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 Grand Livre de la Mythologie Grecque et Romaine

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Yellowstone
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MessageSujet: Grand Livre de la Mythologie Grecque et Romaine   Ven 02 Sep 2005, 09:37

Le zodiaque


Définition : c’est l’ensemble des lieux célestes parcourus dans l’année par le Soleil. Le Zodiaque est divisé en douze parties, ou signes, qui symbolisent chacune un mythe, une légende ou la figure d’une constellation.

1-Le Zodiaque chez les grecs et les romains de l’Antiquité

Le Bélier est celui-là même qui, dans la mythologie, porte la Toison d’or.
Le Taureau est l’animal qui enleva Europe.
Les Gémeaux rappellent le souvenir des Dioscures : Castor et Pollux.
Le Cancer, gigantesque écrevisse, fut envoyé par Héra pour mordre Héraclès.
Le Lion n’est autre que celui que Héraclès tua à Némée.
La Vierge figure, pour les uns, Astrée, pour les autres, Erigoné.
La Balance est l’attribut par excellence de la justice.
Le Scorpion est l’animal qui fut dépêché par Artémis pour piquer Orion.
Le Sagittaire est l’image du centaure Chiron.
Le Capricorne est l’emblème de la chèvre Amalthée, nourrice de Zeus.
Le Verseau s’assimile avec Ganymède.
Les Poissons commémorent ceux qui transportèrent sur leur dos Cupidons et Aphrodite, pourchassés par Typhon.



2-Le voyage du Zodiaque

Bélier : constellation zodiacale de l’hémisphère boréal, visible les nuits d’automne et d’hiver.
Taureau : constellation zodiacale de l’hémisphère boréal, visible les nuits d’automne et d’hiver.
Gémeaux : constellation zodiacale de l’hémisphère boréal, visible les nuits d’automne et d’hiver.
Cancer : constellation zodiacale de l’hémisphère boréal, visible les nuits d’hiver et de printemps.
Lion : constellation zodiacale de l’hémisphère boréal, visible les nuits d’hiver et de printemps.
Vierge : constellation zodiacale à cheval sur l’équateur céleste, visible les nuits de printemps.
Balance : constellation zodiacale de l’hémisphère austral, visible les nuits de printemps et d’été.
Scorpion : constellation zodiacale de l’hémisphère austral, visible les nuits d’été.
Sagittaire : constellation zodiacale de l’hémisphère austral, visible les nuits d’été, à l’horizon.
Capricorne : constellation zodiacale de l’hémisphère austral, visible les nuits d’été.
Verseau : constellation zodiacale au sud de l’équateur céleste, visible les nuits d’été et d’automne.
Poisson : constellation zodiacale de l’hémisphère austral, visible les nuits d’été et d’automne.



3-La vision des astrologues

L’horoscope : pour étudier le caractère et le devenir de quelqu’un, l’astrologue analyse l’heure, le lieu et le date de sa naissance, puis la position des planètes.

Bélier (21 mars – 20 avril) : signe de feu.
Caractère : énergique, courageux, se passionne facilement. Il sous-estime souvent les difficultés.

Taureau (21 avril – 20 mai) : signe de terre.
Caractère : calme, méditatif, parfois possessif. Il sait faire face aux problèmes.

Gémeaux (21 mai – 21 juin) : signe d’air.
Caractère : intelligent, curieux, intuitif et plein de fantaisie. Il a tendance à se montrer superficiel et à se disperser.

Cancer (22 juin – 22 juillet) : signe d’eau.
Caractère : sensible et affectueux, romantique et créatif, parfois timide et un peu distrait.

Lion (23 juillet – 23 août) : signe de feu.
Caractère : ambitieux et audacieux, souvent égocentrique. Il sait ce qu’il veut et réussit à charmer.

Vierge (24 août – 22 septembre) : signe de terre.
Caractère : précis, méditatif, fiable, il sait être logique. Il manque parfois de spontanéité.

Balance (23 septembre – 23 octobre) : signe d’air.
Caractère : idéaliste, charmeur, il aime les belles choses. Il se révèle souvent futile et superficiel.

Scorpion (24 octobre – 22 novembre) : signe d’eau.
Caractère : fascinant et mystérieux, il est intelligent et analytique. Il se montre parfois jaloux et possessif.

Sagittaire (23 novembre – 21 décembre) : signe de feu.
Caractère : loyal et désintéressé, franc et optimiste. Il perd facilement patience.

Capricorne (22 décembre – 20 janvier) : signe de terre.
Caractère : travailleur et tenace, il a le sens du devoir. Il se montre parfois froid et distant.

Verseau (21 janvier – 19 février) : signe d’air.
Caractère : indépendant et original, il aime la liberté et les idéaux. Il peut se montrer vaniteux.

Poissons (20 février – 20 mars) : signe d’eau.
Caractère : sensible, aimable, affectueux, il a beaucoup de fantaisie. Il se disperse facilement et manque souvent de volonté.



(Bibliographie : encyclopédie, édition Tormont et dictionnaire de la mythologie grecque et romaine)
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MessageSujet: Re: Grand Livre de la Mythologie Grecque et Romaine   Ven 21 Oct 2005, 13:32

LEXIQUE


(L’équivalent du nom grec en latin, s’il y a lieu, est mis entre parenthèses)

Achille : fils de Pélée et de Thétis (fille de Nérée, le Vieil Homme de la mer), il est le plus important des héros grecs de l’Iliade. L’eau du Styx, ou fleuve infernal, rendant invulnérable tout être qui y était plongé, Thétis y trempa son fils dès sa naissance, en le retenant par un talon. Plus tard, Pâris tua Achille en l’atteignant d’une flèche empoisonnée au talon, seul point vulnérable de son corps.

Adonis : très beau jeune homme aimé d’Aphrodite et de Perséphone qui l’avait élevé. Selon un jugement rendu par Zeus, il passait une partie de l’année avec Perséphone, l’autre avec Aphrodite. Il mourut sous la charge d’un sanglier, vengeance qui aurait été suscité par la jalousie d’Arès, amant d’Aphrodite.

AEétès : fils d’hélio et de l’océanide Perséis ; frère de la magicienne Circé ; roi de Colchide et père de Médée. Il était le gardien de la Toison d’Or.

Agamemnon : frère de Ménélas ; roi d’Argos et de Mycènes, chargé du commandement de l’armée achéenne destinée a attaquer Troie.

Ajax : nom des deux héros grec qui se battirent pendant le siège de Troie. Le premier arracha Cassandre du temple d’Athéna pendant la prise de Troie, en fut puni par la déesse et mourut noyé. Le deuxième, le « Grand Ajax », revendiqua les armes d’Achille à sa mort. Mais elles furent remises à Ulysse. Pendant la nuit, Ajax devint fou et massacra les troupeaux destinés à nourrir les Grec. Le lendemain, désespéré, il se tua.

Alcmène : reine de Tirynthe. Elle engendra Héraclès, fils de Zeus, et Iphiclès, fils d’Amphitryon.

Amazones : peuple de femmes guerrières à cheval, descendant du dieu Arès et de la nymphe Harmonie. Leur reine, Penthésilée, se battant à Troie aux cotés de Priam, fut tuée par Achille.

Amphitrite : Néréide, fille du dieu marin Nérée, elle épousa Poséidon, le dieu de la mer.

Anchise : amant d’Aphrodite et père d’Énée. Son fils le porta sur ses épaules pour le sauver de Troie en flammes, et du massacre.

Andromaque : fille d’Eetion, roi de Thèbes, belle-fille de Priam et fidèle épouse d’Hector dont elle eut un fils, Astyanax.

Andromède : fille de Cassiopée et de Céphée, roi d’Éthiopie. Celui-ci l’attacha à un rocher pour le sacrifier à un horrible serpent, monstre marin qui ravageait la région. Le courageux Persée, qui regagnait sa patrie après avoir décapité méduse, se porta au secours de la princesse. Il trancha la tête du serpent comme il l’avait fait pour méduse, libéra Andromède et la demanda en mariage.

Antée : géant habitant la Libye, fils de Poséidon et de Gaïa, la Terre. Antée était invulnérable tant qu’il restait en contact avec sa mère, c’est-à-dire les pieds sur terre. Héraclès, passant en Libye à la recherche des Pommes d’Or des Hespérides, souleva Antée de terre et l’étrangla.

Antigone : fille d’Œdipe et de Jocaste, elle accompagna son père aveugle en exil.

Aphrodite (Vénus) : déesse de l’amour et de la fécondité, née de l’écume de la mer. Elle était l’épouse d’Héphaïstos, dieu du feu, mais aimait Arès, le dieu guerrier, de qui elle eut Éros, Deimos, Phobos, et Harmione. Elle aima aussi d’autres mortels et dieux, entre autres Anchise, Dioysos et Poséidon. De son union avec hermès naquit Hermaphrodite.

Apollon, appelé aussi Phébus : dieu de la musique et de la divination, fils de Zeus et de Léto, frère d’Artèmis. Son oracle à Delphes était connu ; la prêtresse d’Apollon, la Pythie, y révélait ses prophéties.

Arachné : élève d’Athéna (déesse des tisserandes), experte dans l’art de tisser, elle défia la déesse qui , jalouse de son habileté, la changea en araignée.

Arès (Mars) : dieu de la guerre, fils de Zeus et de Héra. Pendant la guerre de Troie, il combattait aux côtés des troyens, tandis que sa sœur Athéna défendait les Grecs.

Argonautes : héros qui partirent en Colchide sur le navire Argo et prirent part avec Jason à la conquête de la Toison d’Or.

Argos : monstre aux cent yeux qui, par ordre d’Héra, gardait Io changée en génisse. Zeus ordonna de libérer Io et fit tuer Argos par Hermès.

Ariane : fille de Minos, roi de Crète, elle tomba amoureuse de Thésée, héros arrivé d’Athènes pour tuer le Minotaure. Elle lui donna une épée pour tuer le monstre, et une pelote de fil pour qu’il puisse sortir du labyrinthe.

Artémis (Diane) : fille de Zeus et de Léto, sœur jumelle d’Apollon, elle était déesse de la Lune et de la chase. Le fameux temple d’Artémis à Éphèse était l’une des step merveilles du monde.

Ascagne : fils du héros troyen Énée et Créüse. Fuyant Troie, il suivit son père dans son long voyage vers l’Italie où il fonda Albe la Longue.

Asclépios (Esculape) : dieu de la médecine, fils d’apollon et de Coronis, il avait reçu de son père, patron des médecins, le don de guérir. Le serpent devint son symbole.

Astyanax : fils d’Hector (défenseur de la ville de Troie) et d’Andromaque. Lors de la prise de Troie, il était encore enfant. Ménélas le précipita du haut des murailles, Ulysse ayant ordonné de n’épargner aucun descendant mâles de Priam.

Atalante : abandonnée par son père qui ne voulait pas de fille, elle fut élevée par un ourse et devint une grande chasseresse. Elle fut la seule femme à participer à la chasse au terrible sanglier de Calydon, organisée par Méléagre, et blessa le fauve. Après cet épisode, son père la reconnut pour sa fille. Ayant fait vœu de virginité, elle promit à son père d’épouser celui qui la battrait à la course. Mélanion réussit l’exploit en laissant tomber pendant la course trois pommes d’or qu’Aphrodite lui avait données. Atalante s’arrêta pour les ramasser et fut battue.

