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Yellowstone Louve Alpha


Nombre de messages: 3641 Age: 21 Localisation: Territoire des Lycans Famille:  Date d'inscription: 21/04/2005
 | Sujet: Re: Le loup en détail Mer 03 Aoû 2005, 13:22 | |
| (merci Crocblanc pour ton aide) Des amours tumultueuses Selon les latitudes, la période du rut, plus tardive vers le nord, s'étale de fin janvier à avril. La maturité sexuelle du mâle comme de la femelle se situe à 22 mois, bien qu'en captivité des femelles se soient accouplées à 10 mois. La louve n'a ses chaleurs q"une seule fois par an. Notons que les femelles plus-âgées parviennent plus tôt à l'oestrus. Pendant la phase pré-oestrus, qui dure entre 2 et 6 semaines, le taux d'oestrogènes (hormones qui provoquent l'oestrus) augmente et les pertes sanguines commencent. Pendant la période précédant la saison des amours, les mâles se montrent plus territoriaux et marquent (urine) plus fréquemment. Le double marquage (le mâle alpha urine à l’endroit où la femelle vient d’uriner) et les contacts entre les deux alphas deviennent plus fréquents. Les jets d’urine déposés par la femelle, renseignant les mâles sur sa disponibilité, les rendent plus téméraires. Des luttes, parfois violentes ; s’ensuivent pour le droit de reproduction, ce qui remet en cause la hiérarchie de la meute. Mais ces combats se terminent rarement par la mort d’un des protagonistes, car une ritualisation des comportements évite le plus souvent la confrontation directe. A l’approche du rut, la femelle alpha fait preuve d’une agressivité croissante envers les autres louves, ce qui peut provoquer chez elles une véritable castration psychologique les empêchant d’ovuler. Pendant le rut, elle tente de leur interdire tout accouplement et même si une femelle a été copulé, elle fera une fausse couche Il est vrai qu’une meute ne peut se permettre d’élever trop de louveteaux, car, à partir de quatre mois ils dévorent en moyenne un à deux kilos de viande par jour. Aussi, si d’autres couples tentent de se reproduire, ils peuvent être sévèrement réprimandés par le reste du clan, mais plus particulièrement par les alphas, jusqu’à ce qu’ils se séparent. Des loups autres que le mâle alpha, principalement le mâle bêta, peuvent s’accoupler avec la femelle alpha. Si le loup dominant accepta parfois que d’autres s’accouplent avec sa femelle, c’est sans doute parce que tout mâle ayant copulé avec une mère participe plus volontiers à l’élevage des petits. L’ovulation est soit suivie par la fécondation de l’ovule, soit par la sécrétion d’hormones (prolactine) mettant la femelle dans un état voisin de la grossesse nerveuse. Ainsi, toutes les femelles de l ameute sont simultanément stimulées par les hormones, ce qui les prépare à adopter un comportement maternel, même si elles ne se pas accouplées et n’ont pas conçu. Pendant la copulation, les deux animaux restent attachés l’un à l’autre de 15 à 30 minutes. Ce phénomène est provoqué par le gonflement du gland et la contraction du sphincter vaginal. Pendant cette phase de la copulation, le mâle peut descendre de la femelle et les deux animaux se retrouvent dos à dos, liés par leur organes génitaux. Les autres loups profitent parfois de ce laps de temps pour harceler le couple. Après cela, la gestation dure plus ou moins 63 jours  |
|  | | Yellowstone Louve Alpha


Nombre de messages: 3641 Age: 21 Localisation: Territoire des Lycans Famille:  Date d'inscription: 21/04/2005
 | Sujet: Re: Le loup en détail Mar 18 Oct 2005, 15:34 | |
| Les petits : l’affaire de tous La gestation dure de 62 à 63 jours, plus ou moins 3 ou 4 jours, comme chez les chiens. Les mises bas peuvent donc avoir lieu de fin mars jusqu’à mi-mai, voire début juin au Portugal. Le taux de prolactine (= hormone sécrétée par l’hypophyse qui favorise la lactation et le comportement parental) est élevé chez tous les loups adultes pendant la période des naissances et contribuerait à l’acceptation et à la prise en charge des louveteaux par la meute. Si la mère disparaît, une autre femelle prendra le relais pour nourrir les petits et même les allaiter. Généralement, la première portée d’une femelle compte 1 à 3 petits, ce nombre augmente avec l’âge. En Amérique du Nord, la portée comprend en moyenne 4 à 7 louveteaux, avec une variation de 36%. Les loups possèdent une grande capacité à compenser les pertes, car, en cas de baisse des effectifs de la meute, ils atteignent leur maturité sexuelle plus tôt et font plus de petits, jusqu’à 10 à 11 maximum. Les petits, dont le poids de naissance oscille de 300g à 500g, restent aveugles et sourds les 8 à 10 premiers jours de leur vie. Comme chez les chiens, les oreilles sont pendantes. Le sevrage intervient vers 4 à 6 semaines. La femelle peut alors rejoindre les autres membres de la meute pour la chasse. Dans les grandes portées, il est rare que tous les petits survivent, c’est surtout la disponibilité en nourriture qui en décide. La responsabilité typique des adultes et de prévenir les jeunes en cas de danger, de les regrouper et de leur régurgiter de la nourriture. Les femelles participent souvent à l’élevage de petits, jouant ainsi le rôle de tante ou de nurse. Quant aux adultes subdominants, ils assurent le maintien de l’ordre, inhibant la sévérité des agressions entre louveteaux et entre jeunes jusqu’à ce que ces agressions deviennent ritualisées. |
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Nombre de messages: 3641 Age: 21 Localisation: Territoire des Lycans Famille:  Date d'inscription: 21/04/2005
 | Sujet: Re: Le loup en détail Ven 18 Nov 2005, 14:54 | |
| Le loup dans le ciel La constellation Lupus : Les Grecs et les romains représentaient ce groupe d’étoiles par quelques bêtes sauvages. Plus tard, la Constellation fut incluse dans les cartes illustrées comme le Loup tué par le Centaure. C’est aussi de cette façon que J. Hevelius la représenta dans son atlas en 1690.  Remarquez que Hevelius dessinait les cartes stellaires avec l’ouest et l’est inversés, comme c’était alors la coutume, comme si les étoiles étaient « vues par les dieux » depuis l’autre côté de la sphère céleste. Voilà pourquoi le Centaure attaque le loup par la gauche, alors que dans le ciel, ils se présentent dans l’autre sens à notre regard. L’étoile la plus brillante du loup, a Lupi (2,3 mag), est une étoile double dotée d’un pâle compagnon (13,3 mag). Où observer Lupus : en suivant la Voie Lactée au-delà du Scorpion, on trouve la constellation du Loup. Mag (Magnitude) : mesure l’éclat, ou encore la brillance, des étoiles (Source : Constellation d’Antonin Rükl, édition Gründ – google pour les images) |
|  | | Yellowstone Louve Alpha


Nombre de messages: 3641 Age: 21 Localisation: Territoire des Lycans Famille:  Date d'inscription: 21/04/2005
 | Sujet: Re: Le loup en détail Sam 07 Jan 2006, 15:56 | |
