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 Grand Livre de la Mythologie Grecque et Romaine

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seth
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MessageSujet: Re: Grand Livre de la Mythologie Grecque et Romaine   Lun 11 Déc 2006, 13:32

Pégase



1) Naissance



Méduse, l'une des trois Gorgones, avait été mise enceinte par Poséidon avant de se faire décapiter par le héros Persée. Pégase et son frère Chrysaor étaient les deux créatures destinées à naître de Méduse et elles jaillirent du coup béant de la Gorgone qui s’était fait souper la tête. Pégase était une merveilleuse bête ; sauvage mais sans malice, il avait un corps de cheval musclé et souple, sa robe était d’un blanc immaculé comme la neige fraîche et ses grandes ailes puissantes pouvaient le porter au firmament. Hésiode, un grand auteur antique, le décrit même comme étant : "Un coursier ailé inlassable à la course, et qui passe dans l'air comme une rafale de vent". Enfin, son nom signifie « source » et l’on verra que, justement, plusieurs sources sont liées à son histoire.

2) Dompté par Bellérophon

Un jour qu'il s'abreuvait à la fontaine de Pyrène, une merveilleuse source qui jaillissait au pied de la citadelle de Corinthe, Bellérophon s'approcha de lui sans bruit. Celui-ci venait de recevoir une visite de la déesse Athéna qui lui avait donné du charme pour parvenir à dompter la créature farouche. La créature se laissa donc brider docilement et sans effroi et c’est ainsi que Bellérophon devint le maître de Pégase. Le héros le chevaucha donc pour aller tuer la Chimère et massacrer les Amazones. Celui-ci allât beaucoup trop loin, par contre, en tentant d'atteindre l'Olympe et il périt, précipité du haut des cieux par Zeus, qui était irrité par son orgueil et son ambition.

3)Il termine sa vie au service des dieux...

Après cette histoire, Pégase resta au service des Dieux, dans les écuries célestes de l'Olympe. C'était le coursier qui venait en tête parmi les coursiers de Zeus. C'était même lui qui, selon les légendes racontées par les poètes des temps anciens, apportait l'éclair et le tonnerre à Zeus lorsqu'il voulait utiliser ses pouvoirs. Il fut aussi envoyé afin de calmer l’Hélicon, une montagne de Béotie, qui enflait tellement de plaisir qu’il menaçait d’exploser. En effet, ce dernier était très fier d’une victoire des muses lors d’un concours opposant celles-ci aux Piérides. Pégase créa la source Hippocrène (Fontaine du cheval), à l'endroit où son sabot a heurté la terre pour rappeler à l'ordre la montagne, ce ne serait toutefois pas la seule source qu’il aurait créé d’un coup de sabot. Il fut par la suite placé par les dieux parmi les constellation afin d'honorer cette créature bonne et pure.


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MessageSujet: Re: Grand Livre de la Mythologie Grecque et Romaine   Lun 11 Déc 2006, 18:03

Les Amazones


1) Des beautées sauvages

Les Amazones, étant une tribu de femmes à la fois égales et ennemies des hommes, étaient un moyen pour les Grecs d'incarner leur peur du sexe féminin. Au commencement, elles étaient perçues affreuses, mais avec le temps, elles furent représentées comme de grandes beautés tout à fait irrésistibles. Leur légende unissait la sauvagerie du genre féminin et la brutalité du barbare.

Ces grandes guerrières habitaient le Caucase et les plaines du Danube; près de la mer noire. Leur principale ville s'appelait Thémiscyre. Elles étaient des descendantes d'Arès, un Dieu violent qui incarne la guerre et aussi de la Naïade Harmonia. D'autres légendes racontent qu'elles sont le résultat de l'union entre Arès et Aphrodite (la déesse de la beauté et de l'amour) ce qui expliquerait leur grande beauté et, en même temps, leur attirance pour la guerre.

Cette tribu de guerrière était toujours dirigée par une reine et vivait à l'écart des hommes, mais ces femmes étaient tout de même hétérosexuelles. Elles fréquentaient les mâles des tribus voisines pour se reproduire et utilisaient certains hommes comme esclaves. D'un autre côté, elles élevaient avec soin leurs filles, mais tuaient ou mutilaient leurs enfants mâles en les rendant généralement aveugle ou boiteux. Dès qu'il en était possible, elles se coupaient volontairement le sein droit afin de mieux tirer à l'arc, bien que cela ne soit pas toujours représenté dans l’art. Elles manient très bien les armes mais c'est à l’arc et à la lance qu’elles sont les plus habiles et elles se battent généralement à cheval. Cependant, ces femmes n’étaient pas que de redoutables guerrières, elles étaient aussi des chasseresses habiles et des prêtresses dévouées. Ces femmes ignoraient toutefois tout de la navigation et de la culture de céréales ; elles ne se nourrissaient que de viande.