Athéna (Minerve) : déesse de la Guerre, ainsi que de plusieurs professions et arts, elle naquit de Zeus et de Métis. Zeus ayant avalé Métis enceinte, Héphaïstos lui fendit le crâne. Athéna en sortit déjà adulte et armée. Son animal préféré était la chouette, symbole de la sagesse. Elle accorda sa protection aux Grecs pendant la guerre de Troie, et aida Ulysse, qu’elle aimait profondément, à revenir chez lui, à a Ithaque.

Atlas : titan, fils de Japet et de Clyméné. Pour le punir aux côtés des Géants, Zeus le condamna à soutenir la voûte céleste sur ses puissantes épaules.

Atrée : père d’Agamemnon et de Ménélas (les Atrides), les chefs de l’expédition grecque contre Troie.

Baucis : épouse de Philémon, humble paysan. Avant d’envoyer le déluge sur terre pour punir les humains de leur méchanceté, Hermès et Zeus se déguisèrent en voyageurs. Seuls Philémon et Baucis leur offrirent l’hospitalité. Les dieux les amenèrent sur une montagne pour les sauver des eaux, leur construisirent un temple et, à leur mort, les changèrent en chêne et en tilleul.

Bellérophon : fils de Poséidon et d’Eurynomée, il accomplit maints exploits monté sur Pégase, le cheval ailé que lui seul avait pu dompter. Poussé par l’orgueil, il voulut rivaliser avec les dieux en montant jusqu’à l’Olympe avec Pégase. Zeus envoya un taon piquer le cheval et Bellérophon fut désarçonné. Il survécut à sa chute, mais resta estropié.

Briséis : prisonnière d’Achille lors de la guerre de Troie, elle devint sa favorite. Lorsque Agamemnon, selon le désir d’Apollon, dut la rendre à son père, Achille, par vengeance, refusa de continuer à se battre. Mais lorsque son ami Patrocle mourut, il reprit les armes et Briséis lui fut rendue.

Cadmos : fils d’Agénor (roi de Tyr) et frère d’Europe, jeune fille enlevée par Zeus ; fondateur de Thèbes. L’oracle lui dit un jour d’oublier sa sœur, de trouver une vache marquée au flanc par le signe de la lune, et de bâtir une ville là où elle se reposerait. Mais les hommes de Cadmos furent tués par un dragon alors qu’ils préparaient la construction de la ville. Cadmos attaqua le monstre et le tua. Athéna lui conseilla alors de semer les dents du dragon. De la terre surgirent des hommes armés qui se battirent entre eux. Les cinq survivants devinrent fondateurs de la noblesse thébaine. Cadmos épousa Harmonie, fille d’Arès et d’Aphrodite. Ils eurent de nombreux enfants, dont Ion et Sémélé. A leur mort, ils furent changés par Arès en de grands et inoffensifs serpents.


Dernière édition par le Lun 24 Oct 2005, 11:14, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Grand Livre de la Mythologie Grecque et Romaine   Ven 21 Oct 2005, 13:37

Calchas : prêtre d’Apollon, devin de l’armée grecque pendant la guerre de Troie. Il prédit, entre autres, la durée de la guerre et conseilla aux Grecs de construire le cheval de Troie.

Cassandre : fille du roi troyen Priam et d’Hécube. Apollon tomba amoureux d’elle et lui apprit l’art de la divination, mais Cassandre se refusa à lui. Il la condamna à conserver ses pouvoirs de prophétie, sans jamais être cure.

Cassiopée : reine veine et sotte d’Éthiopie, fille d’Arabos. Sa fille Andromède fut enlevée par les dieux et libérée par Persée, qui avait tué Méduse. Après une longue vie, Cassiopée fut changée en constellation.

Castor : un des Dioscures, fils de Zeus et de Léda, frère jumeau de Pollux. Castor et Pollux sont considérés comme les protecteurs des marins.

Centaures : êtres monstrueux, mi-hommes mi-chevaux, fils de l’union illusoire d’Ixion et d’Héra. A l’exception de Chiron et de Pholos, ils se nourrissent de chair crue et avaient des mœurs brutales et paillardes.

Charités (Grâces) : divinités mineures, filles de Zeus et d’Eurynomé, compagnes d’Aphodite. Toutes trois, Aglaé, Euphrosyne et Thalie, personnifient la beauté, la douceur et l’amitié.

Charon : fils d’Érèbe ( les Ténèbres) et de Nyx (la nuit). Moyennant une obole, il faisait passer les âmes des morts sur l’autre rive de l’Achéron. C’est pour cette raison que les Grecs enterraient leurs morts avec une pièce de monnaie dans la bouche.

Chimère : produit de l’union de Typhon et d’Échidna. Monstre à tête de loin, à corps de chèvres et à queue de serpent, qui soufflait des flammes. Bellérophon, monté sur Pégase, la cribla de flèches et la tua.

Chiron : fils de Cronos et de Philyra. Le plus sage des Centaures, il enseignait la musique et la médecine. Il fut le tuteur de plusieurs héros, dont Achille et Jason. Il fut tué par une flèche trempée dans le sang de l’Hydre de Lerne, après l’attaque d’Héraclès contre les Centaures.

Circé : fille d’Hélios et de Persé. Magicienne puissante de l’île d’AEaea. Elle transforma les compagnon d’Ulysse en pourceaux, à l’exception d’Euryloque.

Clyméné : une des Océanides, épouse du Titan Japet, mère d’Atlas, de Prométhée et d’Épiméthée. De son union avec hélios naquirent Phaéton et les Héliades.

Clytemnestre : sœur d’Hélène de Troie, de Castor et de Pollux. Elle épousa Agamemnon et donna naissance à Oreste, Iphigénie, Électre, et Chrysothémis. Avec Égisthe, son amant, elle tua Agamemnon et Cassandre, sa concubine.

Coeos : géant de la race des Titans, fils d’Ouranos et de Gaïa.

Coré (Proserpine) : fille de Déméter.

Cronos (Saturne) : Titan, fils d’Ouranos et de Gaïa, père de Zeus. Après avoir vaincu son père, il devint maître du monde et épousa Rhéa. Afin d’éviter que l’un des ses fils ne le détrône à son tour, il les dévorait à la naissance. Rhéa sauva Zeus qui, une fois adulte, vainquit Cronos et lui fit vomir les cinq enfants dévorés auparavant, toujours vivant.

Cyclopes : géants ayant un seul œil au milieu du front. Serviteurs de Zeus, ils fabriquaient la foudre. Le plus connu d’entre eux, Polyphème, fut aveuglé par Ulysse.

Danaé : fille d’Acrisios, roi d’Argos. Zeus s’unit à elle sous forme d’une pluie d’or ; de cette union naquit persée. Danaé provoquerait la mort d’Acrisios, celui-ci enferma Danaé et son jeune fils dans un coffre et les abandonna en mer. Ils furent sauvés par Polydectès, roi de l’île de Sériphos.

Danaos : de diverses femmes, il eut cinquante filles avec lesquelles il s’enfuit de Libye, craignant son frère Égypto et ses cinquante fils. Il toucha terre à Argos et en devin roi.

Daphné : fille du fleuve Pénée, en Thessalie. Nymphe et vierge chasseresse aimée d’Apollon, elle essaya de le fuir. Arrivée aux rives du Pénée, elle pria le dieu du fleuve de la sauver ; celui-ci la changea en laurier.

Dédale : habile artisan athénien, il tua son neveu Talos, celui-ci s’étant montré encore plus ingénieux que lui. Il se réfugia en Crète et y construisit le Labyrinthe, où Minos enferma le Minotaure. Après avoir fabriqué le fil qui permit à Thésée de s’en échapper (avec l’aide d’Ariane), il y fut enfermé à son tour avec son fils Icare.

Déjanire : seconde épouse d’Héraclès, elle fut enlevée par le Centaure Nessos. Blessé à mort par Héraclès, Nessos donna un peu de son sang à Déjanire, lui disant que son sang lui assurerait l’amour de son mari s’il venait à décliner. Lorsque Déjanire revêtit Héraclès d’une tunique imprégnée du sang du Centaure, le héros fut brûlé à mort. Déjanire se tua de désespoir.

Delphes : ville abritant le temple d’Apollon où la prêtresse Pythie, inspirée par le dieu, entrait en transes et proférait des paroles et des cris interprétés par les prêtres comme le réponse d’Apollon.

Déméter (Cérès) : fille de Cronos et de Rhéa, sœur de Zeus, déesse de la Terre et divinité de la fertilité. Hadès, roi des enfers, lui enleva sa fille Perséphone, qu’elle avait eue de Zeus. Ne pouvant la faire revenir, Déméter obtint de Zeus que Perséphone revint sur terre le printemps et l’été de chaque année.

Didon : fille de Mutto, roi de Tyr. Après que son frère Pygmalion eut tué son époux, elle s’enfuit jusqu’en Afrique où elle fonda Carthage. Lorsque Énée y aborda, elle tomba amoureuse de lui, mais ne put le retenir. Après son départ, elle se suicida.

Dionysos (Bacchus) : fils de Zeus et de Sémélé, dieu de la force vitale, du vin et de l’extase libératrice. Sa mère mourut, consumée par le feu divin, parce qu’elle avait voulu voir Zeus dans toute sa splendeur. Poursuivi par Héra, l’épouse de Zeus, Dionysos erra en Afrique et en Asie. Maints fidèles le suivaient , surtout des femmes, en processions tumultueuses.

Dioscures : les jumeaux Castor et Pollux, fils de Zeus et de Léda. Ils enlevèrent Phoebé et Hilaera, filles de leur oncle Leucippos, déjà fiancées à deux de leurs cousins. Pendant le conflit qui s’ensuivit, Castor fut tué. Les dieux permirent aux deux frère inséparables de passer, chacun à son tour, un jour au palis d’Hadès, un jour sur l’Olympe.

Énée : fils d’ Anchise, un mortel, et de la déesse Aphrodite. Il participa à la guerre de Troie et conduisit les survivants en Italie, guidé par sa mère. Après maintes aventures, racontées par Virgile dans l’Énéide, il aborda dans le Latium, où il épousa Lavinia, fille du roi Latinus. Sa descendance est à l’origine du peuple romain.

Éole : dieu des vents, il les gardait enfermés dans une grotte des îles Éoliennes, et pouvait les libérer comme il voulait, ou à la demande des dieux.

Érinyes (Furies) : terribles divinités des enfers, esprits femelles de la justice et de la vengeance, nées des gouttes de sang d’Ouranos qui tombèrent sur Gaïa. Elles persécutaient ceux qui attentaient aux lois de la nature et aux droits parenté (parricide ou meurtre d’un frère ou d’un allié).

Éris : déesse de la discorde, fille de Nyx (la nuit). Lors du mariage de Thétis et de Pélée, elle lança une pomme d’or au milieu de la foule, promise à la plus belle. Le jugement rendu fut à l’origine de la guerre de Troie.

Éros (Cupidon) : dieu de l’amour, fils d’Aphrodite et de son amant, Arès. Il est représenté comme un très beau jeune homme, fort et musclé, ou encore comme un enfant ailé portant un carquois rempli de flèches. Il pouvait inspirer l’amour ou le décevoir, chez les dieux comme chez les mortels.

Europe : fille du roi de Phénicie, sœur de Cadmos. Elle fut enlevée par Zeus, transformé en beau taureau blanc. De leur union naquirent Minos, Rhadamante et Sarpédon.

Eurydice : une des Dryades (nymphes de arbres), épouse d’Orphée.

Eurynomé : fille d’Océan et de Thétys, elle s’unit à Zeus et conçu les charités.