| Régime alimentaire du loup par espèce (hors espèces domestiques)Antilope cervicapra (bovidé, artiodactyles) : cette petite antilope (la seule à porter le nom latin Antilope) de 25 kg à 45 kg est l’une des proies principales dans certaines régions de l’Inde (région de Bhal et sanctuaire de Bustard). Antilope saïga (Saiga tatarica) : constitue une proie dans les steppes et déserts de Russie et du Kazakhstan. Ane d’Asie (Equus hemionus) : équidé pouvant atteindre 290 kg ; proie du loup dans le désert de Gobie (Mongolie). Bison européen et bison américain (Bison bonasus et Bison bison) : le bison européen n’est généralement pas prédaté. Actuellement, les bisons vivent isolés en petites populations et ne représentent qu’un faible pourcentage dans la communauté d’ongulés. Dans la Caucase, on a trouvé des crottes de loups contenant des poils de bison, certainement consommé en tant que charogne. Le bison n’a probablement jamais été une proie importante, car ces bovidés vivaient dans des communautés d’ongulés dont certaines espèces sont plus petites, plus nombreuses et surtout plus faciles à capturer. Par contre, en Amérique du Nord, le bison est une proie principale à Wood Buffalo Park. Au printemps, les veaux sont sélectionnés d’une manière disproportionnée par rapport au nombre de bisons adultes et d’élans (aux effectifs plus restreints). Les bisons adultes y sont chassés. Buffle noir (Antilocarpa cervicapra) : proie du loup dans certaines régions de l’Inde. Castor européen et castor canadien (Castor fiber et Castor canadensis) : dans certaines parties de l’Europe russe, les castors sont prédatés intensivement. Ils peuvent aussi être des proies de prédilection pendant les périodes de neige dans certaines régions du Canada. Cerf et wapiti (Cervus elaphus et Cervus canadensis) : les cervidés sont les proies favorites des loups en Europe. Le cerf est sélectionné partout, sauf dans la réserve de Mordovski, en Russie, en raison de l’introduction du cerf Sika, espèce privilégiée. Dans différentes régions du Canada, le wapiti est la proie par excellence, même en présence d’autres ongulés. Le cerf constitue aussi une proie en Mongolie. Cerf de Sibérie (Cervus elaphus sibiricus) : prédaté dans la partie méridionale des montagnes de l’Oural et en Asie, comme à l’Ouest des montagnes de Sayan (Russie). Cerf Sika (Cervus nippon) : originaire de Chine, introduit en divers endroits de Russie, il est devenu la proie principale des loups et peut être lourdement sélectionné. Cerf mulet (Odocoileus hemionus) : prédaté dans l’Ouest de l’Amérique du Nord, notamment au Canada, dans les montagnes Rocheuses. Cerf de Virginie (Odocoileus virginianus) : prédaté principalement en Amérique du Nord d’où il est il est originaire, et en Finlande où il a été introduit. Chameau (Camelus bactrianus) : ce camélidé, qui peut atteindre 650 kg, est prédaté par les loups dans le désert de Mongolie. Chamois ( Rupicapra rupicapra) et isard (Rupicapra pyreneica) : la prédation est signalée surtout au Mercantour et dans les Hautes-Tatras (Pologne et Slovaquie). Dans les A bruzzes, il ne semble pas être une proie privilégiée. Peu d‘informations disponibles pour le reste de l’Europe. Chèvre à Bézoard (Capra aegagrus) : prédaté dans la partie nord du Caucase et au Turkménistan. Chèvre des montagnes Rocheuses (Oreamnos americanus) : semble être une proie rare, mais chassée dans le sud-est de l’Alaska. Chevreuil (Capreolus capreolus) : prédaté intensivement dans certaines régions d’Europe où sa densité élevée est corrélée d’absence ou à la raréfaction de cerfs, ainsi qu’à la présence d’une seule autre espèce d’ongulé, en général le sanglier ou l’élan. Daim (Dama dama) : proie jadis importante dans certains régions d’Italie. Ecureuil : découvert dans des crottes récoltées d’août 1995 à mars 1996 dans le Mercantour. Elan (Alces alces) : proie principales seulement dans les régions où les ongulés de taille moyenne sont rares ou peu accessibles. L’élan est une proie dangereuse pour les loups, à tel point qu’ils dépendent lourdement des autres espèces d’ongulés quand elles sont présentes. Par contre, en Alaska et au Yukon, à densité égale entre le renne et l’élan, ce dernier est la proie principale. Gazelles (Gazella sp.) : plusieurs espèces de gazelles sont des proies au Moyen-Orient, comme en Israël et en Arabie Saoudite. Gazelle à queue noire (Gazella subgutturosa) : cette petite gazelle de 30kg à 40 kg est la proie du loup dans le désert de Gobie (Mongolie). Présente dans d’autres pays où vit le loup (de la Palestine à la Chine en passant par l’Iran et le Turkestan), elle y est probablement également prédatée, bien qu’aucune donnée ne soit disponible sur ce point. Gazelle de Mongolie (Procarpa gutturosa) : cette autres espèce de gazelle est aussi une proie dans le désert de Gobie. Léporidés : en Russie, dans les régions de toundra et taïga, le lièvre variable (Lepus timidus) peut constituer la majorité du régime alimentaire. Dans une région montagneuse d’Espagne (Douro Meseta), les léporidés sauvages deviennent des proies d’importance saisonnières. En Israël, le lièvre brun (Lepus capensis) peut occuper une part importante dans le régime alimentaire. Apparemment, les loups trouveraient les lièvres écrasés au bord des routes. Le lièvre variable est volontiers chassé sur l’île d’Ellesmere. Marmottes (marmota marmota) : proie au Mercantour. Une autre espèce est chassée dans le sud-est de l’Alaska. Micromammifères : taupes, mulots, campagnols : découvert dans 10% des 240 crottes récoltées d’août 1995 à mars 1996 dans le Mercantour. Mouflon (Ovis musimon) : le mouflon introduit en Italie et en France est fortement prédaté. Mouton d’Argali (Ovis Ammon) : proie dans le désert de Gobi. Renne et caribou (Rangifer tarandus) : le renne sauvage est surtout prédaté dans la toundra en Russie et sur le plateau de Sibérie centrale où les loups peuvent localement s’en nourrir exclusivement. Il existe peu d’informations sur la prédation du renne par les loups en Europe. Le renne serait plutôt une espèce non sélectionnée, sans que l’on sache pourquoi. Par contre, en Amérique du Nord, le caribou peut-être une espèce vulnérable, car incapable de se défendre contre des prédateurs, contrairement à l’élan. De plus, il présente un taux de reproduction plus faible que les cerfs. Renne semi-domestique ( Rangifer tarandus) : principalement prédaté dans le nord de l’Europe, dans les régions où se trouvent les élevages. Sanglier (Sus scrofa) : espèce évitée en général par les loups. N’est chassé qu’en de rares endroits de Russie, en Italie, Croatie et Mongolie. Pourrait être localement une espèce vulnérable en raison des conditions d’habitat spécifiques, d’une quantité importante de jeunes individus dans la population ou encore d’une spécialisation de certaines meutes. La prédation intensive sur le sanglier dans certaines localités montre son importance potentielle comme proie à travers l’Europe, notamment grâce à son fort taux de reproduction et à sa densité potentiellement élevée. Souslik ( Citellus fulvus et Citellus pygmaeus) : dans certaines régions de Russie, en l’absence d’ongulé sauvage (antilope saïga et sanglier, exterminés par l’homme), les loups survivent de rongeurs comme le souslik (Citellus fulvus) et le souslik pygmée (Citellus pygmaeus) en été. (source : Le loup de J-M Landry) |
