrent pas de question mais, une fois de retour dans ma chambre, je m’aperçus que quelqu’un tentait de monter l’escalier discrètement et je reconnus le pas de mon père. Il s’approcha de ma porte et la ferma à clef. Son comportement ne m’étonnais pas mais je le trouvais inutile car je savais que si je restais sage toute la journée, il rouvrirait et je pourrais de nouveau aller où je le voulais. J’imprimais l’image du loup-garou que j’avais trouvée dans l’après-midi et l’affichais face à mon lit, puis je me couchais et m’endormis en rêvant de ce qui m’étais arrivée la veille.
Mon père me libéra deux jours plus tard et je mis se temps à profit pour apprendre tout ce que je pouvais concernant les loups-garous. Je me renseignais aussi sur notre forêt et repérais sur une carte l’endroit où je m’étais fais attaquer. Mon rythme de vie se modifiait. Je me levais plus tard et, le soir, je ne me couchais pas avant d’avoir observée le lever de la lune. Au bout d’une semaine, j’aperçus un chien dans le jardin, mais il prit peur et s’enfuie lorsque je sortis de la maison. Au fils des jours, une certaine habitude s’installa. Il venait, s’asseyait dans le jardin et me regardait travailler mais, lorsque je tentais de sortir, il disparaissait. Pourtant, je remarquais qu’il arrivait toujours à la même heure et je décidais un jour de l’attendre dehors. Lorsqu’il entra dans le jardin et qu’il me vit assise devant la maison, il prit un air surpris extrêmement comique et je me mis à rire. Il sembla accepter ma présence et vint s’asseoir au centre du jardin, face à moi. Mais, à chaque fois que je tentais de m’approcher de lui, il reculait et semblait même rire de mes efforts. Vers midi, je rentrais dans la maison pour me faire un sandwich et, voyant qu’il m’attendait toujours, je ramenais également un peu de viande que je déposais à un mètre de moi. Au bout d’un moment, il s’avança enfin et vint manger face à moi. A cette distance, je pu constater l’étrange couleur de ses yeux : semblable aux feuilles d’automne. Je fis alors le rapprochement avec le loup noir rencontré dans la forêt et eut un geste de recule. Mais le loup se coucha face à moi, me regardant d’un air implorant et je ne réussi pas à m’éloigner de lui. A la fin de la journée, il se leva et commença à s’éloigner mais il s’arrêta non loin de là et m’invita à le suivre, ce que je refusais. Ce manège recommença tous les jours et, la seule différence était la distance qui nous séparait. A la fin de la semaine, j’aurais pu le toucher en levant le bras mais ne mis risquer pas : il me semblait que cela l’aurait fait fuir. Lorsque je me levais et entrais dans la maison pour préparer à manger, il me suivit mais il n’avait pas l’air à l’aise et il se dépêcha de ressortir.
Un soir, en observant la lune, je m’aperçus qu’elle serait bientôt pleine et, sans vraiment savoir pourquoi, je sentis un violent frisson me parcourir. Le lendemain, lorsque j’ouvris la porte, le loup était déjà là. Il entra dans la maison sans que je ne fasse aucun geste et je le laissais faire. La pluie qui tombait depuis un moment avait rafraîchit le temps. Pourtant, comme je ne voulais pas effrayer le loup, je laissais la porte ouverte et retournais dans ma chambre pour chercher un pull. Mais, lorsque je revins, le loup avait disparut, remplacé par un jeune homme vêtu d’une chemise de mon père trop grande pour lui. Il était trempé par la pluie et je remarquais qu’il avait fermé la porte. Il se leva et s’approcha de moi lentement, comme pour ne pas m’effrayer. Mais je n’y prêtais pas attention car j’avais fixé mon regard sur ses yeux, couleur des feuilles d’automne. Et l’idée, l’horrible idée que j’avais repoussée ces derniers jours, s’imposa à moi : c’était un loup-garou. Il du sentir ma peur car il se mit à parler. Juste des mots, sans aucun sens. Je remarquais rapidement qu’il employait les mêmes que ceux que j’avais utilisés pour approcher sa forme de loup et ne pu m’empêcher de rire. Je lui fit signe de me suivre et le conduisit dans la salle de bain pour qu’il puisse se sécher. Mais, après avoir pris la serviette que je lui tendais, il me demanda de regarder dans la glace. Au début, je ne voyais pas ce qu’il voulait me montrer mais, lorsqu’il désigna du doigt mes yeux, je compris : l’étrange teinte qui coloré les siens envahissais également les miens. Il me souriait gentiment et, pour la première fois de ma vie, j’étais heureuse de ne pas être seule.
_Maintenant tu es des notre. Accepteras tu de me suivre cette fois ?
_Où ?
_Dans la forêt.
_Alors oui.
_Il faudrait que tu laisses une lettre pour expliquer ton absence.
_Je vais m’en occuper.
Il me suivit dans ma chambre et s’enveloppa dans la couverture que je lui avais passée en attendant que j’ais fini d’écrire ma lettre. Ensuite, je retournais dans la cuisine pour la laisser bien en évidence. Il m’y rejoignit et m’expliqua comment me transformer avant de sortir dans le jardin. Je me concentrais comme il me l’avait dit et imaginais un loup étendu sur le ventre. Je sentis les premiers changements s’opérer en moi, suivie d’une violente douleur lorsque mon squelette se modifia. Une fois devenue loup, le sentiment de liberté et de puissance qui m’envahit me fit oublier la douleur et je m’empressais de rejoindre mon ami dans le jardin. Je pouvais lire sa joie dans ses yeux et, en jouant, nous nous dirigeâmes vers la forêt.
La saison passa lentement. Il me présenta les autres membres du clan sans me donner leur nom et, ensemble, ils m’apprirent à vivre en pleine nature. Ils me montrèrent le village qu’ils avaient construit mais m’expliquèrent qu’ils y résidaient uniquement lors des périodes de grand froid. Avec l’arrivait de l’hiver, la forêt se couvrit d’un manteau blanc. Pourtant, alors que la plupart des animaux se préparaient à hiverner, les tentions à l’intérieure de la meute se faisait de plus en plus importante. Des combats éclataient presque tous les jours, la plupart du temps à cause du loup gris et nous épuisaient tous. Une nuit de pleine lune, mon ami le loup noir demanda à tous les loups-garous de se réunir au village, où nous reprîmes formes humaines. Je réalisais rapidement que cette réunion opposait mon ami et le loup gris mais, ce qui m’effraya fut de savoir les raisons de cette réunion. En effet, le loup gris demandait à la meute de le suivre en ville pour chasser les humains, proies faciles et attirantes, mais le loup noir s’y opposait. N’arrivant pas à imposer leur volonté à l’autre, ils avaient décidé de réunir l’ensemble de la meute et de leur demander leur avis mais il s’avéra qu’il y avait autan de loup pour que contre la chasse aux humains. Je frissonnais de peur et de froid et la présence rassurante du loup noir à mes cotés me réconfortait à peine. Je pouvais tuer n’importe quel animal de sang froid, sans aucune hésitation, mais il me semblait que tuer un humain aurait été comme tuer un loup : un sacrilège impardonnable. La réunion ne donna rien et le loup gris attaqua mon ami. Il n’avait aucune chance sous sa forme humaine et les rares membres déjà transformés s’interposèrent. Le loup gris s’en alla, suivit par la moitié des loups-garous et nous ne fûmes plus qu’une dizaine dans la salle. Les blessures de mon ami n’étaient pas graves et il se remit rapidement. La vie de la meute reprit mais nous devions passer plus de temps à la chasse et la fatigue se faisait durement sentir.
Le jour du solstice d’hiver, alors que je m’éveillais après une chasse épuisante et infructueuse, je sentis une étrange excitation gagner toute la meute. Durant tous l’après midi, les loups s’amusèrent et le loup noir vint jouer avec moi comme aux premier jours. Lorsque la lune se leva, nous nous trouvions tous dans une vaste clairière. Même ceux qui avaient accompagné le loup gris s’étaient réunis là. Ils reprirent forme humaine et je les imitais, non sans une certaine appréhension. Mon ami s’avança au centre du cercle que nous formions et, me faisant signe d’avancer, il déclara :
_Nous sommes ici réunis pour accueillir un nouveau membre, une jeune louve.
Il se tourna vers moi et dit :
_Tu as survécu à l’hiver parmi nous et tu es désormais prête à oublier ton ancienne vie. Pour cela, tu vas recevoir un nouveau nom.
Il fit signe à une femme, visiblement enceinte d’approcher et je vis qu’elle tenait dans ses mains une coupe remplit d’un liquide argenté. Elle lui tendit une feuille et je le vis sourire.
_Nos frère ont choisis ton nom. Tu t’appelleras désormais Kaïliana. Boit dans la coupe de la Lune et rejoint nous.
Il attendit que j’ai but un peu de l’étrange liquide pour se présenter.
_Je m’appelle Alexander, cette jeune femme est ma sœur, Alextraza et voici son compagnon, Deostrer.
Tous les membres de la meute vinrent se présenter et je crus comprendre que cette cérémonie était un événement assez rare. La joie qu’ils manifestaient tous était surprenante, mais je me laissais entraîner dans une course folle à travers bois. Je sentais l’âme de la forêt vibrait à l’unisson de la mienne. Malgré le froid qui couvrait de givre nos fourrure, malgré les différent qui opposaient les membres de la meute, malgré tous ce que vous pourriez trouver, cette nuit fut merveilleuse et j’eu vraiment l’impression de communier avec l’âme profonde du loup. Alexander m’avoua plus tard que le liquide argenté était en fait une drogue que les loups-garous appréciaient particulièrement. Au matin, la meute était de nouveau séparée mais j’avais désormais l’espoir de nous voir un jour réunis.
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MessageSujet: Re: Vos textes   Dim 09 Oct 2005, 18:10