Eurysthée : roi de Mycènes, il dicta les douze travaux qu’Héraclès devait accomplir
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MessageSujet: Re: Grand Livre de la Mythologie Grecque et Romaine   Ven 21 Oct 2005, 13:41

Gaïa : née du Chaos primordial, elle représente la Terre. Elle dona naissance à Ouranos (le Ciel), Pantos (le Flot) et aux montagnes. Elle s’unit à Ouranos et donna naissance aux Titans.

Galatée : une des Néréides, fille de Nérée et de Doris, aimée du cyclope Polyphème.

Ganymède : prince troyen légendaire d’une extraordinaire beauté. Zeus, se changeant en aigle, l’enleva et l’emporta sur l’Olympe pour en faire son échanson.

Géants : fils de Gaïa et d’Ouranos. Monstres d’aspect effroyable, ils déclarent la guerre aux dieux de l’Olympe, mais furent vaincus.

Gorgones : Sthéno, Euryalé et Méduse. Elles avaient une chevelure de serpents, des défenses de sanglier et des ailes d’or. Elles changeaient en pierre quiconque les regardait. Seule méduse était mortelle.

Grées : inquiétantes sœurs des Gorgones. Leur nom signifie « vieilles femmes » ; elles étaient aveugles, édentées, et ne possédaient qu’un seul œil et une seule dent qu’elles se partageaient. Elles vivaient dans une grotte, sur les flancs de l’Atlas, là où le soleil ne brille jamais.

Hadès (Pluton) : fils de Cronos et de Rhéa, il mena, avec ses frères Zeus et Poséidon, une lutte contre les Titans (dont son père). Il devint ainsi dieu des morts et des Enfers. Il enleva Perséphone et l’épousa.

Harmonie : fille d’Arès et d’Aphrodite, elle épousa Cadmos roi de Thèbes. Tous les dieux assistèrent à leur mariage. Les cadeaux offerts par Cadmos (robe et collier) allaient porter malheur à leurs descendants.

Harpyes : monstres (trois ou quatre) au corps de rapace, à tête et buste de femme. Elles étaient des « ravisseuses » d’enfants et d’âmes.

Hébé : fille des Zeus et d’Héra, elle servait le nectar aux dieux de l’Olympe. Symbole de l’éternelle jeunesse, elle fut la compagne céleste d’Héraclès lorsque celui-ci mourut et regagna l’Olympe.

Hector : fils de Priam et d’Hécube, époux d’Andromaque, le plus courageux des défenseurs de Troie. Il fut tué par Achille.

Hécube : épouse de Priam, roi de Troie. Elle lui donna dix-neuf enfants, dont Pâris, Hector et Cassandre.

Hélène : fille de Zeus et de Léda, et épouse de Ménélas, roi de Sparte. Elle était considérée comme la plus belle femme du monde. Son enlèvement par le Troyen Pâris fut à l’origine de la guerre de Troie.

Hélios : divinité personnifiant le Soleil, fils d’Hpérion et de Théia.

Héphaïstos (Vulcain) : dieu du feu, maître des forges, fille de Héra qui l’avait engendré sans intervention masculine, époux d’Aphrodite. Il était boiteux, mais très habile, et forgeait les foudres de Zeus, ainsi que les armes des dieux et des héros.

Héra (Junon) : fille de Cronos et de Rhéa, unique épouse légitime de Zeus et reine du ciel. Elle personnifiait le mariage. Elle engendra Arès, Héphaïstos, Hébé et Ilithye. Offensée du jugement de Pâris qui lui préféra Aphrodite, elle prit parti pour les Grec pendant la guerre de Troie.

Héraclès (Hercule) : fils de Zeus et d’Alcmène. Dans un moment de folie provoqué par Héra, il tua sa femme et ses enfants. Afin d’expier son crime, il dut accomplir douze travaux imposés par Eurysthée, roi de Mycènes :
1) tuer le lion de Némée,
2) supprimer l’Hydre de Lerne, monstre à plusieurs têtes,
3) faire prisonnière la biche de Cérynie,
4) capturer le sanglier d’Erymanthe,
5) nettoyer les écuries du roi Augias,
6) abattre les oiseaux du lac Stymphale,
7) capturer le taureau de Crète,
8 ) s’emparer des juments de Diomède,
9) conquérir la ceinture de la reine des Amazones,
10) capturer les troupeaux de bœufs de Géryon,
11) voler les pommes d’or des Hespérides,
12) descendre aux Enfers et en ramener le chien Cerbère.
Le héros mena ces travaux à bien, mais mourut brûlé en enfilant une tunique trempée par sa femme Déjanire dans le sang du Centaure Nessos.

Hermès (Vesta) : fils de Zeus et de Maïa. Messager de Zeus. Il est représenté avec des sandales ailées ; il était guide des voyageurs et conducteur des âmes des morts, dieu du vol et du mensonge, patron des orateurs et des commerçants, dieu berger et dieu de la santé.

Hespérides : filles de la Nuit et d’Atlas, elles étaient les nymphes du Couchant. Elles habitaient le jardin magique des dieux et gardaient, avec l’aide du dragon Ladon, l’arbre qui portait les pommes d’or.
Hestia (Vesta) : fille de Cronos et de Rhéa, sœur de Zeus, elle était le déesse du foyer, incarnait la stabilité religieuse et sociale, la continuité de la civilisation.

Homère : plus grand poète mythique à qui on attribue l’Iliade et l’Odyssée, qui furent écrits aux environs de 850 av.J-C., peut-être dans la ville de Smyrne. On a longtemps mis en doute son existence : les poèmes qu’on lui attribuait pouvaient être de différents auteurs qui aurait transmis les apports disparates de la traditions.

Hyperboréens : peuple bienheureux qui avait au-delà du Nord le plus lointain. Apollon, adulte à 7 jours, s’y rendit sur un char attelé à des cygnes, y instaura son culte, puis retourna en Grèce. Les Hyperboréens ne connaissaient ni la maladie ni la mort.

Hypérion : Titan, fils d’Ouranos et de Gaïa, il épousa sa sœur Théia avec qui il engendra Hélios (le Soleil), Eos (l’Aurore) et Séléné (la Lune).

Icare : fils de Dédale (constructeur du labyrinthe où était enfermé le Minotaure). Furieux que Thésée ait pu s’enfuir après avoir tué le Minotaure, Minos (roi de Crète) s’en prit à Dédale et l’enferma dans le labyrinthe avec son fils. Pour fuir, Dédale fabriqua des ailes avec de la cire et des plumes. Tous deux s’envolèrent vers la Sicile. Dédale y arriva sain et sauf, mais Icare s’approcha trop près du soleil ; la cire fondit et il fut précipité dans la mer où il se noya.

Io : fille d’Inachos et de Mélia ; princesse d’Argos et prêtresse d’Héra. Zeus l’aima, puis la changea en génisse pour la sauver de la vengeance de héra. Mais celle-ci ne se laissa pas tromper et la confia à la garde d’Argos, monstre aux cent yeux. Hermès la libéra et elle s’enfuit en Asie par le détroit du Bosphore, ou « passage de la vache ».

Iphigénie : fille d’Agamemnon et de Clytemnestre. Lorsque le guerre de Troie tourna en faveur des Troyens, la déesse Artémis demanda le sacrifice d’Iphigénie afin qu’elle favorise l’armée grecque. Agamemnon dut accepter. Artèmis eut pitié de la jeune fille et lui substitua une biche ; elle transforma Iphigénie en Tauride, où elle en fit sa prêtresse.

Iris : déesse, fille du Titan Thaumas et de l’Océanide Électre. Messagère des dieux, elle symbolise l’arc-en-ciel qui relie le Ciel et le Terre.

Janus : dieu romain à deux visages, lesquels indiquaient l’entrée et le sortie sur les portes. Son temple, à Rome, possédait 2 entrées fermées en tems de paix, ouvertes en temps de guerre. Il ouvre l’année (mois de janvier).

Japet : fils d’Ouranos et de Gaïa, il épousa Clyméné, une Océanide, qui lui donna les Titans Atlas, Prométhée, Épiméthée et Ménoetios.

Jason : fils d’Aeson, roi de Iolcos, en Thessalie. À la mort de son père, son oncle Pélias usurpa le trône, et Jason grandit loin du palis royal, auprès du centaure Chiron. Adulte, il retourna à Iolcos et revendiqua le trône ; Pélias lui promit de lui restituer s’il rapportait la Toison d’Or. L’entreprise était difficile, mais Jason la mena à bien grâce à l’aie de ses compagnons (les Argonautes) et de la magicienne Médée. Il retourna à Iolcos et tua l’usurpateur.

Jocaste : épouse de Laïos, roi de Thèbes, dont elle eut un fils, Œdipe, qui fut élevé loin d’elle. Devenue veuve, elle épousa l’étranger qui avait libéré Thèbes du Sphinx. Apprenant que son nouvel époux n’était autre que son fils et que celui-ci était aussi l’assassin de Laïos, Jocaste se pendit.
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MessageSujet: Re: Grand Livre de la Mythologie Grecque et Romaine   Ven 21 Oct 2005, 13:44

Ladon : dragon qui gardait les pommes d’or du Jardin des Hespérides. Il fut tué par Héraclès.

Laerte : père d’Ulysse.

Laïos : fils de Labdacos et roi de Thèbes, il fut tué par son fils Œdipe qui ne l’avait pas reconnu.

Lapithes : peuple de Thessalie dont le roi, Pirithoos, était grand ami de Thésée. Pendant les noces de Pirithoos et d’Hippodamie, un combat acharné se déclencha entre les Lapithes et les Centaures, ces derniers ayant voulu enlever la mariée et ses suivantes. La victoire revint aux Lapithes.

Lares : dieux romains, adolescents, portant une corne d’abondance. A Rome, ils veillaient sur les carrefours et protégeaient les foyers.

Léda : épouse de Tyndare, roi de Perse, elle eut de lui Clytemnestre et Castor, et Zeus, Pollux et Hélène.

Léto : descendante des Titans, aimée de Zeus dont elle eut Artémis et Apollon.

Maia : aînée des Pléiades, fille d’Atlas et de Pléioné. De Zeus, elle eut Hermès.

Mânes : chez les Romains, nom des âmes des morts qui sont en Enfers.

Médée : magicienne, fille d’AEétès, roi de Colchide, qui aida Jason à s’emparer de la toison d’Or et à regagner le trône de Iolcos, usurpé par Pélias. Quand Jason épousa Glaucè, Médée tua sa rivale, ainsi que ses propres enfants, puis s’enfuit d’Athènes sur le char d’Hélios tiré par des dragons.

Mélampous : mortel ayant le don de prophétie et comprenant le langage des animaux. Il réussit à guérir les filles de Proetos, roi d’Argos, que Dionysos avait frappées de folie. En récompense, il épousa un des filles du roi.

Méléagre : fils d’Althée et d’OEnée, roi de Calydon. Avec des compagnons (dont les frères de sa mère et Atalante), il tua le sanglier de Calydon. Il remit la dépouille à Atalante, ce qui provoqua la colère de ses oncles. Méléagre les tua. Sa mère, Althée, pour venger ses frères ; le fit mourir.

Ménélas : roi de Mycènes, frère d’Agamemnon et époux d’Hélène. Quand Pâris enleva Hélène pour l’emener à Troie, Ménélas partit avec d’autres princes grecs pour venger l’offense. Après dix ans de siège et la destruction de Troie, il ramena Hélène en Grèce.

Métis : fille d’Océan et de Thétis, première épouse de Zeus.