|  | | Luna Louve du Hurlement


Nombre de messages: 549 Age: 102 Localisation: Belgique Famille:  Date d'inscription: 21/04/2005
 | Sujet: Re: Le loup en détail Mer 08 Fév 2006, 15:46 | |
| Mais pourquoi les loups hurlent ils? Diverses interprétations ont été données à ces hurlements et il vrai qu’un son de cloche ou encore une imitation humaine est susceptible de provoquer une réponse chez le Loup. Finalement, on peut voir tout ce que l’on veut dans ces hurlements. On appréciera selon le lieu, selon notre état d’âme. Mais si certains le disent lugubre et inquiétant voire sinistre. Moi je dis bien au contraire. Je le trouve ennivrant, plein de force et de vie. Il reste certain que ce hurlement est un moyen de communication. Un Loup hurle, un autre lui répond. Ils finissent par se retrouver. Il complête leur odorat et leur vue. Ce hurlement peut être également une invitation à la chasse. Les Loups ont cette faculté de pouvoir localiser les sons. Elle permet ainsi aux individus isolés lors de migration nocturnes ou lors d’expédition de chasse de rejoindre le groupe. En effet, la cohésion du groupe serait souvent impossible sans ce pouvoir du hurlement. Le hurlement a aussi d’autres finalités que le rassemblement ou la capture d’une proie. Il semble qu’il soit pour le Loup un moyen d’extérioriser des sentiments, des sentations. Le Loup semble également en mesure de connaitre parfaitement les différences de son qu’ils émettent ou entendent.Ils possèdent un répertoire de hurlements distincts les uns des autres. Il est probable qu’il puisse s’identifier mutuellement par l’usage de hurlements personnels et appropriés. Les Loups sauraient se différencier par les hurlements et juger si le cri qu’ils perçoivent provient d’une troupe ou d’un individu étrangers à leur communauté. Les caractéristiques d’un hurlement peuvent varier suivant les conditions d’existence ou le comportement du Loup qui l’émet. Il peut varier aussi selon qu’il soit spontané ou provoqué par diverses sortes de stimulation. Ce hurlement doit encore nous révéler beaucoup de choses, comme savoir s ’il existe réellement un code, un langage chez les Loups. Il sert à appeler un autre clan, à communiquer, à se rassurer, à affirmer la cohésion du groupe, à se reconnaitre. Mais un langage ? Les spécialistes pourront ils un jour nous répondre ? Ah ! Une autre information. : ’la lune ne fait pas hurler le Loup.’ Il peut arriver que cela se produise sous la Lune, mais il n’y a pas de liens de cause à effet. La valeur sociale des concerts Lupins conserve encore en partie son mystère... ...pour notre plus grand plaisir. _________________  |
|  | | Loup-bla Invité

 | Sujet: Les louveteaux. Sam 18 Mar 2006, 01:00 | |
| Du lait et des jeux... du lait et des jeux... des jeux... des jeux.... Quand les petits loups naissent, ils ont les yeux fermés et ne font qu'une chose: téter le lait de leur maman. Mais en quelques semaines, les voilà debout sur leurs pattes et partis à l'extérieur de la tanière. Là, ils restent tous ensemble à s'amuser parce qu'ils sont ainsi mieux protégés et mieux surveillés par les loups adultes (les "assistants"). Le jeu leur apprend à communiquer et à se connaître. J'ai faim ! Le louveteau tète le lait de sa maman pendant 4 à 6 semaines. Ensuite, c'est le début du sevrage: le petit loup commence à manger les morceaux de viande et parfois les fruits que les autres loups lui rapportent. Comme ses mâchoires ne sont pas encore assez fortes, les loups adultes lui mâchent d'abord les aliments, avant de les recracher pour lui. Tous les loups de la meute chassent pour la maman et ses petits et ceux-ci sont attendus avec impatience ! J'veux du steak ! Le loup est un mammifère carnivore, ce qui signifie qu'il se nourrit principalement de viande. À la belle saison, il chasse seul les petits animaux comme les lièvres, les lapins ou les rats... L'hiver, il s'attaque aux gros animaux comme les cerfs, les élans ou les chevreuils. Mais comme c'est plus difficile, tous les loups de la meute chassent alors ensemble. Ils choisissent un animal plus faible que les autres et le poursuivent jusqu'à ce qu'il tombe. Le loup étant carnivore, le mouton est pour lui une proie facile. Ceci n'est pas pour plaire aux bergers. Mais trop souvent le loup est accusé à tort. Certaines bêtes sont tuées par des chiens sauvages ou des ours et ces attaques sont attribuées au loup ! ... J'suis grand maintenant ! À l'âge de 8 mois, le petit loup a la taille d'un loup adulte. Son museau est fin et allongé. Ses oreilles sont courtes et rondes et souvent dressées bien droites sur sa tête. Ses yeux obliques, de couleur jaune, reflètent la lumière dans la nuit; comme ceux des chats ! Ses pattes sont longues et fines: il peut parcourir des kilomètres sans se fatiguer. Parfois, il abandonne le groupe et disparaît pendant un ou plusieurs jours Les grandes découvertes ! Voilà le jeune loup bien solide sur ses pattes, prêt à partir à la découverte du monde. Il suit les grands pour apprendre à chasser. Mais dans sa meute, de nouveaux petits sont nés, et comme la meute ne peut devenir trop importante, le jeune loup s'éloigne: il vivra en solitaire; ou alors il rejoindra une autre meute ou en fondera une nouvelle. Peut-être, tout simplement, reviendra-t-il chez les siens, pour repartir quelques années plus tard. Tu parles !? Hurlements, grognements, attitudes, les loups communiquent très bien entre eux. Le couple de loups dominants (le chef et sa "femme") montre que c'est lui qui commande: les oreilles sont dressées et la queue est à l'horizontale. Les autres loups sont soumis: ils baissent la queue et les oreilles. Autour du couple de loups dominants, la vie de la meute est bien organisée. Les loups chassent, jouent et dorment. Et en plus, chaque jour, ils font le tour de leur territoire. Propriété privée ! Le territoire, c'est le domaine de la meute; c'est là que la meute vit et élève ses petits. Les frontières sont bien surveillées: les loups y déposent presque tous les jours de l'urine et des excréments. Cela veut dire: "Interdiction d'entrer". Les autres loups le savent: en reniflant les odeurs, ils comprennent qu'ils sont en territoire étranger, même s'il n'y a personne à l'horizon. Les loups évitent ainsi les bagarres inutiles avec les autres meutes. I louve you ! Lorsque la saison des amours commence, tous les loups de la meute sont très excités. D'habitude, ils s'entendent plutôt bien. Mais à cette époque de l'année, les jeunes loups se battent entre-eux et, parfois, ils provoquent le loup dominant, celui qui dirige la meute. Le chef doit alors prouver que c'est toujours lui le plus fort. Et ce n'est pas le moment d'énerver sa compagne: elle devient très agressive avec les autres. Pourtant, lorsque les petits loups seront là, tout le monde s'en occupera ! Maman louve... Dans