(suite)

Le printemps arriva et la forêt sembla se réveiller. Nous n’étions plus obligé de chasser ensemble et j’en profitais pour rester un peu seul de temps en temps. J’avais besoin de réfléchir à cette nouvelle vie qui s’offrait à moi et qui m’effrayer. D’autan plus que nous apprîmes que Nelceder, le loup gris avait tué une jeune femme et avait abandonné son corps à moitié dévorer sur la place du marché de mon ancienne ville. J’étais en train d’essayer de comprendre son acte lorsque j’entendis un humain approcher. Je m’éloignais rapidement mais, peu après, je sentis de nouveau sa présence. Je me placer sous le vent et m’approchais de lui aussi discrètement que je le pouvais. Je découvris un homme armé, accroupis devant les traces que j’avais laissé et je compris que j’étais devenue la cible de ce chasseur. Je reculais lentement et me mit en devoir de brouiller ma piste puis je partis. J’entrais dans un ruisseau et le suivi un moment, marchant aux milieux des galets afin de faire disparaître ma trace. Lorsque j’estimais m’être suffisamment éloigné du chasseur, je sortis de l’eau d’un bond et repris la direction du village pour prévenir Alexander de sa présence. Je surveillais la forêt mais, pourtant, lorsqu’il tira et que je reçu la fléchette derrière l’épaule, ce fut pour moi une surprise totale. Je m’empressais de l’arracher avant de partir en courant dans la direction opposée à celle du chasseur. Je l’entendis se lever tentait de me bloquait la route mais je l’esquivais facilement. Peu après, je m’aperçu qu’il me rabattait vers le lac mais je ne pouvais plus changer de direction sans le mener tout droit vers notre village. Je sentais mes muscles s’engourdir sous l’effet du soporifique et craignit de ne pas avoir la force de traverser le lac pour me réfugier dans l’une des grottes. J’aperçu enfin la vaste étendue d’eau et m’y jetais sans hésiter car je préférais me noyer que de perdre ma liberté. Je luttais de toutes mes forces contre le sommeil et je réussi à atteindre l’autre rive. Je voulais rejoindre les vastes grottes qui s’ouvraient à quelque mètre de la mais j’eu à peine la force de me traîner dans un terrier abandonné avant de m’écroulais.
Lorsque je m’éveillais, je sentis une présence et la peur me reprit. Mais, je réussi à reconnaître l’odeur d’Alexander et me calmais. Il me lécha gentiment la tête et attendit patiemment que je retrouve mes forces. Cette fois, je préférais faire le tour du lac et il me suivit. Nous rentrâmes lentement au village, avec une prudence extrême, surveillant chaque buisson, chaque fourré. Avant d’y arriver, il s’arrêta et me dit :
_Il y a eu quelque changement au village. Pourrais tu éviter de parler de ce chasseur aujourd’hui ?
_Si tu me le demandes. Mais pourquoi ?
_Ma sœur a accouché et je ne voudrais pas l’inquiétais maintenant. Mais j’en parlerai demain.
_Ne t’inquiètes pas. Je comprends. Et puis, tu es le chef.
Il me sourit et nous entrâmes ensemble dans le village. Il me conduisit à sa sœur et je pu admirer ses deux enfants. Je fus surprise de constater qu’ils avaient apparence humaine mais n’en montrais rien. Bien qu’épuisée, j’assistais à la fête qui fut organisé en l’honneur des deux nouveaux-nés. Le lendemain, notre rythme de vie changea radicalement. Il fallait être constamment sur nos gardes à cause du chasseur et, en plus, nous devions nous rendre en ville pour voler de quoi subvenir aux besoins des deux enfants. Alexander m’expliqua que les enfants naissaient sous forme humaine qui symbolisait leur fragilité. Et qu’ils obtiendraient le pouvoir de devenir des loups au bout de cinq ans, au cours de la même cérémonie que celle au cours de laquelle j’avais été intégré à la meute.
Nelceder et ceux qui l’avaient suivie tuèrent encore trois humaines avant que n’arrive l’été. Ils les laissèrent toutes dans des lieus publics, après les avoir plus ou moins dévorer. Mais, lorsqu’ils commencèrent à ramener leurs victimes dans la forêt, Alextraza et son compagnon décidèrent que leurs enfants couraient trop de risque au village et ils partirent. Alexander devenait de plus en plus nerveux et irritable et moi je m’isolais plus souvent, sans pourtant quitter l’abri relatif des abords du village et du lac. Je me promenais au milieu des bois desséchés par la canicule en regrettant les grandes chasses hivernales, avant que le clan ne se divise. J’avais besoin de chasser, plus par envie que par nécessité mais, à l’instar des autres membres de la meute, je préférais désormais la solitude. Même si, dans la forêt on n’est jamais seul, au milieu des centaines de créatures qui la peuplent, toutes plus jeunes que les loups-garous mais toutes en paix avec la forêt alors que nous, nous ne sommes habités que de haine et de violence sanguinaire. Nelceder nous en donnait un magnifique exemple et, moi-même, qui souhaitais tellement chasser un cervidé alors que je n’avais pas faim… Je me demandais quelle vie on m’avait donnée et si ce n’aurais pas été mieux de rester humaine.
L’ambiance se modifiait imperceptiblement. Lors de mes incursions en ville, je sentais la nervosité des humains. Ils avaient instaurer un couvre-feu mais cela n’empêcher pas les morts de s’accumuler, toujours plus horriblement mutilés. Maintenant, Nelceder et sa meute ne les dévoraient plus, ils les déchiquetaient et s’amusaient à répandre leurs viscères pour former des symboles cabalistiques sans aucun sens pour les loups-garous mais qui frappaient l’imagination des hommes. Peut-être suis-je aussi indulgente envers eux parce que, en réalité, je brûlais de les rejoindre dans leurs orgies et que seul l’opinion d’Alexander m’en empêchais. Un soir, ils furent particulièrement imprudent et vinrent chercher leur victime chez elle, alors qu’elle n’était pas seul. Peut être ne le savaient ils pas mais l’humain avait des balles en argent et il tira sur tous ceux qui se trouvaient en face de lui. Les loups le déchiquetèrent et accrochèrent ses restes et ceux de sa compagne au toit de la maison. Mais le mal était fait et ceux d’entre nous qui avait été touché par les balles moururent dans d’affreuse souffrance. Nelceder et sa compagne en faisaient parti. Cette nuit fut une grande perte pour nous car nous avions peut de naissance. Mais elle fut encore plus douloureuse pour les humains car, à partir de ce moment, l’ensemble de la meute se réunit pour leur malheur et, à l’unanimité, nous décidâmes de venger nos morts.