Midas : roi de Phrygie, fils de Gordias et de Cybèle, il demanda à Dionysos le pouvoir de changer en or tout ce qu’il touchait. Il s’aperçut vite de son erreur. Il ne pouvait plus manger, la nourriture devenant e l’or, il ne pouvait plus caresser ses enfant sans les transformer en statues… Il implora Dionysos de lui retirer ce don, et, pour en être libéré, dut plonger dans l’eau du Pactole.

Minos : roi de Crète, fils de Zeus et d’Europe, mais élevé par le roi de Crète, Astérios. A cause d’une vengeance de Poséidon, son épouse Pasiphaé conçut une passion pour un taureau et, de leur union, naquit un monstre, le Minotaure, qui avait un corps d’homme et une tête de taureau. Minos, honteux, l’enferma dans le Labyrinthe. Après avoir soumis la ville d’Athènes, le roi exigea chaque année une rançon, sept jeunes filles et sept jeunes hommes destinés à nourrir le Minotaure. Minos devint juge aux Enfers, avec son frère Rhadamanthe.

Minotaure : monstre à corps humain et à tête de taureau, qui se nourrissait de chair humaine. Thésée le tua, aidé par Ariane.

Mnémosyné : Titanide, fille d’Ouranos et de Gaïa, elle représenté la mémoire. Elle s’unit à Zeus et enfanta les neufs Muses.

Moires (Parques) : filles de Zeus et de Thémis, elles étaient des fileuses divines. Clôtho tenait la quenouille et filait la destinée à la naissance, Lachésis tournait le fuseau, enroulait le fil de l’existence, et Atropos coupait le fil et déterminait la mort.

Morphée : un des mille fils d’Hypnos, le Sommeil. Il dispense le sommeil en touchant chacun d’une fleure de pavot, et suscite les rêves, dans lesquelles il prend la forme de divers personnages.

Muses : filles Zeus et de Mnémosyné (la Mémoire), elles dansaient et chantaient, guidées par le dieu Apollon. Clio était l’inspiratrice de l’Histoire, Euterpe, de la musique, Thalie, de la comédie,Melpomène, de la tragédie, Erato, de la lyrique chorale, Terpsichore , de la danse, Uranie, de l’astronomie, Polhymnie, de la pantomine, Calliopé, de la poésie lyrique.

Narcisse : fils du Céphise, fleuve de Béotie, et de la nymphe Liriopé. Très beau jeune homme qui ne rendit pas la passion qu’avait pour lui la nymphe Echo, laquelle se laissa dévorer par la douleur, seule sa voix resta. Némésis condamna Narcisse à contempler et à aimer sa propre image, reflétée par la source du Mont Hélicon. Là où il mourut, de cet amour impossible le narcisse surgit de terre.

Nausicaa : fille d’Alcinoos, roi des Phéaciens. Selon la volonté d’Athéna, Ulysse fit naufrage sur la plage où elle jouait. Nausicaa lui donna des vêtements, le conduisit au palais de son père où il reçut nourriture et gîte avant de poursuivre son voyage.

Némésis : déesse, fille de Nyx (la Nuit). Elle personnifie la vengeance des dieux, punit les crimes et les amants cruels. Aimée de Zeus, elle prit la forme d’une oie pour le fuir. Lui-même devint cygne et s’unit à elle. Némésis pondit alors un œuf, d’où sortit Hélène.

Nérée : vieux dieu marin, fils de Pontos et de Gaïa, époux de l’Océanide Doris et père des Néréides. Il possédait le pouvoir de changer de forme et le don de prophétie.

Nestor : le plus jeune fils de Nélée (roi de Pylos), et de Chloris dont les frères et sœurs avaient été tués par Artémis et Apollon. Ce dernier se repentit et permit à Nestor de vivre pendant trois générations.

Niké : fille du Titan Pallas et de Styx, personnification de la Victoire, représentée avec des ailes déployées. Elle faisait partie de la première descendance divine et escorta Héraclès vers l’Olympe.

Niobé : fille de Tantale, elle donna à Amphion, roi de Thèbes, sept garçons et sept filles. Elle se vantait d’être supérieure à Léto, qui n’avait donné à Zeus que deux enfants, Artémis et Apollon. Ceux-ci vengèrent l’offense faite à leur mère en tuant tous les enfants de Niobé, sauf deux, Chloris, future mère de Nestor, et un garçon, Amyclas. Niobé fut changée en un rocher d’où jaillissait une source semblable à ses pleurs.

Nymphes : jeunes femmes d’origine divine ou semi-divine, en générale fille de Zeus. Les Dryades étaient les nymphes des arbres, les Néréides et les Océanides vivaient dans la mer, les Naïades, dans les sources et les fontaines, les Oréades, dans les montagnes, les Méliades étaient attachées aux frênes, les Hamadryades, à un arbre en particulier.

Océan : Titan, fils d’Ouranos et de Gaïa. Il représentait l’eau et était le père de tout les fleuves. Il épousa sa sœur Téthys et, ensemble, il engendrèrent les dieux et nymphes des rivières, des lacs et des mers, y compris les 3 000 Océanides.

Œdipe : fils de Laïos, roi de Thèbes, et de Jocaste, il fut éloigné du palais dès sa naissance, un oracle ayant prédit qu’une fois adulte, il tuerait son père et épouserait sa mère. Il grandit à Corinthe, se croyant le fils du roi de cette ville. Adulte, voulant échapper à la prophétie, il s’éloigna de Corinthe. Sur la route, il se querella avec un voyageur et le tua sans savoir que c’était Laïos, son père. Arrivé à Thèbes, il libéra la ville du Sphinx. En témoignage de sa gratitude, la veuve Jocaste devint son épouse, sans savoir qu’elle était sa mère. Lorsqu’il découvrit la vérité, Œdipe se creva les yeux et Jocaste se pendit.

Olympe : montagne de Grèce, sur les confins de la Thessalie et de la Macédoine, considérée comme la demeure des dieux.

Oreste : fils d’Agamemnon et de Clytemnestre. Il était encore enfant quand son père fut tué par Clytemnestre et son amant Egisthe. Adulte, il voulut venger la mort de son père, conseillé par un oracle, tua sa mère et son amant. Il épousa Hermione et fut d’abord roi d’Argos, puis de Sparte, à la mort de Tyndare.

Orion : chasseur géant, fils de Poséidon et d’Euryalé, fille de Minos. Le roi Oenopion lui promit sa fille Méropé s’il débarrassait l’île de Chios des bêtes sauvages, mais il ne tint pas sa promesse. Orion viola alors Méropé, le roi le fit aveugler et jeter sur le rivage. Orion recouvra la vue en marchant vers l’Orient, face au soleil, dont les rayons le guérirent. Selon une des version de sa mort, Artémis le fit piquer au talon par un scorpion parce qu’il avait cherché à la violer. Le scorpion et Orion lui-même furent changer en constellations, et la constellation d’Orion fuit devant celle di Scorpion.

Orphée : fils du roi OEagre et de la muse Calliopé, poète habile, son chant charmait les dieux et les mortels, et apprivoisait les fauves. Il descendit jusqu’à la maison d’Hadès pour reprendre Eurydice, son épouse bien-aimée qui était morte, et charma de sa lyre les dieux des Enfers. Ceux-ci lui permirent de la guider vers le monde des vivants, à condition qu’il ne la regarde pas avant d’avoir atteint le monde supérieur. Ne pouvant résister, Orphée se retourna un peu avant de sortit à la lumière du soleil, et il la perdit à tout jamais.

Ouranos : personnification du ciel étoilé engendré par Gaïa. Il s’unit à sa mère et de cette union naquirent les Titans, les Titanides, les Cyclopes, les Hécatonchires, le Géants et les Erinyes. Il fut détrôné par son fils Cronos, qui perdit à son tour le pouvoir aux mains de son dernier né, Zeus.
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MessageSujet: Re: Grand Livre de la Mythologie Grecque et Romaine   Ven 21 Oct 2005, 13:47

Pan : dieu des troupeaux, des bergers et de la fécondité. Il jouait de la syrinx (flûte de Pan) et était le joyeux compagnon des nymphes. Il avait les membres inférieurs d’un bouc, le torse velu, la face barbue et deux petites cornes sur la tête.

Pandore : façonnée par Héphaïstos à l’image des déesses, elle fut envoyée par Zeus comme châtiment aux humains. Les dieux lui confièrent une jarre contenant tout les maux, qu’elle ne devait ouvrir en aucun cas. Pandore, curieuse, souleva le couvercle, et tous les maux que Zeus y avait enfermés (guerres, vices, maladies..) se répandirent sur la Terre. Seule l’Espérance resta au fond de la jarre, et demanda qu’on la fasse sortir pour soulager les peines des mortels.

Pâris : très beau fils d’Hécube et de Priam, roi de Troie. Choisi par les dieux comme juge entre Héra, Athéna et Aphrodite, il donna la pomme d’or, dédiée «à la plus belle », à Aphrodite, laquelle lui avait promis l’amour de la plus belle des mortelles, Hélène. Mais celle-ci était l’épouse de Ménélas. Pâris l’enleva, ce qui provoqua la guerre de Troie.

Patrocle : héros de la guerre de Troie et ami d’Achille. Il fut tué par Hector alors qu’il avait revêtu l’armure d’Achille. Sa mort détermina le retour d’Achille au combat.

Pégase : symbole de l’inspiration poétique, cheval ailé né du sang de Méduse quand Persée lui trancha la tête. Il fut dompté par Bellérophon et l’aida à tuer Chimère.

Pénélope : fille d’Icarios, roi de Sparte, et de la nymphe Périboea, épouse d’Ulysse et reine d’Ithaque, mère de Télémaque. Fidèle, elle attendit le retour de son héros pendant plus de vingt ans, poursuivie par des prétendants qui voulaient l’épouser. Elle les tenait en échec en promettant de se marier dès qu’elle aurait fini de tisser le linceul de son beau-père Laërte, et défaisait la nuit, ce qu’elle avait tissé le jour.

Persée : fils de Zeus et de Danaé. Le père de Danaé, qui était roi d’Argos, fut averti par un oracle que son petit-fils allait le tuer. Il enferma donc Danaé et Persée dans un coffre et les livra aux flots. Persée fut élevé par un pêcheur de l’île de Sériphos, appartenant au roi Polydectès. Pour obéir au roi, il tua l’horrible méduse, aidé par Hermès et Athéna. Pendant le voyage de retour, il libéra Andromède en tuant le monstre marin à qui elle allait être sacrifiée, et l’épousa. De retour à Sériphos, il transforma en pierre le « méchant » roi et ses courtisans, grâce à la tête de Méduse. Il offrit la tête du monstre à Athéna, qui en orna le centre de son bouclier.

Perséphone (Proserpine) : fille de Zeus et de Déméter, elle épousa Hadès, le dieu des Enfers. Elle passait l’hiver dans le royaume souterrain et retournait sur terre avec le printemps.

Phaéton : fils de l’Océanide Clyméné et d’Hélios, le Soleil. Jeune homme, il voulut conduire le char de son père, mais perdit le contrôle et brûla les montagnes. Pour éviter la destruction de l’univers, Zeus le foudroya et le fit tomber dans le fleuve Eridan (le Pô). Ses sœurs, les Nymphes, le pleurèrent tellement que les dieux, pris de pitié, les changèrent en peupliers.

Phèdre : fille de Minos et de Pasiphaé, sœur d’Ariane. Elle épousa Thésée. Ayant essayé sans succès de séduire Hippolyte, fils d’un premier mariage de Thésée avec la reine des Amazones, elle se pendit.