une meute, plusieurs louves pourraient avoir des petits. En fait, seule la femelle dominante se reproduira. C'est à cette condition que la meute peut survivre: s'il y a trop de louveteaux, les loups ne seraient pas capable de les élever tous. Lorsque le moment de la naissance approche, la louve choisit sa tanière: une grotte ou un vieux terrier, tout près d'un point d'eau. Elle prépare sa litière avec des poils de son ventre, des herbes et de la mousse: voilà, tout est prêt pour les petits loups ! Papy Loup à la retraite ! Dans la nature, le loup vit en moyenne 10 ans. Lorsqu'il est en captivité, le loup est mieux protégé de certains dangers, il est nourrit, "logé" et peut alors vivre jusqu'à 15 ans, voire plus. Avec l'âge, les dents du loup ne sont plus ce qu'elles étaient et il a des difficultés à manger et donc à survivre... Des histoires... que des histoires ! Le loup n'est pas un tueur d'hommes ou d'enfants. Pour notre ami, l'homme lui est supérieur et il va donc tout faire pour l'éviter. C'est pour cela qu'il est si rare de le voir à l'état sauvage (mais on entend ses hurlements...). Il faut faire la différence entre les contes, les légendes et la réalité ! |
|  | | Loup-bla Invité

 | Sujet: Re: Le loup en détail Sam 18 Mar 2006, 01:03 | |
| Sais-tu que... Le hurlement du loup peut s'entendre jusqu'à 8 km à la ronde. Sais-tu que... Le loup court à une vitesse moyenne de 25 km/h mais peut atteindre 65 km/h si nécessaire. Il peut également parcourir 50 à 60 km par jour à la recherche de nourriture. Sais-tu que... Le loup peut manger jusqu'à 10 kg de viande par jour et peser 80 Sais-tu que... La louve porte ses petits (4 ou 5) environ 63 jours. Les bébés loups pèsent plus ou moins ½ kilo à la naissance. |
|  | | Loup-bla Invité

 | Sujet: Re: Le loup en détail Dim 19 Mar 2006, 13:37 | |
| C'est quoi un loup ?Pour mieux comprendre cet animal, nous nous sommes plongés dans quelques documentaires (références en fin de page) et en avons extrait les informations les plus intéressantes. Voici donc le compte-rendu de notre travail. Les ancêtresLes loups descendent tous du miacis. Le miacis est un mammifère. Il devait manger des feuilles, des arbustes... Le miacis apparut il y a 40 millions d’années. Le loup géant est mort depuis longtemps, il est l’ancêtre du loup moderne. Les racesIl existe une quarantaine d’espèces. La plus importante est celle du loup arctique du grand nord. Les loups des forêts du nord sont de taille moyenne. Ceux de l’Inde sont plus petits. Les noms varient en fonction de leur habitat et de la couleur de leur pelage. On appelle le loup du nord du Canada, le loup de la toundra. À d’autres loups, on donne le nom de canidés. Le loup doré est le chacal, le loup peint est le lycaon. DescriptionLe loup mesure entre 1 m et 1m 40, il est très souple. Sa queue fait environ 35 cm et elle pend. Le bout de sa queue est noire, ses oreilles sont assez courtes et son odorat est très sensible. Sa gueule est plus ouverte que celle du chien. Ses yeux sont jaunes dorés et sa vision de nuit est parfaite. Le pelageLe plus souvent le pelage du loup est gris, roux, noir, blanc, brun, rouge ou bleu acier. Les loups rouges vivaient autrefois dans le sud-est des États-Unis. Quelques couleurs de pelage :Le loup arctique est blanc. Le loup du Canada est noir à gris. Le loup de l’Italie est gris. Le loup noir vit en Amérique du Nord. 2) Les qualités physiques du loup par David, Kévin, Aymeric Ca. La course du loupLe loup peut courir jusqu'à 45 km/h et peut parcourir jusqu'à 95 km pour attraper sa proie. En comparaison, le guépard peut courir à plus de 90 km/h mais moins longtemps et le loup est beaucoup plus agile. La nourriture du loupLe loup a une mâchoire très puissante et peut attraper sa proie plus facilement. Le loup peut absorber près de 9 kilogrammes de viande en un repas. Les loups sont des mammifères, ils mangent des lapins, des rongeurs et des oiseaux. Le saviez-vous ? Une bande de loups a parcouru 1125 km en 40 jours.La vueLe loup a les yeux très écartés. Ses yeux sont jaunes et ronds. Pendant la nuit, les yeux du loup deviennent phosphorescents. Les loups possèdent une troisième paupière qui protège ses yeux. Les loups se servent moins de la vue que de l’odorat pour chasser. Ils distinguent moins bien les objets immobiles que ceux qui bougent. L’ouïeLes loups perçoivent certains sons jusqu'à 10 km environ. Ils repèrent ces bruits lointains en faisant pivoter leurs oreilles. L’ouïe aide les canidés à rester en contact quand ils chassent en meute dans les broussailles. Ils sont sensibles aux ultra-sons trop aigus pour l’oreille humaine. Ils peuvent chasser les souris et les rongeurs dans l’obscurité. L’odoratLes loups peuvent sentir une proie très loin. Grâce à son odorat, il peut identifier un animal, savoir s’il est malade ou en bonne santé. Grâce à ses moustaches, il peut examiner des objets de près. Le sens le plus développé du loup est l’odorat. Le loup peut identifier ceux de sa bande grâce à son odorat. La nageLe loup est un excellent nageur comme d’autres animaux. 3) Les moeurs des loups par Aymeric Co., Yvain, Adeline La vie en familleÀ 8 semaines, les louveteaux sont très actifs. Désormais, ils mangent uniquement la viande que leur apportent les membres de la meute. Les loups portent leurs petits par la peau du cou. Les parents des louveteaux, au départ, n’acceptent pas qu’un autre loup qu’eux les porte, sinon ils lui donnent un léger coup de crocs. Mais cela change plus tard. A quatre mois, ils sont assez forts pour chasser avec la bande. Vers dix mois, les loups peuvent se nourrir seuls. Ils apprennent à chasser avec la meute puis vers 2 ou 3 ans, en sont généralement chassés. Ils vagabondent seuls ou en groupe jusqu'à ce qu’ils rencontrent un ou une partenaire pour fonder leur propre bande, dont ils seront les chefs. Le territoireLes territoires des loups peuvent être voisins ou même se chevaucher. Mais ils sont en général séparés par une zone neutre de 2 à 5 kilomètres. Ils se reconnaissent en flairant un rocher sur lequel un autre a uriné. Les loups vont parfois chasser chez leurs voisins, quand ils n’ont plus de gibier sur leur territoire. Leurs cris peuvent s’entendre à plus de 10 kilomètres pour rassembler leur bande avant de chasser. Le loup n’est pas un loup pour les autres Conduits par le mâle et la femelle les plus âgés, les jeunes doivent obéir. La meute du loup rappelle beaucoup la famille humaine. Gros plan sur une meuteLes loups de la meute sont généralement nés du couple “alpha” qui a trois ans ou plus. Les loups âgés, blessés ou malades sont souvent chassés de leur bande. Hormis quelques solitaires, la plupart forme des bandes comprenant 2 à 30 individus mais plus généralement entre 7 et 12. Les loups à crinière vivent généralement seuls. Parfois, ils se regroupent pour chasser une grosse proie. Le couple “alpha” est le couple dominant. Ce sont les plus forts qui se battent entre eux et le vainqueur est le mâle dominant, celui qui dirigera la meute avec la femelle qu'il a choisie. 