2) Leurs rencontres avec les Grecs

Les récits au sujet des Amazones nous renseignent surtout sur leurs guerres contre les principaux héros grecs comme Bellérophon, Thésée, Achille et Héraclès (Hercule). D’ailleurs, un des travaux d’Héraclès (le neuvième) était de voler à Hippolyte (la reine des Amazones à cette époque) sa ceinture (celle-ci lui avait été offerte par Arès et était l’insigne du pouvoir du Dieu). La reine aurait bien accepté de donner sa ceinture au héros, mais la déesse Héra excita les Amazones à une révolte, ce qui fit que Héraclès fut forcé de tuer la souveraine. Par la suite, le héros Thésé, qui se trouvait avec Héraclès, kidnappa Antiope, la sœur d’Hippolyte. Pour récupérer leur nouvelle reine, les Amazones poursuivèrent Thésée et allèrent jusqu’à attaquer Athènes, elles furent toutefois vaincues par les Athéniens commandés par Thésée.

Les Amazones fascinèrent un très grand nombre de héros. Achille en est un bon exemple. Vers la fin de la guerre de Troie, alors qu’elles venaient au secours de Priam, le héros a poignardé la jolie reine Penthésilée. Malheureusement pour lui, c’est à ce moment fatidique qu’il a découvert sa passion pour cette dernière. Il a pleuré et s'est lamenté sur son cadavre de la voir morte si jeune et si belle. Celui-ci alla jusqu'à tuer l'un de ces compagnons qui avait malencontreusement mentionné ce fait. Après la mort d’Achille, les Amazones tentèrent de se venger mais leurs chevaux ne les laissèrent pas faire ; ils se cabrèrent et écrasèrent les pieds de ces dernières sous leurs sabots lourds.

Les Grecs réussirent une fois l’exploit de capturer les Amazones, mais ils ne survécurent pas pour raconter ce haut fait. En effet, rendues à bord du bateau grec, ces femmes sauvages les tuèrent tous et prirent possession de l’embarcation qu’elles réussirent, probablement au bout de bien des difficultés, à faire accoster chez les Scythes, une tribu de guerriers mâles. Un bref combat s’amorça et se termina en séduction sur la rive. Les hommes et les femmes s’unirent sur la plage sous le soleil chaud et encore bien haut dans le ciel. Les Scythes avaient espérés de bons guerriers à la suite de cette union, mais, bien que les Amazones eurent acceptées le mariage, ce fut sous les conditions de celles-ci. Les deux tribus se joignirent donc pour un mode de vie nouveau qui fit naître un tout nouveau peuple ; les Sauromates.

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MessageSujet: Re: Grand Livre de la Mythologie Grecque et Romaine   Lun 11 Déc 2006, 22:03

Les Moires


Les Moires (Parques pour les Romains), possédaient entre leurs mains le sort de tous les hommes de la terre. Le mot Moire provient de Moira, qui signifie une « part », parce que chaque être humain une part différente de tout : d’amour, de famille, de vie, de chance, de joie, de malheur… Elles symbolisaient le destin qui est propre à chaque être humain, et qui est inévitable. Dans les premières croyances, chaque Homme possédait sa propre Moire. Cependant, elles ont été individualisées et divinisées ; elles sont devenues les déesses du destin.

Elles étaient trois sœurs, inflexibles et déterminées : Clotho, Lachéis et Atropos. Elles étaient des déesses très anciennes, on disait même qu’elles étaient les filles de la nuit. En plus de décider de la destinée des hommes, elles régnaient sur le mouvement des sphères célestes et sur l’harmonie du monde. Elles avaient aussi pour fonction de présider aux naissances humaines. Les destinées des hommes étaient gravées sur le fer et l’airain de leur palais de sorte qu’il est impossible de les modifier. Enfin, ce sont elles qui vont couper le fil de la vie de chaque homme lorsque leur heure a sonné.