Phoebé : Titanide, fille d’Ouranos et de Gaïa, elle épousa Coeos dont elle eut deux filles, Léto et Astéria.

Pléiades : les sept filles d’Atlas et de l’Océanide Pléioné. Pour les sauver d’Orion qui les poursuivait avec ardeurs, Zeus les changea en colombes, puis les transforma en étoiles formant la constellation des Pléiades.

Pollux : fils de Zeus et de Léda, frères jumeau de Castor. Castor ayant été tué au combat, Pollux partage avec lui son immortalité.

Polyphème : fils de Poséidon, le plus terrible des Cyclopes. Il fut aveuglé par Ulysse qu’il gardait prisonnier avec ses compagnons.

Poséidon (Neptune) : dieu des Mers, fils de Cronos et de Rhéa, frère de Zeus et de Hadès. Il sortait des océans sur un char attelé à deux chevaux à la crinière d’or, entouré de diverses créatures marines. Il épousa Amphitrite et eut plus de quatre-vingt amantes, dont Déméter et Méduse. Avec son trident, don des Cyclopes, il commandait aux flots.

Priam : fils de Laomédon, roi de Troie. Il eut cinquante fils et plusieurs filles, dont dix-neuf avec sa seconde femme Hécube. Il fut tué par le fils d’Achille.

Prométhée : Titan, fils di Titan Japet et de Clyméné, il créa l’homme avec de l’argile. Afin d’aider les humains, il vola le feu divin et fut condamnée à un terrible supplice : un aigle lui rongeait le foie, qui repoussait sans cesse. Prométhée, libéré par Héraclès, obtint enfin le pardon des dieux.

Psyché : aimée par Eros, qui allait la voir la nuit et lui interdisait de regarder son visage. Psyché désobéit : une nuit, elle alluma une bougie pour observer le visage de son amoureux. Une goutte de cire chaude tomba sur le visage d’Eros qui s’enfuit aussitôt. Aphrodite, jalouse de la beauté de Psyché, la persécuta et en fit son esclave. Enlevée finalement par Eros, elle devint immortelle.

Rhéa : Titanide, fille d’Ouranos et de Gaïa, épouse de Cronos, avec lequel elle eut six enfants (les Olympiens). Le dernier, Zeus, obligea son père Cronos à vomir les enfants qu’il avait déjà dévorés : Hadès, Poséidon, Hestia, Héra et Déméter.

Rhéa Silvia : selon la tradition romaine, mère de Romulus et Rémus.

Romulus et Rémus : nés du dieu Arès et de Rhéa Silvia, fille de Numitor, roi d’Albe. Les jumeaux furent jetés dans le Tibre par Amulius, qui avait détrôné Numitor et voulait éliminer ses descendants. Ils furent nourris par une louve, puis élevés par un des bergers du roi, Faustulus. Adultes, ils décidèrent de fonder une ville sur le mont Palatin, mais ne purent se mettre d’accord au sujet des murailles. Romulus tua Rémus et fonda Rome sur le col Palatin.

Satyres (faunes) : les vieux satyres s’appellent aussi Silènes. Ils avaient le haut du corps d’un homme barbu et cornu, le bas d’un cheval ou d’un bouc. Démons champêtres et forestiers, ils faisaient partie du cortège de Dionysos.

Sémélé : fille de Cadmos et d’Harmonie. Aimée de Zeus, elle obligea son amant à lui apparaître dans toute sa gloire et mourut, foudroyée. Zeus arracha alors Dionysos de son sein.

Sibylle : prêtresse qui interprétait les oracles. La plus connue était la Sibylle de Cumes, en Campanie, aimée d’Apollon. Les recueils d’oracles, ou « livres sibyllins » étaient consultés et interprétés par les magistrats dans les circonstances critiques.

Sirènes : aux temps d’Homère, mi-femmes, mi-oiseaux, elles habitaient une île de la Méditerranée. Par leurs chants mélodieux, elles attiraient les marins sur les récifs, puis engloutissaient les naufragés.

Sphinx : fille d’Echidna et de Typhon, monstre pourvue d’une tête de femme, d’un corps de lion et d’ailes d’oiseau. Elle posait une énigme aux passants près de Thèbes, et dévorait tout ceux qui ne pouvaient la résoudre. L’énigme était : « Quel est l’animal qui, à l’aube, marche sur quatre pattes, à midi sur deux et le soir sur trois ? » Œdipe trouva la réponse : l’homme. Enfant, il marche à quatre pattes, adulte, il reste sur ses deux pieds et plus âgé, il s’appuie sur un bâton.

Tantale : fils de Zeus et de la Titanide Ploutô, époux de Dioné, fille d’Atlas. Puissant roi de Lydie, il révéla aux mortels certains secrets des dieux et vola de l’ambroisie et du nectar à leur table. Il fut condamné à souffrir éternellement de la faim et de la soif, tout en ayant, sous ses yeux, de l’eau et de la nourriture. Dès qu’il tendait la main pour manger ou boire, l’eau et la nourriture s’éloignaient de lui.

Tartare : monde souterrain, au-dessous des Enfers, entouré de murailles et protégé par des portes de bronze. Les dieux y détenaient leurs ennemis, comme les Titans et les Géants.

Télémaque : fils d’Ulysse et de Pénélope, il ne connut son père qu’à son retour de Troie. Pendant l’absence de celui-ci, il essaya de s’opposer aux prétendants de sa mère qui voulaient s’emparer du trône d’Ithaque.

Thanatos : vieillard barbu et ailé, fils de Nyx (la Nuit), frère d’Hypnos (le Sommeil), il personnifiait la Mort.

Théia : fille d’Ouranos et de Gaïa. Elle eut trois enfants du Titan Hypérion : Hélios (le Soleil), Eos (l’Aurore) et Séléné (la Lune).

Thésée : fils d’Egée et d’Aethra, il passa son enfance à Trézène, sans connaître l’identité de son père, qui lui fut révélée par sa mère quand il eut seize ans ? Il se rendit alors à Athènes et se fit reconnaître par son père. Lorsque les Athéniens durent envoyer en Crète sept garçons et sept filles pour calmer la faim du Minotaure, Thésée se porta volontaire. Aidé par Ariane, il tua le monstre, libéra ses compagnons et les fit sortir du Labyrinthe. Après la mort de son père, devenu roi, il gagna le combat entre les Amazones et les Athéniens, mais son épouse l’amazone Antiope (dont il avait un fils, Hyppolite), fut tuée. Il fut assassiné par Lycomède, roi de Scyros.

Thétis : très belle Néréide. Zeus et Poséidon voulurent s’unir à elle. Ils en furent dissuadés par un oracle qui avait prédit que le fils de Thétis serait plus puissant que son père. Elle épousa un mortel, Pélée, roi de Phtie, et lui donna un fils, Achille, le plus fort des guerriers grecs. Achille participera à la guerre de Troie à la tête de son armée de Myrmidons Il y fut mortellement touché par une flèche décochée par Pâris et guidée par Apollon.

Tirésias : devin aveugle de Thèbes. Héra le frappa de cécité parce qu’elle était mécontente de son arbitrage lors d’un conflit entre elle est Zeus. Le dieu le consola en lui donnant le don de prophétie, celui de comprendre le langage des oiseaux et le privilège de vivre sept générations.

Titans : fils d’Ouranos et Gaïa, ils dominaient le monde avant d’être défaits par Zeus et les Olympiens, au cours d’une lutte qui fur appelée Titanomachie.

Tithon : prince de Troie et frère de Priam, il fut aimé par la déesse Eos (Aurore). Eos obtint pour lui l’immortalité, mais oublia de demander l’éternelle jeunesse. En vieillissant, Tithon rapetissa et se dessécha, jusqu’à ce qu’Aurore le change en cigale.

Triton : fils de Poséidon et d’Amphitrite, il avait la tête et le buste d’un homme, la queue d’un poisson. Il soufflait dans les conques marines pour apaiser les flots.

Troie : ville d’Asie Mineure célébrée par Homère dans l’Iliade. L’archéologue allemand Schliemann travailla sur la colline de Troie entre 1871 et 1890, et y mit à jour neuf villes successives.

Typhon : fils monstrueux de Gaïa et de Tartare. Pus grand que les montagnes, il avait un corps ailé couvert d’écailles, cent têtes de dragons, des yeux qui lançaient des flammes. Il fut envoyé par Cronos contre Zeus afin de le détrôner. Alors que les dieux terrorisés fuyaient, Zeus et Athéna lui firent face et réussirent à le vaincre. Il engendra des monstres : l’Hydre de Lerne, Chimère, Cerbère, le lion de Némée, le Sphinx, etc.

Ulysse : fils de Laerte (roi d’Ithaque), et d’Anticlée ; un des héros du siège de Troie, efficace, habile, sachant allier la ruse et l’ingéniosité à la vaillance. Sur la route d’Ithaque, il vécut mille aventures, encourut la haine de Poséidon dont il avait aveuglé le fils, le Cyclope Polyphème. Rentré chez lui après vingt ans, son chien Argos le reconnut, bien qu’il se fut déguisé en mendiant pour surprendre les prétendants de Pénélope. Cette dernière proposa de prendre pour époux celui qui parviendrait à tendre l’arc d’Ulysse. Enfin, avec son fils, il massacra les prétendants et fut reconnu par sa femme.

Virgile : poète latin qui célébra, dans l’Enéide, les aventures d’Enée après sa fuite de Troie.

Zeus (Jupiter) : dieu suprême de l’Olympe, dieu de la lumière céleste qui commande les éléments physiques : foudre, tonnerre, pluie, saisons, etc. Fils de Cronos et de Rhéa, il faisait partie, comme tous les Olympiens, de la deuxième génération divine. Cronos avalant tous ses nouveaux-nés, Rhéa dissimula Zeus en Crête aprs l'avoir remplacé par une pierre. Il fut nourri par la chèvre Amalthée dans une grotte du mont Dicté. Adulte, aidé par Métis (la Prudence), il détrôna son père et épousa Héra. De ses multiples unions il eut plusieurs enfants, parmi lesquels Athéna, Artémis, Apollon, Héphaïstos, les Muses, les Charités, Hermès, Arès, Tantale, Persée, Minos, Dionysos, Héraclès et Perséphone.