Mais les humains sont des créatures pleines de ressources et, ne pouvant pas nous détruire, ils décidèrent de détruire notre refuge. Un jour que je me reposais au village avec Alexander, je vis arriver un vieux membre du clan qui nous annonça, affolé que la forêt brûlait au Sud et que le feu progressé rapidement dans notre direction. Peu après, deux autres loups nous apprirent que les flammes avançaient également sur nos flans Est et Ouest : nous étions encerclé. Notre seul espoir résidait désormais dans le fait que les flammes n’aient pas encore atteint l’autre rive du lac pour que nous puissions nous enfuir. J’entendis Alexander remerciait la Lune que sa sœur ne se trouve plus parmi nous pendant que je vérifiais que nous étions tous réunis, puis la grande course commença. Alexander tenta de devancer le feu et de nous faire rejoindre le lac en ligne droite mais un mur de flammes nous obligea à bifurquer. Nous pouvions longer le mur Est grâce à un vent du Sud mais nous craignions tous de nous retrouver enfermé. La fumée m’empêchait de respirer et je sentais mes muscles se tétaniser sous l’effort, dans la fournaise infernale où nous trouvions. Je crois qu’il n’y a pas de mort plus horrible que de se faire brûler vif. Lorsque nous avons enfin atteint le lac, nous étions tous épuisé et certain d’entre nous manquèrent de se noyer. Pourtant, ce n’était pas encore fini et Alexander nous obligea à nous relever et à continuer notre fuite. J’entendis bientôt le terrible bruit des flammes et comprit qu’elles avaient réussi à contourner le lac. Mais nous étions bientôt sortis d’affaire car la lisière de la forêt était proche. Enfin je le croyais… Brusquement, Alexander nous fit changer de direction et nous rapprocha des flammes. Il nous obligea à attendre dans la chaleur infernale et, lorsque il nous autorisa enfin à sortir des bois, ils faisaient nuit et la pleine lune nous illuminait de ses rayons. Les anciens entamèrent une prière à la Lune que je n’avais encore jamais entendue et j’en profitais pour interroger Alexander :
_Quelle est cette prière ?
_Nous demandons à la Lune son autorisation et sa bénédiction pour cette nuit. Nous allons en avoir besoin.
_En avoir besoin pour quoi ?
_Pour venger nos frères et la forêt. Si elle ne nous l’accorde pas, beaucoup mourront cette nuit. Mais si elle nous donne sa bénédiction, je m’engagerais à nous faire quitter ces terres et à laisser les humains en paix.
_Ton besoin de vengeance m’étonne. Tu nous as toujours demandé d’essayer de pardonner les humains pour leur bêtise et leur ignorance.
_Oui, mais il y a des crime que même moi je ne peux oublier. Bien que je ne l’aimais pas beaucoup, Nelceder était mon père. Et rien ne peut plus éteindre la haine qui m’habite hormis le sang des humains. J’espère que je retrouverais un jour mon innocence. Mais, regarde, la Lune accepte notre action et nous accorde sa bénédiction. Les hommes nous volent tous ce que nous avons mais nous sommes les enfants de la Lune. Elle nous pardonne nos crimes et nous aidera à retrouver l’innocence perdue des premiers jours.
Je vis alors une brume argentée descendre du ciel et, imitant mon compagnon, je me transformais en loup pour accueillir ce don. Lorsque la brume me toucha, je sentis une force étrange déferler en moi et il me sembla que plus rien ne pouvait nous arrêter. Tous mes sens étaient aiguisés et l’envie de hurler avec les autres me saisit mais Alexander nous en empêcha et nous fit signe de la suivre. Peu après, nous étions confortablement installé derrière des buissons, observant le dos des chasseurs qui fixaient toujours la lisière de la forêt. Je vis qu’ils avaient déjà tué de nombreux cervidés dont ils avaient coupés la tête, laissant les corps pourrir sur place. Ce spectacle me révolta et je me tournais vers Alexander pour guetter son signal. Notre chef ne nous fit pas attendre plus longtemps et nous donna l’autorisation d’attaquer. Je m’élançais avec mes frères, les coussinets de mes pattes étouffant tous les bruits. Mais, lorsque mon grand loup noir sauta sur le premier homme et l’égorgea, les humains se retournèrent en hurlant et voulurent s’enfuir. Mais nous étions plus rapide. Je sautais sur le dos d’un fuyard et attendit une seconde avant de planter mes crocs dans sa nuque, savourant mon pouvoir. Un autre homme tenta de m’attaquer au couteau après que je lui ais arraché son fusil mais je lui labourais le ventre de mes griffes, aussi tranchantes que des lames. Bientôt, plus un seul humain ne fut vivant et empruntant leurs haches, Dragoster, l’un des anciens, leur trancha la tête pour la déposer face à celle des cervidés. Alexander eut du mal à convaincre les autres membres de la meute de ne pas aller exterminer tous les humains de la ville mais c’était la volonté de la Lune et tous finir par se soumettre. Il nous emmena loin de cette région, dans les montagnes où les hommes étaient moins présents. Il nous trouva un nouveau territoire très boisé mais, cette fois, nous décidâmes de construire notre village beaucoup plus près des eaux d’un petit lac. Alextraza, Deostrer et leurs deux enfants nous rejoignirent au solstice d’hiver, pour la cérémonie d’adoption. Alexander était de nouveau heureux et je sentais que nous pouvions être enfin libre avec pour tâche de protéger la Nature et d’honorer la Lune.

