L’histoire : Contrairement à ses semblables, Mick St. John use de son statut de
vampire pour venir en aide aux humains et non pour s’en nourrir. Son travail de
détective privé l’amène à faire la connaissance de Beth, une mortelle qui ne le laisse pas
indifférent. Mais Mick est-il prêt à lui révéler son terrible secret…
Preview : Le principe de départ de Moonlight est simple : un cop show basé sur un
duo d’enquêteurs (un privée, une journaliste) antinomiques (un vampire, une mortelle)
mais néanmoins complémentaires et très vite attirés l’un par l’autre. À ce postulat sans
grande originalité s’ajoute malgré tout des intentions premières fort louables.
Critique :D’une part, la série prend à contre-pied la quasi-totalité des légendes
urbaines sur les vampires (soleil, ail, pieu…). Ensuite, la relation qui se noue peu à peu
entre les deux personnages puise tout à la fois ses racines dans le mythe du
protecteur / petite fille en détresse comme dans celui de la Belle et la Bête (Ron Koslow
avait d’ailleurs œuvré sur la série éponyme avec Linda – Sarah Connor – Hamilton à la fin
des années 1980). Enfin, sans doute conscient que le créneau du scientifico-médico-
légal est déjà bien chargé (CSI, Bones, NCIS, Numb3rs…), les créateurs ont opté pour la
bonne vieille méthode à nouveau en vogue (The Closer) du « petit poucet d’indices », le
tout à la sauce « polar noir des années 1930/1940 ». Tous les standards du genre sont
donc présents : le détective mélancolique et désabusé s’exprimant en voix-off, le
cabriolet « roulant » en studio (rear-projection volontairement visible), le bureau du
privé à l’ancienne (lettrage sur la porte vitrée)… Ce n’est pas un hasard non plus si, à la
production de Moonlight, se trouve un homme déjà à ce poste sur une autre série,
Veronica Mars, tout aussi influencée par ce genre cinématographique : Joel Silver.
Mais bien vite, les trois lettres « CBS », network spécialisé es procédural, reprennent
leurs droits. Dans une succession (in)utile de plans accélérés/ralentis (sans doute en vue
de souligner l’univers vampirique de la série) et de montage clipesque, le pilot n’a de
cesse d’aller et venir aux quatre coins de la ville, au fil de la progression de l’enquête,
avant de se refermer sur le quota d’effets spéciaux indispensables pour un tel sujet. Au
milieu d’un tel déballage un peu foutraque, toutes les belles intentions de départ se
retrouvent dès lors en partie annihilées, rabaissant de facto Moonlight au niveau d’un
ersatz d’Angel à la sauce procédural.
Les chiffres : La baisse était également à l’ordre du jour du côté de l’audimat
puisque le season premiere de Moonlight diffusé vendredi 28 septembre 2007 a
rassemblé 8,6 millions de téléspectateurs, soit un peu moins que son lead in et son lead
out de la soirée : le premier épisode de la saison 3 de Ghost whisperer, et celui de la
saison 4 de Numb3rs (respectivement 8,7 et 9,2 millions). Mais surtout, Moonlight
s’incline face à Las Vegas, de retour sur NBC pour sa cinquième saison, suivi par 9,3
millions de téléspectateurs.
Source:
http://www.ecranlarge.com/article-details-7052.php
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"Roses are planted where thorns grow"
William Blake