(source: encyclopédie, dictionnaire de la mythologie / merci Lysisca et Errtu)


Dernière édition par le Ven 11 Nov 2005, 17:19, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Grand Livre de la Mythologie Grecque et Romaine   Ven 21 Oct 2005, 14:43

Principales source littéraires de la mythologie


Vers 800 av. J.-C. : HOMERE ( l'Iliade, l'Odyssée)

Vers 725 : HESIODE (la Théogonie, les Travaux et les Jours)

Vers 525-456 : ESCHYLE ( les Suppliantes, les Perses, les Sept contre Thèbes, Prométhée enchaîné, Agamemnon, les Choéphores, les Euménides)

518-438 : PINDARE (les Epinicies : Odes Olympique, Pythiques, Néméennes et Esthmiques)

496-405 : SOPHOCLE (Ajax, Antigone, Oedipe roi, Electre, les Trachiniennes, Philoctèle, Oedipe à Colone)

Vers 484-420 : HERODOTE (Histoires)

480-406 : EURIDIPE (Alceste, Médée, Hippolyte, les Héraclides, Andromaque, Hécube, Héraclès furieux, les Suppliantes, Ion, le Troyennes, Iphigénie en Tauride, Electre, Hélène, les Phéniciennes, Orestre, Iphigénie à Aulis, les Bacchantes, le Cyclope)

Vers 295-230 : APOLLONIOS DE RHODES ( les Argonautiques)

Vers 310-235 : CALLIMAQUE (Hymnes à Zeus, à Apollon, à Artémis, à Délos, POur le bain de Pallas, les ARgonautiques)

310-250 : THEOCRITE (Idylles)

Vers 150 : APOLLODORE (sur les dieux, Bibliothèque)

Vers 90-20 : DIODORE DE SICILE (Bibliothèque historique)

Vers 87-54 : CATULLE (Odes, Elégies parmi lesquelles : Attis, les Noces de Thétis et Pélée; la Chevelure de Bérénice)

71-19 : VIRGILE (Bucoliques, Géorgiques, l'Enéide)

Vers 47-15 : PROPERCE (Elégies)

59 av - 17 ap J.-C. : TITE-LIVE (Histoire romaine)

43 av 17 ap J.-C. : OVIDE (les Métamorphoses, les Fastes)

4-65 : SENEQUE (Hercule furieux, les Troyennes, les Phéniciennes, Médée, Phèdre, Oedipe, Agamemnon, Thyeste, Hercule sur l'Oeta)

40-96 : STACE (la Thébaïde, l'Achilléide)

Vers 50-125 : PLUTARQUE (Vies parallèles)

125-vers 180 : APULEE (Métamorphoses)

Fin du II°siècle : PAUSANIAS (Périégèse ou Description de la Grèce)


Dernière édition par le Lun 24 Oct 2005, 11:13, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Grand Livre de la Mythologie Grecque et Romaine   Lun 24 Oct 2005, 11:12

Animaux sacrés


On constate dans la mythologie gréco-romaine que certains animaux tiennent une place de choix dans les légendes des héros et des dieux.
A cet égard, on établit généralement une distinction entre les animaux de sacrifice et les animaux qui symbolise en quelque sorte les dieux et qui leur sont associés.



Parmis les premiers, on peut citer les agneaux, les brebis, les boeufs, les porcs.

Parmis les seconds, qui sont innombrables, on a coutume de retenir l'aigle, symbole majestueux du pouvoir suprême, toujours associé à Zeus, le dieu des dieux, le serpend, consacré aux divinités chthoniennes, la chouettes, l'oiseau prophétique de la déesse Athéna, la colombe, aussi blanche que la déesse Aphrodite lorsqu'elle sortit de l'écume de mer; le lézard est l'animal d'Apollon, le poisson celui d'Artémis, le chien, l'animal familier d'Hécate. Le coq est consacré au dieu Asclépios, le paon à Héra.

Certains animaux, enfin, traînent les chars des divinité, tels les lions de Cybèle ou les chevaux de Poséidon et d'Hadès.


On ne peut pourtant parler d'une adoration de l'animal lui-même, comme dans la religion égyptienne. A travers eux, on adore les dieux. Ils ne sont pas des divinités, mais de simples emblèmes sacrés.


Représentation d'une scène de sacrifice





La chouette d'Athéna





Char d'Hadès


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MessageSujet: Re: Grand Livre de la Mythologie Grecque et Romaine   Lun 09 Jan 2006, 18:33

Les Enfers


Sous ce nom, on désignait dans l’Antiquité les lieux où les âmes se rendaient et séjournaient après la mort. Cependant, au cours des âges, l’idée des Enfers a évolué au fur et à mesure des doctrines philosophiques sur l’immortalité de l’âme, et sur les châtiments ou les bienfaits accordés dans l’au-delà.

A l’origine, les âmes demeuraient dans l’Erèbe, dans une sorte de monde obscur d’où tout procède et où tout finit par revenir.
Pourtant, certains héros privilégiés retrouvaient une nouvelle vie aux limites de la Terre, en particuliers en Thrace, ou dans les pays de la Scythie chez les Hyperboréens, ou encore dans l’île de Leucé, l’Ile Blanche qu’Achille rejoignit après sa mort avec ses compagnons pour se livrer dans la félicité éternelle à ses plaisirs favoris.
Parfois aussi, ces pays inconnus, que personne n’a jamais atteints, sont décrits comme des lieux sombres et brumeux, froids et solitaires, où vivent les Cimmériens.
Les descriptions littéraires des Enfers se firent toujours plus nombreuses et plus précises, et on finit bientôt par distinguer dans les Enfers le séjour des bons et celui des méchants. Dans le second, gardé par Cerbère, coulent les fleuves maudits et empoisonnés de l’Achéron, du Pyriphlégéthon, du Cocyte et du Styx : c’est le domaine de Tartare, où les âmes, conduites par le nocher Charon, viennent subir dans des souffrances indescriptibles le châtiment de leurs crimes commis sur la Terre : parmi ces réprouvés célèbres, Tityos, Tantale et Sisyphe.

En revanche, les champs Elysées accueillent les âmes des justes dans la béatitude, la concorde et la paix au milieu des fêtes, des danses, des parfums et des paysages enchantés.

Domaine de la population des âmes, les Enfers sont gouvernés par Hadès et son épouse Perséphone (Pluton et Proserpine chez les Latins). Ces deux divinités sont entourées d’un certain nombre de serviteurs, parmi lesquels on peut cite les Erinyes, le Furie, les Gorgones, les Harpyes, Thanatos et les trous juges du Tribunal, Minos, Eaque et Rhadamanthe, qui assignent à chaque âme, selon ses mérites ou ses fautes, le séjour maudit du Tartare ou celui, bienheureux, des champs Elysées.



1- Hadès

Fils de Cronos et de Rhéa, Hadès, après le partage de l’Univers en trois parties, acquit la possession souveraine sur le monde inférieur, tandis que son frère Zeus régnait sur les cieux et Poséidon sur les mers. Epoux de Perséphone, qu’il enleva à la Terre et à sa mère Déméter, Hadès est un dieu redouté des Grecs.
Justicier impitoyable, il est assis au fond des Enfers sur un trône et tient dans sa main un sceptre avec lequel il gouverne sans pitié les âmes des morts qui peuplent son sombre et inconnu royaume.
Il porte sur la tête un casque qui rend invisible : les Cyclopes lui en firent don et lui-même il le prête parfois aux héros des légendes auxquels il a décidé d’accorder aide et protection.

Entouré des divinités des Enfers, ses servantes, ses messagères, il dicte à la Terre la terrible loi de la mort.
Pourtant, tout comme son épouse, terrible déesse aux Enfers, mais douce aux hommes de la Terre, auxquels elle apporte fertilité et abondance des moissons, Hadès est parfois surnommé Pluton (« le Dispensateur des richesses ») ; il est invoqué par les agriculteurs, et on le représente sous les traits d’un dieu placide, tenant d’une main une corne d’abondance, et, de l’autre, des instruments aratoires.
Au cours de ses séjours sur Terre, Hadès commet toujours des infidélités avec les mortelles ou les nymphes de la végétation et des bois.
La double attribution de la Mort et de la Vie revêtue par Hadès est, dans la mythologie, commune à presque toutes les grandes divinités des Enfers.



A ne pas confondre avec Lucifer : Dieu-astre des Romains, identifié avec le Phosphoros des Grecs, Lucifer (« porteur de la lumière ») annonce l’Aurore, dont il est le fils. Lucifer est aussi le surnom porté par les principales divinités de la Lumière.

2- Cerbère

De l’union des deux monstres, Typhon et Echidna, naquit Cerbère, qui gardait l’entrée des Enfers. Ce chien à trois têtes avait un cou hérissé de serpents, et des dents dont la morsure était empoisonnée comme celle de la vipère. Le chien tricéphale, qui se tenait devant un antre au bord du Styx, permettait aux ombres des morts de pénétrer dans les Enfers, mais leur interdisait d’en sortir. Les mortels téméraires qui tentaient de s’aventurer dans le royaume des morts étaient impitoyablement déchiquetés.

Parfois Cerbère n’était pas aussi impitoyable que la renommée l’affirmait, et certains mortels ou héros parvinrent à l’apprivoiser : Psyché lui offrit un gâteau et l’amadoua – La Sibylle de Cumes, Déiphobé lui donna une pâte soporifique – Orphée avec sa lyre et ses chants le charma.
Il connut aussi une humiliante défaite face à Héraclès qui le ramena sur Terre, mais bientôt Cerbère, gardien sans égal, fut rendu à l’empire des morts.



3- Le Styx

Principal fleuve des Enfers, le Styx roule des eaux fangeuses et glacées au milieu des ténèbres. Il ceint de ses méandres le royaume d’Hadès.
Prenant sa source dans un lieu escarpé et isolé, roulant une eau noire et corrosive, se perdant dans les entrailles de la terre, Styx accrédite aisément les légendes, qui en font un fleuve infernal, maudit et pernicieux.

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MessageSujet: Re: Grand Livre de la Mythologie Grecque et Romaine   Dim 26 Nov 2006, 15:52

Cupidon












Dans la mythologie romaine, on prête à Cupidon à peu près la même origine et la même histoire qu'au dieu grec de l'amour Éros.

Le nom de Cupidon, en latin, implique l'idée d'amour violent, de désir amoureux, en grec Iméros. Mais, dans la mythologie latine, on prête à ce dieu à peu près la même origine, la même histoire qu'au dieu grec Éros, amour.

Ses débuts difficiles

Cupidon, d'après le plus grand nombre des poètes, naquit de Mars et de Vénus. Dès qu'il eut vu le jour, Jupiter, qui connut à sa physionomie tous les troubles qu'il causerait, voulut obliger Vénus à s'en défaire. Pour le dérober à la colère de Jupiter, elle le cacha dans les bois, où il suça le lait des bêtes féroces. Aussitôt qu'il put manier l'arc, il s'en fit un de frêne, employa le cyprès à faire des flèches, et essaya sur les animaux les coups qu'il destinait aux hommes. Depuis il échangea son arc et son carquois contre d'autres en or.
Vénus, disent les poètes, se plaignant à Thémis de ce qu'Éros, son fils, restait toujours enfant, la déesse consultée répondit qu'il ne grandirait point tant qu'elle n'en aurait pas d'autre. Alors sa mère lui donna pour frère Antéros avec lequel il commença à grandir. Par cette jolie fiction, les poètes ont voulu faire entendre que l'amour, pour croître, a besoin de retour. On représentait Antéros, comme son frère, sous la figure d'un petit enfant, avec des ailes, un carquois, des flèches et un baudrier.

Représentations

Il est le plus souvent représenté sous la figure d'un enfant de sept à huit ans, l'air désœuvré, mais malin : armé d’un arc et d'un carquois rempli de flèches ardentes, quelquefois d'une torche allumée ou d'un casque et d'une lance ; couronné de roses, emblème des plaisirs. Tantôt, il est aveugle, car l'Amour n'aperçoit pas de défauts dans l'objet aimé ; tantôt il tient une rose d'une main et un dauphin de l'autre. Quelquefois on le voit entre Hercule et Mercure, symbole de ce que peuvent en amour la valeur et l'éloquence. Parfois il est placé près de la Fortune ayant comme lui un bandeau sur les yeux. Il est toujours peint avec des ailes, et ces ailes sont de couleur d'azur, de pourpre et d'or. Les ailes noires de l'Amour Victorieux du Caravage (voir illustration) font figure d'exception. Il se montre dans l'air, le feu, sur la terre et la mer. Il conduit des chars, touche la lyre, ou monte des lions, des panthères et quelquefois un dauphin, pour indiquer qu'il n'y a point de créature qui échappe au pouvoir de l'Amour.
Il n'est pas rare de le voir représenté auprès de sa mère qui joue avec lui, le taquine ou le presse tendrement contre son cœur.
Il arrive aussi qu'il soit représenté sous les traits d'un jeune homme adolescent, avec les mêmes attributs.