Je levais le visage vers la lune et contemplais un instant ce disque blafard avant de me retourner pour accueillir Alexander. Il avait déjà opéré sa transformation et je m’empressais de le rejoindre. En admirant sa douce fourrure noire, je remerciais notre mère la Lune pour le don qu’elle m’avait fait. Les autres ne tardèrent pas à nous rejoindre et, tous ensemble, nous nous élançâmes dans la nuit. Nous étions heureux de courir et surtout de former de nouveau une meute unie.
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Ombre de Lune
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MessageSujet: Re: Vos textes   Mar 18 Oct 2005, 22:29

Grognement de vieux bouledogue. Et quelle puanteur. L’engin débouche au bout de la route, cahote sur les pierres et la boue, s’arrête enfin... Quel bonheur pour l’ouïe et l’odorat. Les oiseaux se taisent encore un temps en hommage au silence.
Cinq individus sortent du véhicule. Une famille et une habituée du coin.

« paf »

Concert de grondements.
Intrigantes créatures. Je m’approche sans bruit, suivant leurs pas à travers les feuillages.

~

6h du matin ; neuvième tentative aujourd’hui : *Ca y est, je suis au Canada.*

Rien à faire. Ca ne marche pas. Je n’arrive pas à y croire. C’est bête non ? Au bout d’un mois pourtant, un mois à la sauce québécoise. Ca ne passe pas apparemment. Le choc face à l’accomplissement d’un rêve, la révélation tant attendue n’a pas encore eu lieu.
Quelque chose cloche. Ou bien c’est tellement énorme qu’il y a réaction à retardement...

« paf »

*Aïe. La portière...*

« - On avait dit de pas claquer les portières.
- Ca y est. Ils ont tous fuient c’est sûr. A dix kilomètres à la ronde au moins.»

Passons. La guide s’est heureusement avancée. Avec un peu de chance, elle n’a rien entendu. L’honneur est sauf.

On suit en file, avec chacun une grosse paire de jumelle dans les mains. Un mince sentier nous conduit entre les arbres, jusqu’au lac. La pluie tambourine sur nos anoraks.
Sur un signe de la naturaliste, mes parents s’accroupissent lentement à quelques mètres de l’eau. Je fais de même en retrait, mon frère aussi. J’observe longuement les alentours : pas l’ombre d’un orignal. Rien ne bouge.
Loin d’être déçue, j’apprécie chaque instant. Mon souffle se fait plus lent ; je me détends. Le temps n’a plus d’importance. Mes pensées se taisent peu à peu. Je ne m’étais jamais rendu compte à quel point leur bruit incessant était pénible.

La pluie voile la berge opposée. Mais je sens le contact du plastique sur ma peau, la fraîcheur de l’eau sur mon visage, et des herbes sous ma main ; les effluves de mousses sauvages et le murmure des pins portés par la brise. Le frôlement d’une aile dans les roseaux.

Le pas mesuré d’une patte à quelques mètres, et le souffle tout près.

Je tourne vivement la tête :
rien ; personne.

~

Deuxième excursion, de nuit cette fois, et sur le lac. Objectif : voir un orignal (au moins).
Avec un guide naturaliste et deux autres familles, nous ramons, ensemble. L’entrée dans la rabaska, long canoë amérindien, avait été épique. Que personne ne soit tombé à l’eau aujourd’hui et les fois précédentes reste un mystère tenant du miracle. Nous progressons à présent ensemble, chacun pourtant dérivant dans son propre univers.
Plusieurs étangs ont été traversés. Nous arrivons bientôt à l’endroit où viennent se nourrir les orignaux. Pour une approche plus discrète, seul le guide pagaie. L’ondulation de l’embarcation, le clapotis des eaux nous bercent dans un silence cotonneux. La lune, lointaine, nous laisse à la quiétude de l’obscurité.
Un frisson parcourt soudain la rabaska. Comme dans un rêve, droit devant, derrière la brume... une silhouette imprécise. Puis un mugissement étouffé. Je ferme les yeux pour mieux écouter et sentir. S’impose à moi la vision d’un mufle puissant ; un corps massif, d’immenses ramures forçant une crainte respectueuse. L’orignal ne peut nous voir mais c’est lui qui nous guette.
Nous sommes en territoire étranger. Sur le sien.

Une sensation familière me fait froncer les sourcils. Qu’est-ce ?

J’ouvre les yeux.
Là !
Deux yeux ambrés me frappent au cœur et ne me lâchent plus. Mon pouls s’accélère.
Il se tient, campé sur ses quatre pattes, à la surface de l’eau. Je sais que ce matin déjà il m’avait approché ; il était trop tôt alors.
Sa fourrure apparaît plus sombre encore que la nuit. Il s’avance lentement. L’envoûtement de son regard fait naître un écho en ma chair. Sa truffe couleur d’ébène touche presque mon visage. Tel un être mythique endormi dans les profondeurs des abysses marines, quelque chose en moi s’ éveille. Subjuguée, j’approche ma main pour le toucher. Alors, il bascule soudain son large front et hurle, d’un chant si puissant, que ses flots m’emportent toute entière.

~

Nous nous élançons, nos pattes nous portant au-dessus de l’eau.

Euphorie pure.

Nous volons, libres, flèches grise et noire filant à travers la forêt. Je sens la présence de nos frères et sœurs sur nos flancs.
La chasse est ouverte.

~

Je ne me souviens que vaguement du retour aux voitures. Une fois sur un ponton en bois, il avait fallu rejoindre la terre ferme au moyen de planches sur pilotis, larges d’une quarantaine de centimètres tout au plus. Nous avancions pas à pas, en file, nous tenant par les épaules.
Tout cela dans l’obscurité la plus totale.

La chenille que nous formions est maintenant séparée. Pourtant la métamorphose a eu lieu, des changements chez chacun d’entre nous.
Ils me visitent de temps à autres, une fois la grisaille de la ville emportée par la nuit. Alors je sais qu’il me parle :

« Un jour. Nous serons là. Les forêts sauvages nous attendent. »
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GrisSour
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MessageSujet: Re: Vos textes   Dim 30 Oct 2005, 21:39

Rongé(e) (es) par les vers…

Dans un appartement un peu en désordre, un trentenaire bien en chair, mesurant dans les un mètre quatre-vingt dix s’agite sans réellement faire quelque chose. Le téléphone sonne, il enclenche la fonction main libre.

Elle
Allo

Lui
Allo…

Elle
Lionel ! C’est Anne-So…

Lui
Ah … C’est toi
Justement l’autre jour j’ai repensé à toi,
J’ai maté les photos de l’anniversaire
Que tu avais fait au resto Bélisaire.

