Saint Hervé est un personnage Breton, un saint du Léon, fils de Hoarvian et de Rivannon, il naquit à l'aube du 6e siècle à Lanrioul en Plouzévédé. Né aveugle, il apprit sur les genoux de sa mère le chant des psaumes et des hymnes, puis s'en fut à l'école de l'ermite Arzian. Jeune homme, il se consacra à Dieu et on dit qu’il erra avec pour guide son loup apprivoisé et son disciple Guiharan (ou Guic'haran), avant de s’installer à Plouider qui deviendra Lanhouarneau (l’ermitage d’Hervé).
La légende rapporte que ce loup affamé aurait dévoré l’âne avec lequel Hervé labourait ses champs – d’autres version disent que c’est Guiharan qui faisait cette tâche. Sur l’injonction du saint, le loup vint prendre la place de l’âne attelé à l’arraire et il acheva le travail, à la grande surprise du fidèle Guiharan. D'autres récits attellent le loup à une charrette. Dans l'iconographie bretonne, Guiharan et le loup accompagnent souvent le Saint.
Saint Thégonnec attela lui aussi un loup à sa charrette, après que son cheval eut été dévoré par les loups.
Saint Malo condamna lui aussi le loup qui avait dévoré l'âne d'un pauvre hère à reprendre sa tâche et dormir à la bergerie. Sans risque pour les brebis. Il était devenu herbivore.
Au Mont Saint-Michel, les moines voyaient venir chaque jour un âne chargé de vivres et adressé par un ecclésiastique. Un jour, ce fut un loup, puni d'avoir dévoré le livreur habituel.
On connaît aussi le loup de Gubbio converti par
saint François d'Assise (voir le topic à ce sujet)
Une autre légende de saint et de loup est celle du
loup de Jumièges :
Le linge de l'abbaye de Jumièges était lavé par les nones de sainte Austreberthe, à Pavilly. Un âne avait été dressé par Sainte Austreberte, pour effectuer la navette entre les deux monastères. Un jour, dans la forêt, au niveau de Yainville, un loup se jeta sur l'animal pour le dévorer. Austreberte, inquiétée par le retard de la bête, partit dans la forêt à sa recherche. Elle découvrit les restes de son fidèle aliboron, le linge tâché de sang. Elle comprit. Appelant le prédateur qui accourût, envoûté, domestiqué, elle l'obligea à remplacer le pauvre grison.
D’autre prétendent que c’est saint Philibert qui dompta lui-même le prédateur et le condamna à effectuer la tâche à son tour. Ce dont il s'acquitta docilement jusqu'à la fin de ses jours...Il le condamna de surcroît à ne plus se nourrir que de végétaux.
Dans cette seconde version, l'âne est l'auxiliaire d'une blanchisseuse, nommée Gertrude, qui mourut âgée à l'abbaye en odeur de sainteté.
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Prend le loup pour frère car il connait l'ordre des forêts

L'esprit suit-il une trajectoire chaotique déterministe ?