4) La chasse du loup par Tristan, Arthur, Jordan La chasse en bandeQuand les loups aperçoivent un troupeau d'élans, ils encerclent une mère et son petit. Ils se mettent à courir afin de séparer le petit de sa mère. Le petit élan part d’un côté et sa mère de l’autre. Les loups s’occupent de chasser le petit élan. Ils le mettent par terre et l'égorgent. La chasse en solitaireQuand le loup chasse seul, il peut nager pour attraper les poissons et les grenouilles. Il vole aussi la nourriture à un autre prédateur quand il ne trouve pas de nourriture. La technique de chasse du loup est de s’aplatir sur le sol. Il rampe pour s’approcher d’une proie. Lorsque celle-ci s’aperçoit du danger, elle s’enfuit. Alors le loup se met à courir et la rattrape. Un régime carnivoreLe loup mange des lapins, des souris, des cervidés (biches). Il attaque parfois les animaux plus gros que lui comme par exemple les vaches, les chevaux, les cerfs. Le loup mange des animaux faibles et d’autres tués par d’autres prédateurs. Il mange aussi des crabes, des baies, il lui arrive de fouiller dans les poubelles près des villes. Mais il a tout le temps le ventre vide. 5) La reproduction par Erwan, Julien et Simon Les chaleursLa louve est en chaleur à partir de la fin de l’hiver (février, mars). Seul le couple dominant de la meute a le droit de s’accoupler. La louve mordille un peu le nez du loup. Le mâle flaire sa partenaire pour savoir si elle est prête à s’accoupler. L’accouplementLe mâle monte la femelle, coinçant ses flancs entre ses pattes avant. Ils restent souvent collés après l’accouplement pour garantir le succès de la fécondation. La femelle pourrait s’accoupler par la suite avec le loup “alpha”d’une autre meute rivale. La gestationEnviron six semaines après l’accouplement, la louve prépare une grotte, un tronc creux ou un terrier en prévision de la naissance. La naissance 63 jours après l’accouplement, la naissance vient enfin. Les petits naissent au printemps. À la naissance, ils naissent aveugles et pèsent 500 grammes. Ils naissent toutes les 15 ou 30 minutes. La mise bas peut durer 6 heures s’ils sont nombreux. La louve lèche les petits pour les laver et les aider à respirer. 6) Le cycle de la vie par Nora, Amandine, Marie-Adeline Comment appelle-t-on un loup ?Selon l'âge du loup, on l’appelle différemment : Louveteau ou loupiote, louvard ou louvarde, jeune loup ou jeune louve : jusqu'à 2 ans Loup et louve de 2 à 4 ans Vieux loup ou vieille louve de 4 à 5 ans Grand loup de grande louve de 5 à 8 ans Grand vieux loup de 8 ans et plus
La jeunesseLes couples de loups sont fidèles à vie, mais seul le couple dominant a le droit de s’accoupler, l’interdisant aux autres sous peine de mort. Le couple se choisit vers la fin de l’hiver, en février-mars et la louve qui n’a qu’une seule portée par an, met bas au mois de mai dans une tanière près d’un point d’eau. Les louveteaux pèsent à la naissance 500 grammes. Les louveteaux sont allaités pendant 3 semaines environ avant qu’ils n’avalent de la nourriture, mâchée par leurs parents. En liberté, sur une portée de 4 louveteaux en moyenne, seuls deux atteignent l'âge adulte. Les maladies, les accidents, le manque de nourriture et l’homme qui le chasse sont des causes de mortalité. L’adolescenceVers quatre semaines, les louveteaux commencent à consommer de la viande et d’autres aliments solides. Si un adulte de la bande leur apporte à manger, c’est le mâle le plus gros et le plus fort de la portée qui mange le premier. Pour transporter des morceaux de viande sur de longues distances, le loup avale puis recrache la viande à ses petits. A huit semaines, les louveteaux sont complètement sevrés. Les louves peuvent se reproduire vers 2 ans et les mâles vers 3 ans. Il faut alors que le jeune loup qui a atteint sa maturité sexuelle à 22 mois se mette à la recherche de son propre territoire. Il est très rare qu’un loup se joigne à une meute déjà existante car les loups étrangers sont généralement rejetés. L'âge adulteAvec la tête baissée, les oreilles en arrière, la queue entre ses pattes, le loup peut adopter une posture de soumission, signe qu’il accepte totalement l’autorité du chef de la bande. Le sens le plus important pour un loup est l’odorat. Les membres de la bande se reconnaissent entre eux, et les louveteaux reconnaissent leur mère d’abord à l’odeur. La première fois que la louve s'éloigne, les petits la suivent sans se tromper. Les loups en chasse suivent leur proie à l'odeur sur des kilomètres, des heures après son passage. 7) Les loups et l’homme par Julie L., Julie S., Alexandra Dans les années 1600, les hommes d’Amérique du nord respectaient et admiraient les loups. Des personnes arrivant d’Europe apportèrent avec eux une grande peur profonde de ces animaux. Ils se mirent à les exterminer. Et en 1900, l'espèce était presque éteinte aux États-Unis. Aujourd’hui, il reste dans 14 pays seulement 100 000 loups. Les loups sont utiles car ils ne mangent que des animaux malades. Mais ils sont chassés car les loups essayent d'attraper les moutons et en les poursuivant, les moutons tombent dans des ravins ou se blessent. Ce sont parfois des troupeaux entiers qui se tuent dans la montagne. Il suffirait de mettre des bergers pour surveiller les troupeaux pour éviter ces accidents. Les hommes les chassent plutôt dans les pays d’Europe, en Amérique du nord , au Moyen-Orient et presque partout dans toute l’Asie. Les loups et l’homme L’homme chasse les loups parce qu’ils font des dégâts.
En France, ils ont disparu il y a cinquante ans mais ils ont été réintroduits (naturellement dans les Alpes puis par l'homme). Mais ils sont sauvages et ont encore peur de l’homme. Dans notre pays, les loups sont protégés par la loi. Dans certains pays, comme en Amérique du nord, ou en Asie, les loups ne sont plus chassés car leur espèce est en voie de disparition. Histoires de loups par Davy, Alexandre, Valentin
Le petit chaperon rouge Il y a un loup (méchant), une grand-mère (qui se fait dévorer par le loup) et le petit chaperon rouge : cette histoire a été racontée et transmise dans les familles depuis plusieurs siècles et elle a été reprise par les frères Grimm en 1812 et par Charles Perrault, bien avant en 1697.
Il y a des versions différentes, comme par exemple celle où les bûcherons ou les chasseurs tuent le loup. La version de Charles Perrault est plus courte et plus cruelle car le petit chaperon est mangé par le loup.
Les trois petits cochons. C’est l’histoire des trois cochons et d’un loup. Elle a été aussi inventée depuis des siècles et elle existe encore aujourd’hui dans les livres.
Roman : l’oeil du loup L’oeil du loup raconte l’histoire d’une rencontre entre un loup et un enfant. L'enfant voit l'histoire du loup dans l'oeil du loup. Un oeil du loup est resté fermé parce qu’il s’est battu en sauvant sa soeur la louve Paillette. Un jour, elle voulait voir comment étaient les chasseurs parce que sa maman lui racontait beaucoup d’histoires d’homme.