Elle
Ah oui… Ca fait un bail c’est vrai…

Lui
Tu étais superbe ce soir là, très sexy.
Les femmes mariées se faisaient trop de soucis,
Tu n’étais pas provocante, enfin pas trop…
Même si ta robe semblait une autre peau.
Je n’ai pas oublié le réveil, tu ressemblais
Tant à une tendre nymphe, que j’en tremblais.
Ta peau était fraîche et douce telle la rosée,
Je la réchauffais en multipliant les baisers.
Ton corps semblait délié de toute contraction
Se soulevant en suivant ta respiration.
Ton souffle qui me chatouillait le visage…
Tes yeux bien que fermés semblaient très volages….

Une sonnerie retentit, il sort brutalement de sa rêverie. Il enclenche à nouveau la fonction « main libre » du téléphone.

Elle
Excuse moi, ça a coupé, que disais tu ?

Lui
Je disais que tu étais sur ton trente et un…

Elle
Tu crois que je vais marcher, j’ai pas tout loupé !
Cette nuit là, je ne l’ai surtout pas zappé.
Je faisais semblant de dormir, tu t’en doutais.
J’ai senti ton genou doucement se caller,
Il était dur et chaud sur mon petit mollet.
Tu as dessiné une ligne indécente
D’une main charmante et caressante.
Logique que je me sois mise sur le dos,
Tu me détendais partout comme un cours d’eau.
C’était presque hors du temps. Tes mains s’attardant
M’offraient un frisson impudique, et ardent…
Tes lèvres me grisaient quand elles s’écrasaient,
Toutes humides sur les miennes embrasées.
Partout tu bien t’es attardé, vraiment partout…

Lui
C’est vrai… Tes cheveux étaient un labyrinthe,
Ma volonté semblait s’y gorger d’helminthes.
De là je me glissais vers ta nuque courbée,
A cet endroit mignon, presque à la dérobé.
Je me posais un moment incalculable
Sur tes belles lèvres si chaudes, si agréables !
Je suivais alors le parfum du bon Plaisir
Vers ta poitrine qui se gonflée de désir,
Où je m’amusais de tes tétons rougissants.
Ils voulaient résister à mes baisers très pressants
Et ne cessaient de se raidir, c’est étrange…
Tu semblais tombé du ciel comme un ange.
Un démon serait plus juste, tu m’obsédais !
Nos corps se répondaient comme des possédés !
J’ai refais à l’infini tes courbes fermes
Inlassablement, sans pouvoir y mettre un terme.
J’essayé de repousser l’instant de déposer
Un pieu baisé où tu t’en souviens, je le sais…

Elle
Oh que oui ! Et ça ne t’a pas empêché de réchauffer
Jusque à mes cuisses par des gestes ma foi… bien faits.
Je sentais tes lèvres remuer lascivement,
Tandis que tes poils me chatouillaient librement.
Et dire que tu as coupé ce bel instant,
Mettant fin à mon réveil le plus entêtant
Pour me réveiller en me chatouillant les pieds.

Lui
Bah, y a pas de vraie faute, tu ne dormais pas.
De toute façon ça fait un bail n’oublies pas.
Et puis, il y a entre nous deux… Disons, d’ici…
La distance entre Lille et l’Amérique,
Et accessoirement, il y a ton mari Jean !

Elle
Et bien, en fait, nous ne sommes plus ensemble,
La distance ce n’est rien à ce qu’il semble.
Je suis derrière ta porte, tu viens m’ouvrir ?

Lui
Hein ?

On sonne à la porte

Elle
Tu as entendu la sonnerie ? Viens m’ouvrir…

Il va ouvrir la porte. Ils se figent un instant et se jettent dans les bras l’un de l’autre. Elle a une démarche « fragile » comme une personne âgée d’une vieillesse sans âge. Elle est emmitouflée sous une épaisse mante et a une écharpe autour du cou. Elle est très mince de visage et a les cheveux d’une teinte étrange faite de mèches rousses, châtains et blondes cendrées.

Elle
C’est vraiment bon de te voir, tu n’as pas changé,
Toujours musclé et élégant, bien habillé.

Lui
Tu plaisantes, je suis mal rasé, je blanchi,
J’ai pris du poids, les cent dix kilos sont franchis.
Entre, ne restons pas devant cette porte.

Ils se dirigent vers le canapé. Ils s’assoyent, et elle pose son manteau sur un fauteuil à côté.

Lui
Tu veux boire ou manger un petit gâteau.
Deux secondes, je rapporte un bon plateau.

Elle
Non, non ça va.

Lui
Tu dois être fatigué par tout ce trajet.
Depuis quand es tu revenu à Bourgenet ?
Tu as les traits tirés, ça va, tu en es sur ?

Elle
Oui ça va, je suis rentrée cette semaine,
Ça doit être à cause… par rapport au Maine.
Je vais bien je t’assure, c’est la fatigue.

Lui
Si tu le dis, il n’empêche, tu as fondu.
Normal c’est infâme, chez ces ricains tordus.

Elle
Non, j’ai attrapé une saleté là-bas,
J’ai été malade et j’ai perdu du poids.

Lui
Tu es sur que tu ne veux pas un bon café,
Ca réchaufferait le corps, ce serait parfait.
Tu trembles, on voit les frissons te parcourir.
Ils gênent même tes agréables sourires.

Elle
J’ai du mal à me réadapter à ce climat
Surtout à l’automne d’Europe et aux frimas.

Il lui prend les mains et les masses

Lui
Tes mains sont toujours aussi fraîches, un peu plus
Peut être, et toujours belle et fine, voir plus.
Tiens, tu ne mets presque plus de maquillage,
Ni de crème, tu as des mains d’un autre âge.

Elle
Si je me maquille, mais je fais ça discret,
Je veux que cela reste plutôt un secret
Dis moi, on dirais que tu faits tout pour dire
Que je ne cesse à chaque jour de vieillir…

Lui
Excuse, tu sais que j’ai toujours était lourd.
Je suis toujours un Pierre Richard bien balourd
Toujours champion pour mettre les pieds dans le plat.

Elle
Tu fais le beau mais le temps ne t’a pas épargné
Tes cheveux vont blanchissants, le temps a gagné.
Mais ça te va très très bien mon beau gendarme.
Tes cheveux grisonnants te donnent du charme.
En plus, ils sont en bonne forme et naturels,
Pas comme les miens, tu ne trouves pas Lionel ?

Lui
Tu es plutôt dure avec ta coiffure,
Pour l’automne elle est cool, sur mesure.
Par contre ça a tout l’air de les abîmer,
Ils sont sec comme au sortir d’un lieu enfumé.
On a changé et différemment de nos voeux,
Avant tu n’aurais pas touché à tes cheveux.
Et puis, tu ne me dit pas tout je le ressens…

Elle
Mais non, qu’est ce que tu vas encore chercher…

Lui
Dis moi ce qu’il y a. On s’est quitté depuis quoi…
Une dizaine d’années sans savoir pourquoi
On ne discute que de nos corps seulement,
Et pas de ça (il pointe une tache qui dépasse de l’écharpe) que tu caches négligemment !
D’ailleurs c’est quoi cette tâche marron noire ?

Elle retire ses mains brusquement.