Attributs

Parmi les oiseaux, il aime le coq et le cygne, oiseau favori de Vénus ; lui-même prend parfois des ailes de vautour, symbole de la cruauté. Il se plaît à monter sur le cygne dont il embrasse le cou ; et, quand il se tient sur le dos du bélier, on voit paraître sur son visage autant d'allégresse et de fierté que lorsqu'il est assis sur un lion, sur un centaure ou sur les épaules d'Hercule.
S'il porte le casque, la pique et le bouclier, il affecte de prendre une attitude, une démarche guerrières, montrant ainsi qu'il est partout victorieux, et que Mars lui-même se laisse désarmer par l'Amour.

La légende de Psyché

Cupidon s'éprit d'une violente passion pour une simple mortelle, Psyché, princesse d'une beauté ravissante ; et il voulut devenir son époux. Longtemps Vénus fit opposition à ce mariage, et soumit Psyché à de difficiles et presque insurmontables épreuves. Enfin Cupidon alla se plaindre à Jupiter qui se déclara pour lui. Mercure reçut l'ordre d'enlever au ciel Psyché qui, étant admise en la compagnie des dieux, but le nectar, l'ambroisie, et devint immortelle. On prépara le festin des noces. Chaque dieu y joua son personnage ; Vénus même y dansa. Plus tard Psyché mit au monde une fille qu'on appela Volupté déesse de l'amour et des plaisirs. La fable de Psyché (mot grec qui signifie âme) a inspiré Apulée, La Fontaine, le poète V. de Laprade, le grand peintre Baron Gérard, etc.



Autorisation par Aleera de mettre deux posts identiques dans deux livres différents, si même sujet.

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MessageSujet: Re: Grand Livre de la Mythologie Grecque et Romaine   Dim 26 Nov 2006, 22:53

Le centaure






Origine du mot :

Dans la mythologie grecque, les centaures (en grec ancien Κένταυροι / Kéntauroi) sont des créatures que l'on disait issues soit d'Ixion et de Néphélé, soit de Centauros et des juments de Magnésie.

Le combat contre les Lapithes :

Les centaures du Pélion avaient pour voisins les Lapithes, dont ils descendaient par Ixion. Ils furent invités à l'occasion du mariage du roi Pirithoos avec Hippodamie (tout comme Thésée), mais le banquet tourna mal : plusieurs centaures ivres, notamment Eurytion, tentèrent de violer Hippodamie et d'autres femmes Lapithes. Un combat s'engagea au cours duquel de nombreux centaures furent tués. Les autres, chassés du mont Pélion, se réfugièrent la plupart autour de Pholos sur le mont Pholoé.

Mort de Chiron et dispersion des centaures :
Après avoir été chassé du mont Pélion, Chiron s'était installé au cap Malée. Or les autres centaures, toujours traqués par Héraclès, parvinrent jusqu'à lui ; là, le héros utilisa ses flèches empoisonnées et en décocha une par mégarde sur Chiron, son tuteur. Celui-ci, rongé de douleurs mais ne pouvant mourir parce qu'il était immortel, obtint finalement de Zeus de mourir à la place de Prométhée.
Les rares survivants furent par la suite dispersés dans le Péloponnèse ou près d'Éleusis, avec l'aide de Poséidon qui en cacha certains.

Explication :

L'origine de leur représentation est généralement expliquée ainsi : le cheval a été introduit en Grèce dès le XVI siècle av. J.-C., mais n'était alors utilisé que comme bête d'attelage ; les centaures représenteraient, dans les légendes de l'Âge héroïque, les premiers cavaliers



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MessageSujet: Re: Grand Livre de la Mythologie Grecque et Romaine   Dim 26 Nov 2006, 23:05


La Gorgone







Mythe :

Homère ne parle que d'une Gorgone. Dans l'Odyssée (XI, 633), la Gorgone (Gorgố) était un monstre des Enfers. Selon Hésiode (Théogonie, v. 274), il s'agissait de trois filles des divinités marines Phorcys et Céto : Sthéno, Euryale et la plus célèbre, Méduse, qui était mortelle, contrairement à ses deux sœurs qui ne connaissaient ni la mort ni la vieillesse. Hygin donne une filiation différente : Gorgone serait issue du Géant Typhon et d'Échidna, puis engendra Méduse et ses sœurs. Leur demeure se trouvait de l'autre côté de l'océan occidental, et selon d'autres versions, en Libye. Plus tard, Euripide ne mentionna qu'une Gorgone, un monstre conçu par Gaïa (La Terre) pour aider ses fils les Géants dans leur bataille contre les dieux, et qui fut tué par Athéna.


On les représentait comme des jeunes femmes, souvent avec des ailes et de grandes dents, leurs chevelures étaient constituées de serpents. Selon Ovide (les Métamorphoses), seule Méduse possédait de tels cheveux. Poséidon, attiré par la couleur dorée des cheveux de cette Gorgone s'était unie à elle dans le temple d'Athéna et cette dernière lui donna cette apparence en guise de châtiment. Les Gorgones avaient parfois des ailes d'or, des serres de cuivre et des défenses de sangliers. Eschyle écrit qu'elles n'avaient qu'un seul œil et une seule dent à elles trois, comme leurs sœurs Grées. Leur regard figeait ceux qui voyaient leurs visages tellement elles étaient laides.
Persée, armé d'un bouclier, dont l'intérieur servait de miroir pour éviter d'être pétrifié par le regard du monstre, et d'une épée offerte par Hermès, put trancher la tête de Méduse. Du sang qui jaillit de son cou émergèrent Chrysaor et Pégase, tous deux conçus par Poséidon. Persée offrit la tête de Gorgone, le Gorgonéion (Γοργόνειον / Gorgóneion) à Athéna (Bibliothèque, II, 4, 2-3). Elle en orna son bouclier, l'égide, qui conserva ce redoutable pouvoir.
Selon certaines versions du mythe, du sang pris sur le côté droit d'une Gorgone pouvait ramener un mort à la vie, tandis que celui pris sur son côté gauche devenait un poison fatal et instantané. On dit aussi qu'Héraclès reçut d'Athéna une boucle des cheveux de Méduse (qui possédait les mêmes vertus que sa tête) et la donna à Stéropé, la fille de Céphée, pour protéger la ville de Tégée contre les attaques.



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MessageSujet: Re: Grand Livre de la Mythologie Grecque et Romaine   Lun 27 Nov 2006, 20:21

Cerbere




Monstre dont la mythologie en faisait le gardien des Enfers est le fils de Typhon et déchaîna, c'était un chien à trois, cinquante ou cent têtes, selon les auteurs;
Il est représenté avec une queue de dragon, et des têtes de serpent sur l'échine.
Il était enchaîné à l'entrée des Enfers et terrorisait les morts eux mêmes qui devaient l'apaiser en lui apportant le gâteau de miel qu'on avait placé dans leur tombe en même temps que l'obole pour Charon déposée dans la bouche.Mais Cerbère était aussi terrible pour les vivants qui essayaient de forcer la porte des Enfers comme Pirithoos et Thésée, qui cherchaient à enlever Perséphone.
Orphée le calma en lui jouant de la lyre, Psyché l'amadoua avec ses gâteaux comme un simple chien de compagnie, puis Enée lui jeta le gâteau soporifique préparé par la Sibylle. Héraclès seul, réussit à le dompter sans armes comme le lui avait demandé Hadès.


Il l'étouffa à moitié puis enchaîna Cerbère et l'amena à Trézène.
Eurysthée lui demanda de le renvoyer tout de suite aux Enfers tant il en avait peur.





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MessageSujet: Re: Grand Livre de la Mythologie Grecque et Romaine   Lun 27 Nov 2006, 21:37

Harpies


Les Harpies sont des monstres ailés exhalant une odeur infecte qui personnifient, chez les Grecs, les tempêtes et la mort. Filles de Thaumas et d'Électre, les Harpies, au nombre de trois, sont représentées avec un corps de vautour et un visage de vieille femme.
Dans la quête de Jason pour trouver la toison d'or, les harpies passent leur temps à souiller les aliments du devin Phinée, un pauvre vieillard aveugle. Les Argonautes réussissent à emprisonner les Harpies dans un filet. Elles ne seront relachées qu'après la promesse de ne plus martyriser Phinée.

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MessageSujet: Re: Grand Livre de la Mythologie Grecque et Romaine   Lun 27 Nov 2006, 22:14

Hercule


1) Son Enfance :

Zeus avait conçu le projet de protéger les dieux et les hommes de la mort. Pour cela, il lui fallait un fils dont la puissance surpasserait celle de tous les mortels. Seule Alcmène lui semblait digne de porter cet enfant mais la jeune femme était fidèle : c'est donc sous les traits de son mari, Amphitryon, que Zeus s'unit à elle.
Lorsque qu'Héra apprit que Zeus, une fois encore, l'avait trompée et qu'il destinait le royaume de Persée au fils d'Alcmène, elle décida de retarder la naissance d'Hercule par des sortilèges : assise devant la porte de la belle mortelle, elle noua ses vêtements, croisa les doigts comme une vulgaire sorcière, empêchant ainsi l'enfant de naître tandis qu'elle précipitait la naissance d'Eurysthée, le cousin d'Hercule, afin qu'il règne à la place de celui-ci.

2) Les 12 travaux d'Hercule

Il affronta d'abord le lion de Némée, qui dévorait les troupeaux d'Argolide, l'Hydre de Lerne, un serpent monstrueux doté de plusieurs têtes, le sanglier d'Erymanthe, un animal colossal qui terrorisait les troupeaux et les bergers, la biche aux pieds d'airain, qui déambulait sur les pentes et dans les vallées du mont Ménale, les monstrueux oiseaux du lac Stymphale, le taureau de Crète, les cavales de Diomède qu'il dut dompter et amener à Mycènes.
Il lui fallut encore se procurer la ceinture d'Hippolyte, reine des Amazones, pour la fille d'Eurysthée, nettoyer en une journée les écuries d'Augias, qui n'avaient pas été lavées depuis trente ans, s'emparer des féroces boeufs de Géryon et les joindre aux trophées qu'il avait déjà ramenés à Mycènes, rapporter à Eurysthée les Pommes d'or cachées dans l'immense du jardin des Hespérides, affronter Cerbère, le chien à trois têtes qui gardait la porte des Enfers, et le capturer sans armes

Hercule et le lion de Némée : Une vaste forêt de l'Argolide, dite de Némée, servait de retraite à un énorme lion qui dévorait les troupeaux d'alentour. Eurysthée ordonna à Hercule, alors âgé de seize ans, de débarrasser la contrée de ce monstre indésirable.
Hercule, avec son arc et son carquois, se mit à la recherche de l'animal. Bientôt, il lui décocha plusieurs flèches sans pouvoir même le blesser, tant sa peau était dure et impénétrable. Les flèches s'émoussaient et retombaient brisées. Hercule s'arma alors d'une massue et asséna un coup terrible sur la tête du monstre. La massue se brisa en deux. Il n'y eut plus qu'à lutter corps à corps avec la bête féroce qui bondissait et poussait des rugissements furieux. La lutte s'engagea ; au bout de quelques instants, le lion de Némée gisait inanimé. De ses ongles, Hercule le dépeça et se revêtit de sa toison fauve qui, dès lors, lui servit de vêtement et de bouclier.