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MessageSujet: Re: Grand Livre de la Mythologie Grecque et Romaine   Mar 12 Déc 2006, 23:17

Les Sirènes


De nos jours, nous voyons les Sirènes comme de belles femmes au charme immense et à la queue de poisson. Pourtant, au tout début de leur légende, les Sirènes étaient des créatures maléfiques avec des attributs d’oiseaux. Elles étaient nées du fleuve Achéloos et d'une muse (Melpomène ou Terpsychore, cela varie selon les légendes). Dans les anciens récits, elles attiraient, par leur merveilleux chant, les marins qui passaient près de leur île puis les dévoraient. Elles symbolisent l'autodestruction du désir et les impulsions obscures et primitives de l'homme.

Acquisition de leur corps d’oiseau

Il y a deux versions différentes de la légende dans laquelle les Sirènes acquirent leurs ailes (ou leur corps d’oiseau). Dans la première, les Sirènes étaient présentes lors de l’enlèvement de Perséphone par Hadès. Cependant, elles n’ont rien fait pour tenter de les sauver et, pour les punir, le père de Perséphone aurait donné un corps d’oiseau à ces femmes. Dans la seconde version, les Sirènes étaient de grandes amies de Perséphone et furent bien attristées de son enlèvement. Elles implorèrent donc les Dieux de leur donner des ailes pour qu’elles puissent chercher leur amie.

Dans les récits…

Elle sont apparues pour la première fois dans l'Odyssée d'Homère (- IX eme siècle) où elles étaient deux créatures mi-femmes, mi-oiseaux. Par la suite, leur nombre varie selon les légendes mais elles apparaissent le plus souvent au nombre de trois et elles seraient d'excellentes musiciennes. Selon certains écrivains, l'une jouait de la lyre, l'autre de la double flûte et la troisième chantait. Ces femmes étranges habitaient, seules, sur une île de la méditerranée.

Dans les histoires plus récentes

Beaucoup lus tard, elle acquirent la queue d'un poisson mais gardèrent leur voix mélodieuse. Elles séduisaient les navigateurs par leurs chants incroyables, puis par leur magnifique apparence. Il est aussi raconté qu'elles entraînaient ces marins charmés au fond de la mer pour en faire leur repas . On les a longtemps perçues comme des monstres pervers et malfaisants, puis elles sont devenues des divinités de l'au-delà qui enchantaient par leurs voix mélodieuses ceux qui étaient au paradis.
Dans d'autres histoires beaucoup plus récentes, elles ont de grands pouvoirs magiques. Elles peuvent prédire l'avenir et apparaissaient pour prévenir les gens qu'il y aurait des tempêtes. Dans ces croyances, elles tombaient souvent en amour avec des hommes et c'est pour cela qu'elles les emmenaient sous l'eau. Elles seraient pacifiques et auraient même, à plusieurs reprises, sauvées des vies humaines.

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MessageSujet: Re: Grand Livre de la Mythologie Grecque et Romaine   Lun 18 Déc 2006, 19:25

Diane/Artemis



Artémis ( ArthmiV) était une des grandes divinités grecques, qui sera identifiée plus tard avec Diane des Romains.
En réalité, il y eut sous ce nom plusieurs divinités très différentes: l'Artémis hellénique était une déesse lunaire; fille de Zeus et de Lètô, sœur jumelle d'Apollon, dont elle était l'équivalent féminin; elle était souvent associée à ses exploits. Ils naquirent tous deux à Délos.
Elle fait partie des douze Olympiens et elle participa activement au combat contre les Géants.
Elle avait demandé à son père une virginité éternelle.
Elle se plaisait dans les champs, dans les bois et près des sources ; elle aimait la chasse, et poursuivait les bêtes fauves.
Farouche et vindicative, les anciens lui attribuaient certaines morts comme celles des femmes en couches ou des morts subites

I/Attributions


Elle était bien sûr la déesse de la chasse
Elle aussi présidait au chant, sous le nom de Hymnia, escortée par les Muses, les Charites ou les Nymphes c'est la déesse des femmes, surtout des vierges.
Elle était la déesse protectrice des Amazones qui étaient, comme elle, chasseresses et indépendantes du joug des hommes.

II/Attributs

Ses attributs sont l'arc, les flèches, le carquois ou encore la torche et le croissant de lune qui ornait son front.
Le chien, le cerf ou la biche, la chèvre, le taureau, la tortue étaient souvent représentés à ses côtés.
Les Cyclopes lui forgèrent un arc d'argent et un carquois plein de flèches.
Pan lui fournit les chiens de sa meute.

