Petite compil de ce que pensent les diférentes tribus amériendiennes du loup:
"Les chasseurs amérindiens ont prêté au loup plusieurs qualités positives tels
l’intelligence, le courage et l’habilité. Même si ces sociétés étaient dépendantes de la présence de gibier et étaient ainsi en compétition avec le loup, elles ne montraient aucune animosité envers cette espèce. Le loup n’était ni « mauvais » ni « bon »; il « était » simplement, avec toutes ses qualités.
Le loup joue donc un rôle important dans la vie tribale, cérémonielle et individuelle, en étant un emblème de clan pour au moins trente nations dont les Hurons et les Indiens de la côte ouest du Pacifique.
Dans plusieurs cas, le loup devenait un auxiliaire du Dieu créateur. Pour les Algonquins, le dieu « Michaboo » employa des loups en guise de chiens pour remettre l’ordre sur Terre après que le déluge eut
submergé le monde.
Les Inuit honoraient le loup plus que tout autre animal.
Chez les Montagnais du Québec, on le nommait maikan. Selon des études
étymologiques, ce terme peut vouloir dire « celui qui déchiquette », ou encore « l’excrément osseux », en référence aux fumées de l’animal où les poils entourent les éléments durs ou osseux. Les Montagnais reconnaissaient déjà, bien avant les scientifiques, l’organisation sociale de la bande : elle était composée d’un chef, d’un éclaireur, de chasseurs et de loups plus âgés.
Dans la mythologie des Ojibwas, ce sont les loups qui ont appris à chasser à Nanabush, fils du Vent d'ouest et d'une mortelle. Il apprit leurs méthodes, mais aussi le tabou interdisant de tuer inutilement le gibier. Comme Nanabush était incapable de suivre la meute qui poursuivait un caribou, il fut laissé avec Tooth, le petit-fils de la louve qui menait la meute. Elle leur dit d'aller chasser l'élan dans la vallée mais de ne prendre que la viande qu'ils pourraient manger. Grisés par la chasse, ils oublièrent la mise en garde de la louve. Pour les punir, Manitou, le Grand Esprit, se lança à leur poursuite. Tooth, le jeune loup impétueux, fut pris et tué, mais Nanabush vola la peau de Tooth aux esprits. Comme il était lui-même un demi-dieu, il ramena le loup à la vie. Tooth avait parcouru les chemins de la mort et il en instruisit Nanabush afin qu'il transmette ce savoir à son peuple. Lorsque Tooth lui eut décrit les traîtres chemins du paradis, Nanabush le renvoya au pays des morts où, depuis, il guide les âmes qui entreprennent le voyage vers un monde meilleur. La légende enseigne donc que le loup est notre frère, notre maître en chasse, notre complice dans le crime et notre guide vers le paradis. Cette légende confirme bien que l'homme a peut-être beaucoup appris du loup.
Les Haida comptent aussi parmi les premières nations du Canada. Leur territoire ancestral — les îles de la Reine-Charlotte sur les cartes modernes, au large des côtes de la Colombie-Britannique — est aujourd'hui appelé les Iles du Peuple, Haida Gwaii, par la plupart de ses habitants.
En plus de leur importance dans la mythologie haida, beaucoup de ces personnages jouent un rôle capital dans le corpus héraldique haida. Le Loup est l'emblème de la famille ou du clan de Reid lui-même, le Qqaadasghu Qiighawaai, qui se rattache à la moitié du Corbeau.
Dans la mythologie des Indiens Anasazi, le loup blanc représentait l'intelligence.
Ils se nomment Nitsitapii mais nous les appellons les Pieds-Noirs. Selon ce peuple, les loups (Makoiyi) ont été les premiers êtres terrestres à avoir pitié d’eux. Ils leur donnèrent de la nourriture, leur apprirent à faire du feu et à chasser, ainsi que les espèces tabou qu’ils ne peuvent pas tuer. La Voie Lactée porte le nom de Sentier des loups (Makoi-Yohsokoyi).
Chez les Indiens des Pueblos du Nouveau-Mexique il est une divinité alliée : c’est Iunawiko le loup de l'Est, l'un des six dieux de la chasse – dont on se conciliait les faveurs.
Pour les Abenakis du Canada, il était Malssum (animal considéré comme l'ancêtre du clan et son emblème), un animal totem traditionnel qui s'est d'ailleurs retrouvé dans les coutumes de beaucoup d'autres nations indiennes.
Chez les Iroquois de la région des grands lacs, existaient des «tribus de loups». Ces populations vivant de la chasse et de la cueillette considéraient que le loup était un être supérieur; elles lui demandaient protection, santé et fécondité.
Les Indiens du fleuve Columbia vénéraient le loup comme sauveur: jadis, lorsque l'homme avait encore une figure animale (comme l'homme-castor, l'homme-cerf,...) ils furent pourchassés et tourmentés par les monstres. Alors le loup apparut sur terre, tua les monstres, combattit le mal sous toutes ses formes et appris à l'homme-animal nombre de choses importantes. À partir des restes des cadavres des monstres, le loup créa l'indien.
Les populations indiennes de la Colombie britannique, Nootka, Kwakiut, Makak, célébraient un rituel (quatre à onze jours) appelé "Klukwana", la danse du loup. Durant le rituel du loup, l’initiation est la route qu'empruntent les enfants pour devenir des hommes
La mort, dans la mythologie des Indiens Shoshone, apparut suite à une discussion entre le loup et le coyote. Le loup proposa que quiconque mourrait, pourrait être ressuscité s’ils décochaient une flèche en direction des morts. Le coyote objecta qu’il n’y aurait bientôt plus de place sur terre. Sensible à cette logique, le loup s'arrangea que le premier à mourir fût le fils du coyote et ce dernier dut bien accepter le caractère irréversible de son deuil. Ainsi, le loup est présent dans la création de la mort, bien qu’il n’en soit pas totalement le responsable.
Chez les Indiens Pawnee, l’identification est particulièrement forte. Dans leur langage, les mots « loup » et « homme », sont identiques, c’est-à-dire « pawnee ». Mais partout, l’Indien se lie à l’animal qu’il respecte et prend en exemple. Il est le modèle du chasseur dont ils revêtaient la peau pour réussir l’approche du gibier, le modèle du guerrier, dont la force et l’ardeur au combat sont sans égales. Mais le loup est aussi une référence d’un point de vue social, dans les rapports au sein du clan ou vis-à-vis de l’éducation des petits."
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Prend le loup pour frère car il connait l'ordre des forêts

L'esprit suit-il une trajectoire chaotique déterministe ?