Hercule et l'Hydre de Lerne : Eurysthée ordonna ensuite à Héraclès de tuer un serpent monstrueux qui vivait au fond des marais de Lerne, dans le territoire d'Argos. L'hydre, dotée de plusieurs têtes, présentait une particularité : les têtes coupées reparaissaient plus nombreuses à moins qu'on n'appliquât le feu à la plaie. Hercule en fit l'expérience. Voyant que l'épreuve était toujours à recommencer, il demanda l'aide de son ami Iolaos. Celui-ci brûlait les têtes de l'hydre au fur et à mesure que le héros les abattait. Mais Héra, voyant Hercule prêt à triompher du monstre, envoya au secours de l'hydre une écrevisse géante, qui le piqua au pied. Hercule l'ayant aussitôt écrasée, la déesse la plaça parmi les astres, où elle forma le signe du Cancer. L'hydre fut tuée sans problèmes. Cependant, la tête du milieu était immortelle. Après l'avoir coupée, Hercule l'enterra, puis il plaça par-dessus un énorme rocher. Le sang qui coulait des blessures du monstre contenait un subtil venin qui donnait infailliblement la mort. Hercule y trempa ses flèches.

Le sanglier d'Erymanthe : En Arcadie, sur la montagne d'Erymanthe, un sanglier colossal semait la terreur parmi les troupeaux et les bergers. Cet animal n'était pas facile à trouver : il se faufilait dans les fourrés, dans les broussailles. Alors qu'il cherchait le sanglier, Hercule rencontra le centaure Pholos qui l'invita à partager son repas. Mais une troupe de centaures, alléchés par l'odeur du vin, attaqua la caverne de son hôte et Hercule dut les repousser. C'est en examinant une des flèches du héros que le Centaure Pholos se blessa au pied et mourut du terrible venin de l'Hydre de Lerne qui avait empoisonné les flèches d'Hercule.

La biche aux pieds d'airain : Le voyant si bon coureur, Eurysthée demanda à Hercule de lui apporter vivante la biche de Cérynie qui déambulait sur les pentes et dans les vallées du mont Ménale, en Arcadie. Cette biche n'était pas comme les autres : elle avait des cornes d'or et des pieds d'airain. Grande et forte comme un taureau, elle était renommée pour la vitesse de sa course, personne n'avait jamais pu l'atteindre. Hercule, la sachant consacrée à Artémis
(Diane), ne voulut pas la percer de ses flèches ; il entreprit donc sa poursuite. Il y mit du temps, une année entière, mais finit par la prendre au moment où elle traversait le fleuve Ladon : visant habilement ses pattes avant entre l'os et le tendon, il immobilisa la biche d'une flèche sans la blesser. D'abord courroucée qu'il ait touché à une bête qui lui était consacrée, Artémis reconnut que seul Eurysthée était à blâmer et permit à Hercule de l'emporter. Il chargea donc la bête sur son dos et retourna à Mycènes où il la déposa vivante aux pieds d'Eurysthée.

Oiseaux du lac Stymphale : En Arcadie, sur le lac Stymphale, vivaient de monstrueux oiseaux. Ils étaient en si grand nombre, et d'une taille si extraordinaire que, lorsqu'ils volaient, leurs ailes faisaient écran à la clarté du soleil. Ces affreux volatiles, armés d'un bec, d'ailes, d'une tête en fer et de griffes à pointes d'airain, détruisaient tous les fruits et toutes les récoltes. Le dieu Arès les avait lui-même dressés au combat.
Hercule réussit à les faire sortir de leur forêt en agitant des castagnettes de bronze, fabriquées par Héphaïstos, et que lui avait données Athéna. Epouvantés par ce vacarme, que certains disent provoqué par de fortes cymbales plutôt que par de frêles castagnettes, les oiseaux s'envolèrent et s'égaillèrent, tombant ainsi à la merci des flèches d'Hercule, qui les extermina jusqu'au dernier.

Le taureau de Crète : Le roi de Crète, Minos, désireux de se concilier les bonnes grâces de Neptune, avait formulé un voeu. Il lui offrirait en sacrifice ce que le dieu des Mers ferait surgir des ondes. Un taureau magnifique en sortit, mais si beau qu'on n'avait jamais vu son pareil. Minos le garda pour lui et lui substitua un ruminant rachitique et minable.
Neptune jugea l'action de mauvais goût et n'admit pas l'imposture. Il communiqua au splendide taureau des élans furieux qui répandirent la terreur dans la Crète entière. Eurysthée commanda alors à Hercule de dompter l'animal.
Le fils d'Alcmène passa la mer, aborda en Crète, où il attaqua le taureau par les cornes. Il le contraignit à s'agenouiller, l'entrava, le prit sur ses épaules et le remit entre les mains de son maître

Les cavales de Diomède : Un roi de Thrace, Diomède, fils de Mars et de Cyrène, possédait des cavales indomptables aux narines projetant des flammes. Pour les nourrir, il leur offrait en pâture les étrangers échoués sur le rivage. Eurysthée chargea le héros de s'emparer de ces bêtes sauvages et de les lui amener à Mycènes. Aussitôt les écuries découvertes, Hercule tua palefreniers et valets, s'empara de Diomède, déposa son corps dans les mangeoires d'airain où ses cavales le dévorèrent avec avidité. Les féroces bêtes, solidement attachées, furent embarquées sur le navire qui, poussé par un vent favorable, les amena dans le royaume d'Argos, conformément à l'ordre reçu.

La ceinture d'Hippolyte : Admète, la fille d'Eurysthée, avait entendu dire que la reine des Amazones portait une ceinture unique par son élégance et sa richesse. Elle demanda à son père de la lui obtenir. Naturellement Eurysthée confia encore une fois ce travail à Hercule. Les Amazones, femmes guerrières de la Capadoce, sur les confins du Pont-Euxin, formaient une peuplade sauvage et redoutable, vivant de rapines et du produit de leur chasse. La reine Hippolyte les commandait. On la reconnaissait aisément à son corset formé de petites écailles de fer, attachées avec une ceinture, la ceinture convoitée.
Hercule et ses compagnons débarquèrent sur le rivage du Pont-Euxin et se rendirent au palais d'Hippolyte avec de nombreux présents. En échange Hercule sollicita le don de la ceinture. La reine des Amazones lui fit bon accueil, lui sut gré de sa venue. Elle était sur le point de lui remettre la ceinture, quand elle en fut violemment dissuadée par ses farouches cavalières, qui crièrent à la trahison. Les arcs se tendirent, les flèches sortirent des carquois, les haches frèmirent, c'était la guerre. Hercule et sa troupe, d'abord en état de défense, passèrent à l'attaque, poursuivirent les Amazones, en tuèrent un grand nombre et capturèrent leur reine. La ceinture d'Hippolyte lui fut ravie. Hercule, triomphant, la rapporta à Eurysthée et à sa fille

Les écuries d'Augias : Roi d'Elis, dans le Péloponnèse, Augias possédait une quantité considérable de boeufs, pas moins de trois mille. Ses étables, où s'accumulait le fumier, n'avaient pas été nettoyées depuis une trentaine d'années. Augias proposa à Hercule le dixième de son troupeau, soit trois cents boeufs, s'il nettoyait les étables dans la journée. Hercule pratiqua deux ou trois brèches dans les murs, détourna de leur cours deux fleuves, l'Alphée et le Pénée, et dirigea les eaux à travers les écuries.
Aussitôt le "ménage" terminé, Hercule se présenta pour recevoir le prix de son travail. Augias, hésitant, n'osant le refuser ouvertement, le renvoya au jugement de son fils Philée. Celui-ci décida en faveur d'Hercule. Augias chassa son fils de sa présence et l'obligea à se réfugier dans l'île de Dulichie. Indigné de ce procédé, Hercule pilla la ville d'Elis, tua Augias, rappela Philée et lui donna les états de son père.

Les boeufs de Géryon :Cette amphore attique à figures noires représente le combat d’Héraclès contre le triple
Géryon. Le héros étroitement enveloppé de la peau de lion, sa propre tête émergeant de
celle de la bête, brandit sa massue. Face à lui, le monstre imposant occupe les deux tiers du tableau. Il se compose de trois troncs et trois têtes, avec deux jambes seulement, figurés
sous l’aspect de guerriers grecs armés de casques à hauts cimiers, de cnémides et de grands boucliers ronds ornés d’un aigle et d’un trépied. Les deux corps au second plan semblent déjà blessés : leurs cimiers s’inclinent fortement. Entre les adversaires, le berger Eurytion est tombé accroupi à terre ; il tient une pierre dans la main droite. Le peintre a choisi d’opposer la figure brutale d’un Héraclès, identifié au lion dont il porte la peau, à celle
de Géryon anobli par l’équipement du guerrier grec. La force du monstre ainsi symboliséeconsacre l’exploit du héros.

Les Pommes d'or :Des arbres aux rares essences, des fleurs exhalant les plus suaves parfums, des fruits colorés savoureux, les plus belles fontaines se trouvaient dans un parc immense qui s'étendait à perte de vue. Il existait parmi ces merveilles des pommes appelées pommes d'or à cause de leur éclat impressionnant. Eurysthée demanda donc à Hercule d'en cueillir et de les lui rapporter.
...Le fils d'Alcmène n'osa pas refuser mais il ignorait de quel côté diriger ses pas. Après de longues et pénibles courses, il s'arrêta un moment auprès d'une source afin de reprendre son souffle et de se rafraîchir. Là, une nymphe lui apprit que le vieux dieu marin Nérée lui serait d'un précieux concours dans sa quête. Il découvrit facilement le dieu somnolant sur le rivage, à l'ombre d'un rocher abrupt. Celui-ci indiqua à Hercule où trouver les pommes d'or : en Mauritanie, dans le royaume d'Atlas.


Cerbere : Cerbère, l'immense chien tricéphale, gardien des Enfers, gueules ouvertes, est tenu en laisse par Héraclès comme s'il s'agissait d'un animal domestique. Eurysthée, roi d'Argolide, qui avait ordonné au héros, son cousin, de ramener le monstre, est complètement affolé et se cache dans une grande jarre. L'image colorée (noter les couleurs différentes des têtes du chien) et vivante est traitée avec beaucoup d'humour (Héraclès a noué la queue de sa léonté).
La scène est peinte sur une hydrie de Cære à figures noires, attribuée au "Peintre des Aigles" (vers 525 av. J.-C.). Chisra (Cerveteri), ville d'Étrurie méridionale, abrita dans les années 540-520 de nombreux artistes ioniens qui avaient été chassés par la conquête perse, et parmi lesquels on trouvait les meilleurs céramistes de ces cités d'Ionie.

3) La mort d'Hercule

A la suite d'une rencontre inattendue d'Hercule avec Iole, Déjanire, soupçonneuse, lui offrit une tunique imprégnée du fameux liquide. Lorsque le héros revêtit la tunique, elle s'attacha à son corps et lui causa d'atroces souffrances. Incapable d'arracher la tunique, Hercule se donna la mort au milieu des flammes de son bûcher. Déjanire, accablée par la culpabilité, se suicida. Après la mort et l'apothéose d'Hercule Héra se réconcilia avec lui. Admis parmi les
immortels, le héros, dont le nom signifie " gloire d'Héra ", reçut pour épouse la divine Hébé, fille de Zeus et d'Héra


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Oderint, dum metuant.« Qu'ils me haïssent, pourvu qu'ils me craignent ! » (Caligula)
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Grand Livre de la Mythologie Grecque et Romaine

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