Elle
Et puis merde, je vais te dire ce que c’est !
C’est un stade terminal déjà avancé !
Je suis comme ça car j’ai le SIDA, c’est ça !
Mais pas une souche classique, non, pas ça,
Il ne m’aurait pas refilé un truc banal !
Il lui fallait quelque chose de plus fatal
De particulier, de nouveau, de destructeur…

Elle se met à pleurer. Il la serre contre lui. Un moment s’écoule

Elle
Désolée pour les larmes mais c’était trop
Je n’en pouvais plus, fallait vider ce truc trop….
Trop lourd, trop long, trop dur, avant c’était bien
T’entendre dire mon corps d’avant m’a fait du bien.
Mais regarde le. Il pu la mort ! C’est du vent…
Regarde le et décrit le moi comme avant…

Lui


Elle enlève son écharpe et commence à déboutonner son chemisier.

Elle
Allez vas y, j’ai besoin de l’entendre, de …
Voir que je suis pas seule à voir cette merde,
A me voir mourir… Allez, dis mon putain corps !...

Elle continue à déboutonner son chemisier, il l’arrête d’une main ferme.

Lui
D’accord, d’accord je vais le faire si c’est ça…
Mais pourquoi moi, pourquoi veux tu entendre ça ?

Elle
Parce que je veux quelqu’un qui soit avec moi,
Sans mensonge, sans un espoir pour moi,
Sans le mot futur traînant dans sa bouche.
Les docteurs ne connaissent pas cette souche.
Elle me bouffe, rien ne marche, c’est la fin
Ils me donnent encore six mois ou juste un !
Je sais c’est égoïste de t’infliger ça mais…
Je tiens plus, j’ai besoin de toi plus que jamais.
Il n’y a que toi qui puisses bien me soutenir…
S’il te plaît…

Ils se fixent un long moment sans parler.

Lui
Je vais le faire, comme tu le souhaites…
Puis nous en profiterons pour faire la fête…
Tes cheveux ternes et colorés continuent
De cascader, légers sur ton visage nu.
Ils se rejoignent ensemble, amants hardis,
Le long de tes joues creusées par la maladie.
Elles ont un teint cendreux qui donne à tes yeux
La profondeur d’un futile espoir merveilleux.
Ta bouche sèche et craquelée m’invite
Instamment à venir l’hydrater bien vite.
Tes larmes coulent le long de ton cou veiné,
S’ajoutent à l’horreur d’une peau tâchée, fanée,
Se mêlent à un vieux fond de teint cynique,
Te transformant en un beau marbre antique.
J’arrête leurs courses sous ta gorge ferme
Faisant frissonner tout ton frais épiderme.
Ton corps m’a toujours semblait en porcelaine,
Désormais c’est un cristal rose que j’aime.
Même si tes muscles commencent à ramollir,
Ils continus de te porter sans trop faillir,
Et tant qu’ils le feront nous irons ensemble.

Elle
Tu as était trop doux, mais déjà sincère…
Je t’aime… Tu chasses ma lourde misère…
Laissons les non-dits pour aller à Glasamor.
Je veux revoir le parc avant que tout soit mort.

Ils sortent. Au moment où Lui claque la porte un cadre avec des photos se décroche et se brise sur le sol.
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GrisSour
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MessageSujet: Re: Vos textes   Dim 30 Oct 2005, 21:40

Halloween, quand les morts vous invitent


Imaginez une taverne crasseuse, sur les bords de la Tamise, il y a quelques siècles. La salle enfumée raisonne des chants des matelots avinés et des plaintes des serveuses vérolées. A une table deux hommes bien vêtu trancheraient avec ce décor, mais bizarrement personne ne les ennuis, il semble qu’on veuille les oublier. Si vous écoutiez, voilà ce que vous pourriez entendre…


Bonsoir ami Williams cela faisait longtemps,

Depuis la dernière fois, tu as pris du bon temps.

Mon histoire semble t’avoir soufflé un succès.

Tu as trouvé une fin offrant mon décès.

Tu as coupé ce qui te semblait saugrenu.

Et tu as taillé une histoire sur mesure,

Faisant de ma vie une mésaventure,

Pour des petits nobliaux en manque de rêve,

Des valets coupant leur labeur d’une trêve.

C’est tout un peuple qui ignore ma réalité,

Car tu leur mens, mais c’est dans ta mortalité…

Tes soupçons après mon baiser te reviennent…

Mes canines traçant sur ton cou un diadème.

Bien, je sais à présent que j’ai ton attention.

Reprenons là où tu as tronqué ma confession.

J’étais bien épris de ma douce Juliette,

Et je fus accablé par sa mort pas nette.

Je suis allé mourir sur son corps gisant las !

Mais pas de ma mains, pas de cette façon là !

Tu as oublié ma rencontre avec Auguste,

Ce funeste saint aux vêtements vétustes.

Il fut irréellement vomit d’une alcôve.

La démarche langoureuse d’un beau fauve.

Un démon au sourire plein de promesse,

M’offrant une solution à ma détresse.

Il se présentait comme un ange déchu,

Contrefaisant un bon dieu aux serres crochues,

Qui emprisonne les amantes dans la mort.

Il me proposa d’être un seigneur de mort,

Si puissant qu’il en ramènerait sa dame.

J’acceptais inconsciemment d‘écrire un drame.

Il aspira mon âme dans un long baiser.

Les yeux de Juliette s’ouvrir pour m’accuser,

Tandis que son vieux sang me changeait à jamais.

Ma belle me semblait le plus gourmand des mets.

N’y tenant plus, je me jetais sur son cou blanc,

Et sans contrôle je la vidais de son sang.

Je senti les souvenirs de notre bonheur,

Se distiller dans tout mon être de malheur.

La douceur de nos serments dits sous la lune,

Polluée par l’horreur de cette infortune.

Elle s’est éteinte dans un gémissement.

Mon créateur est parti dans un ricanement.

Tu as tout déformé, il n’y a pas de doute,

Donc je te bois jusqu’à la dernière goutte…
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MessageSujet: Re: Vos textes   Lun 31 Oct 2005, 18:36

Complainte nocturne

La neige couvrant de blanc les vertes forêts,
Le soleil brûlant l'herbe des plaines,
Le crépuscule tombant sur la roseraie de ma demeure...
Il fut un temps où je pouvais les contempler.
J'étais un homme.
Un homme comme tant d'autres en ce monde,
Qui observent le jour s'éveiller, puis disparaître.
Ce temps aujourd'hui est révolu.
Le défilé des heures et des saisons,
Est devenu un honneur que je ne peux me permettre.
Peut-être que le temps n'a plus d'effet sur moi,
Mais la nuit sera désormais ma seule compagne.
Je m'adresse à vous qui vivez dans la lumière.
Tant que l'astre du jour éclaire vos visage
Et réchauffe votre cœur,
Aimez la vie, celle qui vous à engendrés.
Moi, je ne désire plus que la mort.
Non pas celle qui me donna naissance,
Mais ce doux sommeil qui sauvera mon âme.