Croc-Blanc Il raconte l’histoire de deux hommes qui voulaient emmener un homme mort pour l'enterrer dans un endroit plus hospitalier. Mais des loups les suivirent pour les attaquer. Mais comme les deux hommes avaient des chiens, ils se faisaient tous manger par les loups.
Histoires vraies : les enfants loups Deux enfants loups ont été retrouvés en 1344 et deux soeurs Amala et Kamala ont été retrouvées en 1920. Ce sont des enfants qui ont vécu avec des loups. Certains ont été abandonnés par leurs parents puis adoptés par une louve. En 1843, une louve a même emmené un enfant qu’on a retrouvé six ans plus tard. Ces enfants sont nus, ils parlent comme les loups et poussent des cris. Ils marchent à quatre pattes. Ils restent sauvages et ne deviennent jamais des humains. Certains meurent même très tôt. |
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 | Sujet: Re: Le loup en détail Mer 12 Avr 2006, 15:29 | |
| Une empreinte énigmatiqueL’empreinte du loup est difficile, voire impossible à distinguer de celle du chien. En règle générale, le loup a le pied plus étroit, plus long. La forme triangulaire de la pelote centrale donne un certaine impression d’allongement. Les deux doigts médians sont placés assez haut. Les doigts latéraux sont écartés et placés assez bas par rapport aux doigts médians. Cette empreinte est d’autant plus difficile à interpréter ou à distinguer avec certitudes de celle du chien qu’elle dépend à la fois du substrat (neige, boue…) et de l’allure de l’animal. Sa taille résulte de la nature du sol, des conditions d’humidité, de la température dans les heures qui ont suivi le passage. Sur la boue, l’empreinte de la patte avant peut paraître énorme : jusqu’à 12 cm de long et plus de 10 cm de large. Celle de la patte arrière est toujours petite. Sur la neige dure, une patte avant peut mesurer 11,5 cm/9,5 cm (avec griffes), tandis que l’arrière peut mesurer 10 cm/7,5 cm (avec griffes). Sur la neige molle, le même individu peut laisser des empreintes différentes, 12 cm/9,5 cm pour la patte avant (avec griffes) et de 10 cm/9 cm pour la patte arrière (avec griffes). De plus, lorsque le loup se déplace sur des terrains difficiles, il peut agripper le sol avec ses doigts, ce qui modifie grandement l’aspect de l’empreinte |
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 | Sujet: Re: Le loup en détail Ven 19 Mai 2006, 18:37 | |
| Quelques exemples de comportements observés par Jean-Mars Landry à Wolf Park (Etats-Unis)Le comportement de loups sauvages étant difficile à étudier, les observations concernent surtout des loups captfis. Les observations que je rapporte ci-dessous sont tirées de 150 heures d'obersvations que j'ai effectuées à Wolf Park, lieu où les loups sont socialisésà l'homme et n'ont donc plus peur de lui, ce qui permet des les observer facilement. Si nombre de comportements se retrouvent chez tous les loups, les relations au sein de la meute peuvent varier d'un groupe à l'autre. Il est donc important de ne pas généraliser à l'espèce la relation observée entre les individus d'une meute donnée. La hiérarchie au quotidienHuit loups, six mâles et deux femelles, étaient réunis dans l'enclos principal. Orca et Altair formaient le couple dominant, Seneca était le mâle bêta. Puis suivaient les subordonnés, parmis lesquels Miska occupait le 3ème rang dans la hiérarchie, Chetan le 4ème, et Apollo le 5ème. Le mâle oméga, Alyaska, vivait en marge de la meute. La seconde femelle, Karin, occupait une place de subordonnée, mais comme il n'y avait pas d'autre femelle, elle venait au 2ème rang dans l'ordre des femelles. Tous les membres de la meute pouvaient présenter des comportements de soumission au mâle alpha. Cependant, Apollo, mâle de 5ème rang, était le plus soumis. Généralement, le seul fait de voir le mâle alpha, même à une distance de 50 à 60 mètres, lui faisait adopter un comportement de soumission : la queue entre les jambes, les oreilles plaquées vers l'arrière, il se faisait le plus petit possible. Plus le mâle alpha s'approchait, plus il s'aplatissait. La soumission d'un individu provoquait parfois l'agressivité du dominant. A plusieurs reprises, le mâle alpha, voyant Apollo adopter un comportement de soumission fit un détour pour aller le réprimander. Il est possible que le dominant conditionne les subordonnés à adopter de tels comportements en les harassant sans cesse. Ce conditionnement est si poussé que le simple fait de voir l'alpha (stimulus) provoque chez le dominé un comportement de soumission. Karin, la seconde femelle, était très soumise à Altaïr. Sa seule vue la mettait en soumission. Je l'ai observé à plusieurs reprises, s'avancer complètement accroupie,le ventre touchant le sol, pour passer à proximité de la dominante. Parfois, les subordonnés s'avançaient vers le loup alpha en soumission active, ce qui provoquait habituellement une montée de l'agressivité chez le dominant, suivie d'un comportement encore plus soumis du dominé. La mâle oméga avait échoué dans une confrontation avec le mâle alpha l'année précédente et avait perdu sa place de mâle bêta. Il était sans cesse harceler par le mâle alpha. pour se nourrir, il devait s'approcher des carcasses sans que le mâle alpha ne l'aperçoive. Les autres membres de la meute n'étaient pas aussi rude avec lui. Cependant, si le mâle alpha s'en prenait à lui, tous pouvaient se joindre au dominant pour le harceler. En règle générale, les conflits au sein de la meute sont ritualisés et les morsures inhibées. Cependant avec Alyasca, elles étaient souvent réelles. Pour échapper à ses poursuivants, il se réfugiait dans la tanière ou l'étang du parc. A l'état sauvage, un tel animal a la possibilité de quitter la meute, ce qui est impossible dans un enclos. Il peut arriver que l'oméga se fasse tuer par le reste de la meute. pour éviter cela, les responsables du parc le placent alors dans un autre enclos. Mais le loup est un animal social par excellence et il a besoin d'un contact avec les autres, même s'il subit des sévices. C'est pour cette raison que les responsables interviennent en dernier recours, quand l'oméga manifeste visiblement son désie d'abandonner la meute. Le jeu, ou la structure sociale en questionLes loups jouent souvent entre eux, mais il semble ne pas exister pour eux de limite entre jeu et réalité. Ainsi, sans raison apparente, le jeu peut se muer soudain en véritable bagarre : peut-être l'excitation devient-elle trop intense pour rester contrôlée, comme on peut l'observer chez les enfants. Lejeu sert aussi probablemet à tester la force et à la volonté d'un individu dans la meute dont la vie est régie par ces confrontations jounalières où chaque animal connaît sa place : une faiblesse dans le comportement d'un individu peut entraîner un changement dans la structure dans la meute, surtout ébranlée à l'époque du rut, période durant laquelle le flux des hormones module les comportements et accroît l'agressivité de chacun. |
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 | Sujet: Re: Le loup en détail Mer 21 Fév 2007, 18:06 | |