III/Culte

Avec leur Artémis nationale, les Grecs ont confondu peu à peu d'autres divinités d'origine orientale. Les noms sont devenus souvent des surnoms de la leur: la déesse thrace Bendis ; Anaïtis d'Asie Mineure, prototype de l'Artémis dite persique; la Dictynna crétoise, patronne des pêcheurs et des marins; l'Artémis sanguinaire de Tauride où on adorait une Artémis, cruelle déesse montée sur un char traîné par deux taureaux. On lui sacrifiait les étrangers et Oreste, grâce à sa sœur Iphigénie, put s'enfuir et échapper à cette sauvage coutume; en Attique, Artémis Brauronia; enfin l'Artémis d'Ephèse mère et nourrice, symbole de la fécondité. Dans l'étude du type figuré, il faut également distinguer: l'Artémis persique avait des ailes, tenait d'une main une panthère, de l'autre un lion; celle d'Ephèse présente d'innombrables mamelles, le corps serré dans une gaine à zones sculptées, la tête coiffée du modius.

IV/ Légendes

1) Un jour le dieu-fleuve Alphée, fils de Thétis, eut l'audace de s'éprendre d'Artémis et de la poursuivre à travers la Grèce mais elle s'enfuit à Létrinoi en Elide. Là elle enduisit son visage ainsi que celui de toutes ses nymphes d'une boue blanchâtre, de telle sorte qu'on ne pouvait la distinguer de ses suivantes. Alphée fut contraint de se retirer, poursuivi par les rires moqueurs.

2) Elle était très fière de son art et obligea Agamemnon, coupable de s'être vanté de la surpasser au tir à l'arc, de sacrifier Iphigénie, qu'elle sauva à la dernière extrémité.

3) Artémis exigeait de ses compagnes une parfaite chasteté pareille à celle qu'elle pratiquait elle-même. Zeus, ayant séduit l'une d'elles, Callisto, fille de Lycaon, Artémis s'aperçut qu'elle était enceinte. Elle la changea alors en ourse, appela sa meute et Callisto aurait été certainement traquée et tuée par ses chiens de chasse si Zeus ne l'avait hissée au ciel. Par la suite, il la fit figurer parmi les étoiles. Le fils de Callisto, Arcas, fut sauvé et devint l'ancêtre des Arcadiens.

4) Un jour, en une autre circonstance, Actéon aperçut par hasard Artémis en train de se baigner dans un torrent tout proche; il ne s'éloigna pas et la regarda. De crainte qu'il ne se vantât par la suite auprès de ses compagnons qu'elle s'était montrée nue en sa présence, elle le changea en cerf et le fit mettre en pièces par sa meute de cinquante chiens.

5) Par contre elle tua de façon accidentelle Orion qui avait comme elle, la passion de la chasse.

V/ Iconographie

Très différente est l'Artémis proprement hellénique. Le type archaïque est une femme debout, jeune et grave, vêtue d'une longue robe dont elle relève un pan, les cheveux tombant sur le dos, sauf quelques mèches sur les épaules (telle l'Artémis du musée de Naples). Dans l'Ecole argienne apparaît une Artémis plus alerte, à tunique courte, avec l'arc et le carquois. Les artistes du IV iéme siècle, surtout Scopas et Praxitèle, apportent des types nouveaux, qui seront copiés ou imités jusqu' à la fin de la période gréco-romaine. c'est l'Artémis chasseresse: tantôt en marbre, chaussée de sandales, en tunique courte serrée à la taille, carquois sur le dos, les cheveux relevés par un bandeau, et suivie d'un chien ou d'une biche; tantôt au repos, jouant avec son chien, ou achevant sa toilette après la chasse, et agrafant sa chlamyde.
En sculpture, les représentations romaines de Diane (Diane de Versailles, Louvre) dérivent généralement de l'iconographie hellénistique d'Artémis.
Ce thème inspira des sculpteurs comme Goujon, Coysevox ou Houdon. Parmi les nombreux peintres qui s'inspirèrent de la légende de la déesse, mentionnons Titien (Diane et Actéon, Louvre, Paris), F. Clouet (Diane au bain, musée de Rouen), A. Carrache (Diane et Endymion, galerie Farnèse, Rome) et Rubens (Diane chasseresse, Prado, Madrid).

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