Complainte nocturne, Mémoires d'un Vampire.
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MessageSujet: Re: Vos textes   Lun 31 Oct 2005, 19:04

L’Automne

Quand les feuilles des arbres se parent de couleurs rougeoyantes , elles donnent à la forêt une jeunesse nouvelle et une beauté unique. Comme une demoiselle vêtue d’une robe pourpre et or danserait sur les carreaux marbrés d’une salle de bal, les branches ornées de leurs plus beaux atours, se penchent et se redresse au gré des premiers vents frais, dans une danse éloquente et mystérieuse. Mais à l’approche de l’hiver, quand le vent devenu glacé, balaye les contrées, charriant de sombres et épais nuages, les branches perdent leur teintes vivent et se dessèchent. Comme cette gracieuse jeune femme au joues rosées vivra ses belles années avant de vieillir et de tomber en poussière, les feuilles mortes quitterons leur essaim de bois pour rejoindre le sol et recommencer le cycle de la terre.
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Craoud
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MessageSujet: Qui était il... et moi qui suis-je?   Ven 04 Nov 2005, 10:25

Torturé par tant de tourmants
Mon esprit combattant
Chassant ces pensées malsaines
Je le vois se faiblir
Au fils du temp se décrochera un jour
Le reste de raisons qu'il m'est.


Tant de sangs gorgés
Directement égorger
Du plus répuniant palpitant
Au bu dans le plus précieux calice des temps
Le porteur de ce dernier, à sa bouche
restant bétail d'antan.
Serait-il devenue l'un des notre
Une fois trépassant?
Se serait-il relevé, blaisé mortelement
Par le pic d'un malin mécréant?
Dans son linceul serait il toujours présent?
Quelques part, comme son heure attendant...


La faim me tenaille, il serait tant
De revenir dans l'atroce réel du présent.
Mes visions séceront, à quand?



[/center] :pape: Buvez, ceci est mon sang :cra:
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MessageSujet: Re: Vos textes   Ven 11 Nov 2005, 11:18

Dans la nuit...


Lune tournoie sur ses gonds
Miroir ouvert sur l'infini de nos silences
Dé-poussière des toiles
Car l'oeil virevolte scotché

Inspire !!

Blanchis sous son regard véritable
Car seul un duvet peut absorber le Vert
Enfoui dans le pli des rides et des restes de houille

Miroir ouvert sur l'infini de nos silences
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Sienne
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MessageSujet: Poême   Jeu 01 Déc 2005, 22:14

Je sais qu'il y a en moi
Quelque chose d'anormal,
Un certain désir sale
Qui écorche ce corps que tu vois

Une soif sadique de sensation surnaturelles
Qui déchire mon ame comme un vampire exposé au soleil ( ^^ )
Ma nature n'est pas commune
Car mon corps ne se réveille qu'au levé de la lune

Lorsque mes levres s'ouvrent sans meme pousser de sons,
Que mes cicatrices s'agrandissent aussi et me donnent du plaisir à leur façon,
Alors je ne reconnais plus la douleur,
Elle se change en plaisir même si j'en pleure

Et si je sens mon coeur se serrer
Comme quand je sais que je ne suis pas celle
Comme quand tu me dis que tu m'aimes et que je suis exceptionelle
Quand je sais que tu ne me dit pas la vérité,

C'est que j'ai atteinds le terrible but fixé,
Souffrir a en faire du bien, me violenter
Je ressent ce plaisir comme sensuel de sentir mon corps se déchirer
Tout comme mon ame, qui l'est depuis une éternité

Et si mes levres ont touchées aux portes de la mort, sans y tomber,
Pas assez pour sombrer, seulement pour le plaisir et le mal d'y gouter
C'est parce que mon ame, froide et détruite par le temps
Qui aire toujours dans le monde des morts pourtant vivants

Mais n'essayez pas de me comprendre,
De vouloir savoir, a vous en casser le crane
Car vous perdez votre temps a me parler,
Vous ne savez meme pas quand je vais tomber

Je suis instable, je peux partir au moindre moment
Alors ne vous attachez pas a moi,
Vous m'oublirez avec le temps...


( Écrit par Moa.. ^^ ) Dites moi ce que vous en pensez? ..
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Nhostyle
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MessageSujet: Re: Vos textes   Ven 30 Déc 2005, 09:50

Aahhh, mais je vous ai dit que j'aimais la littérature... Ca inclue l'écriture de plusieurs sortes de textes. Donc, medames et messieurs, sous vos yeux éblouis et devant vos bouches ébahies, je vais écrire un texte vampirique en partant de peu de choses...
Total impro, go !