| Article " Crâne de Chien - Crâne de Loup " Philippe ORSINI et Eric FABRE Fig. 1 : Photo de crânes vus par dessus : chien (race beauceron,40kg) à gauche et de loup (environ 30kg) à droite.Photographies : Droits réservés.INTRODUCTION Il est peu fréquent de trouver des crânes de mammifères intacts dans la nature ; les crânes de chiens, de chats et de renards figurent parmi ceux qui nous sont le plus souvent rapportés au Muséum, pour détermination. Cela est dû, pour les chiens et les chats, au grand nombre de ces animaux domestiques et au fait que leurs propriétaires se sont débarrassés de leur cadavre, dans les décennies passées, en les enterrant sommairement. En ce qui concerne les renards, il s'agit souvent d'animaux tués à la chasse et qui sont laissés dans la nature, après avoir été parfois amputés de leur queue pour toucher une prime. Depuis que le loup est revenu en France, on nous pose de plus en plus régulièrement la question au sujet des grands crânes de canidés : Et si c'était un loup ? Le crâne de renard, de très petite taille (longueur totale : 15 cm), est facile à éliminer, quoique pouvant être confondu avec celui d'un petit chien. En ce qui concerne les plus grandes races de chien ayant un crâne parfois plus massif que celui d'un loup, la détermination est souvent délicate en raison de la grande variabilité dans la taille et dans la morphologie chez le chien. Nous nous sommes donc efforcés de réunir le plus grand nombre possible de crânes de loups, originaires du Sud de la France (collections anciennes des Muséums et loups récemment arrivés d'Italie, Canis lupus italicus) et nous les avons comparés aux crânes des plus grands chiens. Les longueurs des crânes des premiers loups étudiés varient de 210 à 260 mm (moyenne 237 mm) alors que ceux des chiens varient de 215 à 252 mm (moyenne de 235 mm). Il s'agit d'une étude en cours qui consiste en l'analyse de tous les crânes de loups trouvés morts que nous récupérons systématiquement ; elle donnera lieu à un article de synthèse (E. FABRE et PH. ORSINI, en préparation). Sur chacun des crânes étudiés nous effectuons 30 mesures et analysons 8 caractères morphologiques. Les caractères morphologiques sont complexes à interpréter, du fait de leur très forte variabilité chez les chiens. Par contre, sur les 30 mesures effectuées, au moins quatre permettent déjà de séparer assez nettement, c'est-à-dire avec peu de recouvrements, le chien du loup. RESULTATS L'existence du phénomène de recouvrement entre les mensurations de deux espèces proches est assez général en biologie, il convient donc de ne pas effectuer une seule mesure mais si possible les quatre mesures proposées ci-dessous et surtout de les comparer avec les mensurations moyennes, qui elles, donnent une meilleure idée de la réalité en atténuant les extrêmes (VOIR TABLEAU Fig. 2). Fig. 2En fait, le crâne du loup se différencie surtout du crâne du chien par : La taille des carnassières supérieures et inférieures qui sont entre 15 et 20 % plus grandes que celles du chien. Cela est vital pour un animal qui doit broyer des os de fort diamètre. L'angle orbital (VOIR SCHEMA Fig. 3) est beaucoup plus fermé chez le loup que chez le chien (environ 15 à 20 %) cela est dû à la projection vers l'extérieur de l'arcade zygomatique, en relation avec des masses musculaires plus importantes chez le loup. Cette mesure est à utiliser avec précaution car certaines races de chiens ont un angle orbital voisin de celui du loup Enfin, pour des animaux ayant une même longueur de crâne, le volume crânien du loup est en moyenne plus de 30 % supérieur à celui du chien, dont il est l'ancêtre. La diminution de la taille du cerveau chez l'animal domestique, par rapport à son ancêtre sauvage, est un phénomène assez général (qui avait déjà été remarqué par Darwin) et que l'on retrouve chez le porc, le chat et même chez le canard. Cette réduction, et plus spécialement celle du néocortex, traduit le fait que le cerveau de l'animal domestique n'est plus capable d'intégrer autant d'informations en provenance des organes des sens (vision, ouïe et odorat en particulier). L'animal domestique a une perception amoindrie du milieu qui l'entoure.. Fig. 3 : Crâne de loup vu de profil et de face.CONCLUSION Comme le montre le tableau Fig. 2 le loup diffère du chien par un certain nombre de mesures prises sur les crânes. Les différences observées sont aisées à comprendre : Dentition plus forte chez le loup. Angle orbital plus faible chez le loup en relation avec des masses musculaires plus importantes sur la mâchoire. Volume crânien plus faible chez le chien, en relation avec le phénomène de domestication. Tous ces caractères sont cependant également liés à la taille de l'animal (un chien de 60 kg aura des dimensions crâniennes plus fortes qu'une petite louve de 25 kg...) c'est pourquoi ces mesures doivent systématiquement être mises en corrélation avec la longueur du crâne. Par ailleurs, la prise de mesures est parfois délicate et il est préférable qu'elle soit réalisée par la même personne. Si vous avez des doutes sur la détermination d'un crâne de grand Canidé (longueur totale supérieure à 21 cm) vous pouvez l'envoyer au Muséum, pour détermination. (source : Museum Toulon) |
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 | Sujet: Re: Le loup en détail Dim 03 Fév 2008, 21:45 | |
| L’abandon de nourriture aux charognards peut-il avoir un impact sur une meute ?Explication de la publication de Vucetich, JA, RO Peterson, & TA Waite. 2004. Raven scavenging favours group foraging in wolves. Animal Behaviour 67:1117-1126. L’expérience en elle-même regroupe 33 années de recherche sur l’Isle Royale (se trouvant sur le lac Supérieur, Minnesota) où les ongulés étaient en condition d’abondance de 1971 à 1998, et où les populations étudiées : Canis lupus, Alces alces évoluent selon un système un prédateur/une proie (ce qui facilitait les calculs). Le protocole explique que les relevés ont été effectués par avion sur 44 circuits prédéterminés en hiver, la neige favorisant le décompte du nombre d’attaques mais pouvant recouvrir parfois les traces faussant le calcul (de 1%) proies tuées en fonction du temps. En revanche, les chercheurs ont réussit à estimer que dans une meute de 5 loups, un individu consommait 0.88 caribous par mois (calcul de la prise alimentaire en fonction de l’âge et du poids de la proie en Kg par loup par jour). Une meute est habituellement constituée d’adultes, de jeunes adultes de 10 à 54 mois apparentés ou non ainsi que les jeunes de la portée de l’année ( 4 à 5 louveteaux en moyenne, 13 au maximum), le tout encadré par le couple alpha (reproducteur) et par les éléments subalternes. Ce regroupement n’est pas uniquement lié à la sélection de parentèle puisqu’on n’explique pas le rassemblement des louvards ou des individus non apparentés. Malgré l’existence de 90 % d’ espèces carnivores solitaires, on peut se demander pourquoi les loups vivent en groupe ? On en déduit qu’ils doivent en tirer un avantage jusqu’à un certain nombre où les inconvénients et coûts à cette vie en société deviennent supérieurs aux bénéfices. Dans cette étude les chercheurs ont travaillé sur un fait qui n’avait jamais été pris en compte : l’abandon de nourriture aux charognards ou encore le vol de nourriture par ceux-ci. On peut effectivement supposer que si les charognards (ici Corvus corax ) sont nombreux, il pourrait s’exercer une forte pression sur les groupes de petite taille ou les individus solitaires, conférant donc à la capacité à former des meutes un avantage sélectif (augmentation du taux de réussite lors de la chasse, plus de nourriture par individus, plus de protection contre les charognards …). Les corbeaux sont surtout présents sur les cadavres de grosses proies (type caribou coucou), ce qui semble logique car les restes sur une souris après le passage d’un loup ne sont pas importants. Les individus de la meute contrôlent les arrivées et les départs de celle-ci en fonction des ressources disponibles et du degré de parenté entre les membres du clan afin d’éviter la consanguinité. Face à ce comportement, les chercheurs se sont posés deux questions : Pourquoi les théories prévoient une taille des meutes très inférieure aux résultats observés ? La corrélation avec les abandons aux corbeaux peut elle réduire cette différence ?Ceci prouverait donc que l’économie de l’exploration du milieu en groupe favoriserait bien la formation de meutes importantes chez les loups. Interactions entre loups et corbeaux :En Amérique du Nord, les corbeaux sont toujours présents sur les proies de grande taille prédatées par les loups, on dénombre ainsi 6 à 25 voir plus de 100 Corvus corax par carcasse. Ils prélèvent tout de même 0,5 à 2kg de viande par corbeaux sur des carcasses de grandes proies, ce qui peut représenter jusqu’à 50% de la viande sur un caribou de 300kg. De plus, les interactions sont tellement fortes que les meutes sont suivies même en l’absence de proies. Par conséquent, lors de leurs repas, les loups doivent manger vite ou rester à proximité de la carcasse pour la défendre des charognards car il est coûteux d’un point de vue énergétique de les repousser, donc la prise alimentaire d’un loup sur un caribou avoisine la limite métabolique compte tenu de l’effort fourni pendant la chasse. Il faut noter que 20 à 30% des loups meurent par an de façon naturelle, ceci étant du surtout à la famine où a des issues de combats contre des intrus pour protéger la nourriture. Les chercheurs ont estimés qu’ en présence de corbeaux, les loups sont obligés de chasser 2 fois plus, le but de cette publication est donc de prouver que ces pertes sont diminuées lors de la vie en groupe. Discussion :Les calculs mettent en jeu l’influence des corbeaux sur le taux de prédation des meutes de loups. Ils prennent en compte le nombre de loups puis la perte aux charognards estimée en poids brut et l’influence qu’ont ceci sur le taux de consommation journalière nécessaire pour contrebalancer les coûts de ce mode de vie. Ils en déduisent que si cette perte est importante (20 kg de prélevés par les charognards), le ^G augmente beaucoup et peut expliquer pourquoi on trouve des meutes de loup de taille importante. En effet, la perte en kg/jour/loup pendant la vie en société est contrebalancée par la défense des carcasses contre les charognards qui est alors plus efficace quand les loups sont plus nombreux. Les loups maximiseraient effectivement leur succès à la chasse en évoluant en meutes importantes car la nourriture préservée des charognards est en quantité suffisante pour contrebalancer les coûts de la vie en société. Les corbeaux ont la même distribution géographique que les loups, ces observations permettent d’expliquer pourquoi la prédation des loups est 3 fois plus importante dans des régions où les proies sont grosses (10kg de plus/loup/jour ) car le surplus est sûrement perdu aux charognards. Le corbeau est alors considéré comme un cleptoparasite. Chez les autres espèces carnivores, on observe le partage avec les membres du groupe plutôt que céder ses prises aux cleptoparasites, comme le Lycaon où l’exemple serait le plus flagrant. Pour les espèces solitaires, les petits carnivores mangeant de petites proies ne laisseraient pas assez de nourriture aux charognards pour les intéresser et les grands carnivores comme le guépard, cachent leur nourriture pour éviter le pillage par des charognards. Conclusion :La défense du territoire de la meute pousserait donc les loups à vivre en groupe, cependant, pendant la durée de l’expérience, le meilleur territoire (ratio alimentaire/superficie) était occupé par une meute de seulement deux loups, ce qui nous fait penser que cette explication n’est pas valable, au moins pour Isle Royal. Les chercheurs ont estimés que les distances parcourues par jour pour le fourragement augmentent avec la taille de la meute. Donc comme une grande meute se déplace plus, il est probable qu’elle tue plus.Or, le taux de rencontre lui ne bouge pas : dans des groupes de cette taille (10 à 16 loups), il faut 17,9 chasses pour la mise à mort d’un caribou. Enfin, pour répondre à la question, on peut dire que l’influence des charognards semble participer à la cohésion des grandes meutes (selon les calculs, n>2 loups). Cependant la vie en meute ne s’explique pas seulement sur ce point. En ce qui concerne la publication, les explications sur la quantification des attaques de loup, de leur nombre,… sont très nombreuses, les informations sur les corbeaux sont toutes des suppositions alors que les observations ont durées 30 ans. De plus, sont pris en compte des meutes de moins de 18 loups alors que des regroupements de 42 loups ont déjà été observés, les impacts impliquant alors la mise à mort de plusieurs proies par attaque. Pour finir il n’y a pas d’étude lors de la période de gestation de la femelle alpha, or nous savons que le comportement de celle-ci y compris de la meute change (surtout les besoins alimentaires) et donc la mise en forme de la chasse. (source : loup.org) |
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 | Sujet: Re: Le loup en détail Mer 11 Fév 2009, 15:01 | |
| Les loups noirs ont du chien Si certains loups ont le pelage noir, ce serait grâce aux chiens, selon une nouvelle étude génétique. Dans les contes enfantins le (...) loup est souvent représenté avec le poil noir, plus effrayant, pourtant dans la nature cet animal a le plus souvent une robe claire, surtout dans les grands espaces enneigées de la toundra. La couleur foncée des loups serait en fait un ‘cadeau’ des chiens, cousins domestiqués par l’homme il y a au moins 15.000 ans en Asie, selon une étude publiée aujourd’hui par la revue Science. Intrigués par l’abondance de loups noirs dans les forêts d‘Amérique du Nord, des généticiens américains ont cherché dans le patrimoine génétique de ces animaux sauvages la mutation liée à la fourrure foncée. Greg Barsh (Stanford University, Californie) et ses collègues ont collecté des échantillons d’ADN de 41 loups gris et blancs du grand Nord canadien, ainsi que de 224 loups gris et noirs du parc de Yellowstone. Ils les ont comparés avec l’ADN de chiens domestiques et de coyotes. Chez le chien domestique, la mutation génétique responsable de la couleur noire du poil est située sur un gène lié à l’immunité, qui permet la fabrication d’une protéine (défensine beta) connue pour son rôle antimicrobien. Les chercheurs ont retrouvé chez les loups et les coyotes noirs cette même mutation, absente chez les loups au pelage clair. Très répandue chez les loups des forêts, cette mutation procure sans doute un avantage aux animaux, estiment les chercheurs. Avantage qui ne serait pas directement lié à la couleur mais peut-être au système immunitaire. De futures recherches devraient répondre à cette question. Il n’est pas totalement exclu que la mutation liée à la couleur noire soit d’abord apparue chez les loups il y a plusieurs dizaines de milliers d’années, qu’elle ait ainsi été transmise aux chiens domestiqués par l’homme avant de s’éteindre dans la population sauvage. Quoi qu’il en soit, les loups noirs étant peu nombreux hors du continent nord-américain, les chercheurs supposent que la mutation a été introduite dans la population sauvage du Nouveau Monde par des chiens venus avec les premiers habitants du continent, il y a plus de 10.000 ans. Les loups d’Amérique devraient donc à leur croisement avec des chiens un gène qui leur procure un avantage sélectif. (Sources : FERUS) |
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