*********

Il fait nuit, et le vent souffle, charriant dans son sillage des feuilles brunies et desséchées, ainsi que des relents cuivrés de sang. Dans un ciel dégagé, la lune est haute, pâle et glaciale, comme le visage d'une bien-aimée torturée à mort, et au milieu des ruines d'une cathédrale devenue royaume de la nature, les arbres squelletiques et dénudés agitent leurs branches comme autant de mains suppliantes de sorcières condamnées.
C'est dans ce décor sinistre que je m'avance. Pas de bruit, juste le chant des loups au loin. Pas de peur, juste la sérénité et le plaisir anticipé de pouvoir me nourrir, enfin.
D'un bond ample et puissant digne d'un chat, je saute un pan de mur rongé de racines et retombe en déclenchant un faible écho lorsque mes pieds retombent sur un autel de marbre brut.
D'un regard tranquille et panoramique, j'analyse l'environnement immédiat, à la recherche de la source de cette délicieuse odeur. Mes yeux s'arrêtent un court instant sur l'effigie en bronze du Christ martyrisé, en équilibre précaire contre un bloc de pierre. Ses reflets verts métalliques lui donnent un semblant de réalisme cadavérique. Une belle relique de l'ancien temps, sauf qu'un petit malin a jugé bon de graver sur la poitrine nue du fils divin un pentacle, et la figure grimaçante de la Bête au centre de ce même pentacle. Allez savoir comment ce drôle s'y est pris.
Aucune importance. L'érosion du temps n'a pas épargné le visage de la sainte figure, qui est tout lisse, il n'épargnera donc pas cette oeuvre éphémère et sacrilège. Et puis, plus personne n'a le temps de le vénérer, tout le monde, je veux dire, tous ceux qui restent, sont bien trop occupés à assurer leur survie. Dire qu'autrefois tant de gens confiaient leurs espoirs à ce morceau de métal. Futilité. L'apocalypse n'était pas la fin du monde, ni la fin de l'humanité. C'est le décès des religions et de toute forme de spiritualité, le retour à l'état primitif.
Le temps d'un soupir, et je chasse tout ceci de ma mémoire. Maintenant, de nouveau, le monde appartient aux bêtes sauvages. La grande roue tourne. Le serpent se mord la queue dans une ronde sans fin.
Mon regard se pose cette fois sur le sol, et mes yeux se plissent. Des débris de vitraux en arêtes tranchantes luisent doucement en jaillissant au milieu du fouillis végétal.
Prudemment, je descend de mon promontoire et m'approche, intrigué et intéressé.
Apparemment, quelqu'un est passé récemment par là. Une arête jaune d'or est enduite de sang coagulé. Délicatement, du bout des doigts, je fais jouer le fragment de verre et l'arrache avec un léger craquement à la boue riche et aux mauvaises herbes. Nourriture sacrée. Je le lèche lentement, en extase, les yeux clos.
Quatre nuits sans rencontrer âme qui vive, et la moindre goutte de sang devient un plaisir gustatif raffiné. C'est l'image d'un homme perdu dans le désert, mourant de soif, qui soudain tombe sur une flaque miraculeuse au creux d'un rocher.
L'arête de verre m'écorche la langue, et je m'étonne de goûter mon propre fluide vital. La saveur m'en paraît terne en comparaison. Preuve que j'ai réellement besoin de me nourrir.
Je jette l'éclat de verre et me penche, commençant à suivre la piste olfactive de sang bu par la terre et les plantes, qui me mènera à coup sûr jusqu'à ma proie.
Mes pas ont tôt fait de me conduire jusque devant une alcove dissimulée par un rideau de lierre, d'où s'échappe une odeur de poussière, mais aussi la chaleur et l'humidité d'un être vivant.
Je prend grand soin de ne pas abîmer cette porte naturelle en y passant, car cela pourra toujours servir à d'autres plus tard, à moi quand le jour se lèvera, avant que la nuit ne me permette de reprendre la route.
Je suis obligé de me plier en deux pour y marcher, et je suis surpris de la profondeur de cette niche, autrefois réservée pour l'emplacement de statuettes. On croirait une petite grotte.
Au fur et à mesure que j'avance, j'entend de plus en plus distinctement le souffle régulier d'un dormeur. Mes pas deviennent félin, pur silence. Enfin, je m'arrête. Je le distingue, de mes yeux, cette fois.
Un jeune homme barbu est roulé en boule sous plusieurs épaisseurs de peaux de chien, au fond de ce cul-de-sac à l'abri du froid extérieur. Pauvre hère.
Je l'aurai bien laissé en vie, ce misérable, fragile et pauvre humain, lui qui a du lutter contre la nature hostile pour trouver cette cachette. Je l'aurai bien laissé en vie... mais la faim m'ôte toute pitié. Allons, c'est donnant-donnant. Lui me nourrit. Je le libère de sa pitoyable condition et l'arrache à la solitude. Parfois, je me dis que les hommes sont mortels car sinon leurs corps pathétiques deviendraient vite des fardeaux. La mort est leur délivrance.
Vif comme l'éclair, je franchis les derniers mètres qui me séparent de lui, et il ouvre des yeux hagards quand ma main glacée lui saisit le cou. Je sais bien qu'il fait trop noir pour que lui sache exactement ce qui se passe.
Son hébétitude fait place à de la terreur quand mon pouce lui écrase la trachée, et que je le soulève à moitié du sol, sans le moindre effort. Il se débat violemment, poussant de petits gémissements qui pourraient être des hurlements si je ne serrais pas si fort sa gorge. Son bras osseux me frappe le front, mais il aurait aussi bien pu taper un chêne, car cela ne m'ébranle pas.
En revanche, cela m'énerve. Je suis affamé, excité, et maintenant franchement énervé de son manque de coopération. Sans douceur, je le plaque contre moi, et mes crocs transpercent la fragile enveloppe de sa gorge. La saveur du sang qui jaillit à grands flots sous les battements affolés de son coeur me rend fou, et cette délicieuse fontaine me réchauffe, tandis que le corps entre mes bras s'agite de façon de plus en plus ténue. Je bois, j'aspire ce sang chaud et épais, dans les transes de l'extase.
Il faudra une longue minute avant que le corps ne devienne totalement inerte...
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Guilty boy
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MessageSujet: Re: Vos textes   Ven 30 Déc 2005, 09:55

Pas mal du tout à mon avis. Quelques maladresses dues au fait que ça ait été écrit en un coup mais ce n'est pas réelement flagrant. Pas mal du tout.

_________________
Gib mir deine Hand, deine weisse Hand,
leb wohl, mein Schatz, lebe wohl, mein Schatz, leb wohl.
Lebe wohl, denn wir fahren, denn wir fahren,
denn wir fahren gegen Engeland, Engeland!
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Vellana
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MessageSujet: Re: Vos textes   Ven 13 Jan 2006, 16:01

La Torture de l'âme

Un sentiment si douleureux
On pense être assez fort pour le combattre
Mais rien y fait, on craque.
Une pluie de douleur, de souvenirs apparait
Les images d'un film ne cessent de repasser
Nous rappelant alors, nos sentiments, nos remords.
La honte de l'innocence
La culpabilité de la jeunesse
La souffrance de l'enfance
Alors on se libére
Serrant la main maternel
Cherchant du regard, un support, un appui pour tenir...
Mais comment faire quand le diable est près de vous,
Comment penser ses blessures

Quand le film s'arrête enfin
Le diable punit pour ces crimes
Repart en enfer à tout jamais...
Mais reste alors les cicratrises,
Ces traces gravées à jamais dans l'esprit.
On se souviendra toujours du diable et de ses crimes
Mais la victime on l'oubliera
La blessure dans l'âme, elle reprendra le cours de sa vie
En se persuadant que tout cela n'était qu'un film,
Un film d'horreur.
Que le diable n'était qu'une illusion...
Mais l'esprit est là pour faire remonter les souvenirs à la surface
Pour vous rappeller vos erreurs
eEt puis tout doucement, la victime disparait
Tout le monde croit que le diable est neutralisé
Mais ils oublient tous que dans l'esprit, il peut se refugier,
Et continuer à vous torturer...
Là où l'enfer a toujours existé.

Vellana


Dernière édition par le Sam 14 Jan 2006, 09:15, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Vos textes   Ven 13 Jan 2006, 16:15

Vraiment, superbe. Vellana. 10

Voilà, ma modeste contribution. Embarassed

Lilith

Bâtir ou détruire
Créé ou anéantir
Vivre ou mourir
Régner ou servir

Paradis ou enfer
Ciel ou terre
Démon ou ange
Or ou fange

Dans mes veines coulait son venin
Elle s’enroulait autour de mes reins
De réponse elle n’avait
Moi seul je savais

Son poison ne peut me tuer
Même si elle en est en persuader
Que ce serpent se pâme
Mais il n’est que mon âme

Mais le reste est interdit
Ce soir elle est dans mon lit
Je sais que ma pensée est petite
Mais je cherche ma Lilith

_________________
Sometimes Majority only means all the fools are on the same side.

Gentil modérateur de l'accueil et de la couronne d'or.

Règlement
Aide pour les p'tits nouveaux
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MessageSujet: Re: Vos textes   Ven 13 Jan 2006, 17:27

Voici un petit poème que j'ai écrit pour une copine. Je me suis bien amusé à le faire Very Happy



L'ange et le Démon

Un Ange et un Démon,
L'un vivait tout en Haut
Et l'autre tout en Bas
Dans la même maison,
L'un aimait vivre au Chaud,
L'autre préférait le Froid

L'Ange aimait le Démon,
Tellement qu'il décida
A son frère déchu
D'accorder son Pardon.
Celui-ci refusa,
Celui-là fut déçu.

Quand Papa apprit ça
Il punit son enfant.
"Tu ne mérites plus
D'etre en Haut avec moi
Et gouverner les gens"
Dégoûté, l'Ange s'en fut.

Il rejoignit son frère.
Comme son meilleur ami
Celui-ci l'accueillit
A ailes et bras ouverts.
Le Démon lui sourit
Et tout fier il lui dit :

"Plutot que de monter
Et me faire mépriser
J'ai préféré attendre
Car toi tu peux descendre."

C'est d'en Haut qu'on domine
Et en Bas qu'on termine.
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