www.VampireDarkNews.com

AccueilAccueil  ­GalerieGalerie  ­CalendrierCalendrier  ­FAQFAQ  ­S'enregistrerS'enregistrer  ­MembresMembres  ­GroupesGroupes  ­ConnexionConnexion  ­Faites un cadeau au ForumFaites un cadeau au Forum  
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujetPartager | 
 

 Poèmes sur les loups et/ou la lune

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2, 3, 4  Suivant
AuteurMessage
Louve Noire
Lycanthrope Membre
Lycanthrope Membre


Nombre de messages: 1803
Age: 23
Localisation: Sur vos traces
Famille:
Date d'inscription: 24/04/2005

MessageSujet: Poèmes sur les loups et/ou la lune   Mer 27 Avr 2005, 15:55

Qu'ils soient de vous ou non, venez nous faire partager ces magnifiques enchainements de vers traitants de la lune et des loups

LE LOUP

Enfant de la nuit,
noble et fidèle,
le loup marche sous la pluie,
les poils des côtes collés comme deux ailes.

Entendant au loin son aimée,
il dresse une tête haute et fièr,
et se met a chanter,
sous l'éclat lunaire.

"Je t'aime et jamais je ne te quitterai",
semble-t-il lui hurler,
mais sa louve le sait

demain s'il ne revient,
c'est qu'il aura été tué,
en tentant de la protéger.


Louve Noire

LOUP-GAROU

Noble astre lunaire,
brillant depuis des millénaires,
je te prie par ma plume,
pour que ce soir tu ne t'allumes.

Entends les sanglots,
d'une pauvre martyre,
noyant son délire,
dans un sombre ruisseau.

Sauvage maladie,
plus cruelle que la peste,
mais pourtant moins funeste,
qu'est la lycanthropie.

Voilà le triste sort,
qui m'empêche de vivre,
et qui me rendra ivre,
tant que je ne serai pas morte.

Hélàs, sâche Lune,
Qui doucement s'embrûme,
que seule une balle d'argent,

tirée au bon moment,
pourra appaiser,
mon âme damnée.


Louve Noire


Dernière édition par le Mer 27 Avr 2005, 18:31, édité 6 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://louve-noire.skyblog.com
Luna
Louve du Hurlement
Louve du Hurlement


Nombre de messages: 549
Age: 102
Localisation: Belgique
Famille:
Date d'inscription: 21/04/2005

MessageSujet: Re: Poèmes sur les loups et/ou la lune   Mer 27 Avr 2005, 17:39

loup garou

Tout comme moi,
Luna, l'astre nocture
Toujours un de tes visages
Tu devras cacher.
Je me fais belle tout les soirs
Mais seulement vous, mes enfants
Loup-garou, créature de la brunante
Savez voir en moi ce qui
Demeure invisible aux Hommes
Car pour eux, enfants du jour
Le Soleil amène l'espoir
Et chasse les frayeurs de la nuit

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.koreus.com/animation/loituma-poireau.html
Louve Noire
Lycanthrope Membre
Lycanthrope Membre


Nombre de messages: 1803
Age: 23
Localisation: Sur vos traces
Famille:
Date d'inscription: 24/04/2005

MessageSujet: Re: Poèmes sur les loups et/ou la lune   Mer 27 Avr 2005, 18:27

LUNE

La lune, aussi mystérieuse soit-elle,
la regarder me donne des ailes,
pourquoi fait-elle changer mon humeur,
peut-elle m’apporté le malheur ?

Vois, la lune te tend les bras,
elle est si belle et ne bouge pas.
Je me rappelle cette soirée,
des yeux on ne pouvait se quitter.

Tu me prend le bras,
regarde là !
Dans la lune, je nous vois
je te glisse un "je t’aime" rien qu’à toi.

Je repense à ce qu’on a vécu
nous rattrapons le temps perdu
car nous n’avons pas toujours
été ensemble réunis par notre amour.

Soudain tu aimerais te rapprocher,
la lune t’as trop fasciné,
tu fais un pas en avant,
je ne peux te rattraper à temps.

Ton corps sombre dans le noir
en pleurant j’essaie de te voir.
La lune semble nous regarder,
rit-elle en te voyant te noyer ?


Louve Noire


AU NOM DE LA LUNE

J’irai heureuse et apeurée,
Dans cette plaine où tu devras reposer,
Puis, fou d’amour, nous irons danser,
Les mains jointes et les cœurs liés.

Et nous irons crier
Au clair de lune enragée...

Accompagnée de mille squelette,
Sur notre passage nous détruirons tout,
Imagine sur le sol toutes ces têtes,
Ce monde va mourir autour de nous.

Et nous irons tuer
Au clair de lune enragée...

Et, fatigués, sur l’asphalte on s’assiéra
Et la colère, enfin, retombera
« Pourquoi avons nous fait ça
C’était mon dernier jour, la dernière fois... »
Et ta tête doucement se figera
Une larme, un soupir, c’est finit pour toi...

Et j’irai te pleurer
Au clair de lune enragé...


Louve Noire

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://louve-noire.skyblog.com
Louve Noire
Lycanthrope Membre
Lycanthrope Membre


Nombre de messages: 1803
Age: 23
Localisation: Sur vos traces
Famille:
Date d'inscription: 24/04/2005

MessageSujet: Re: Poèmes sur les loups et/ou la lune   Mer 27 Avr 2005, 18:32

Clair de lune

La lune était sereine et jouait sur les flots. -
La fenêtre enfin libre est ouverte à la brise,
La sultane regarde, et la mer qui se brise,
Là-bas, d'un flot d'argent brode les noirs îlots.

De ses doigts en vibrant s'échappe la guitare.
Elle écoute... Un bruit sourd frappe les sourds échos.
Est-ce un lourd vaisseau turc qui vient des eaux de Cos,
Battant l'archipel grec de sa rame tartare ?

Sont-ce des cormorans qui plongent tour à tour,
Et coupent l'eau, qui roule en perles sur leur aile ?
Est-ce un djinn qui là-haut siffle d'une voix grêle,
Et jette dans la mer les créneaux de la tour ?

Qui trouble ainsi les flots près du sérail des femmes ?
Ni le noir cormoran, sur la vague bercé,
Ni les pierres du mur, ni le bruit cadencé
Du lourd vaisseau, rampant sur l'onde avec des rames.

Ce sont des sacs pesants, d'où partent des sanglots.
On verrait, en sondant la mer qui les promène,
Se mouvoir dans leurs flancs comme une forme humaine...
La lune était sereine et jouait sur les flots.


Victor Hugo (1802-1885)

_________________


Dernière édition par le Ven 12 Aoû 2005, 23:13, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://louve-noire.skyblog.com
Louve Noire
Lycanthrope Membre
Lycanthrope Membre


Nombre de messages: 1803
Age: 23
Localisation: Sur vos traces
Famille:
Date d'inscription: 24/04/2005

MessageSujet: Re: Poèmes sur les loups et/ou la lune   Mer 27 Avr 2005, 18:39

Très long poème mais aussi très beau qui décrit la chasse qu'ont exercé des Hommes sur un loup. Amis des louloups, à vos mouchoirs...

La mort du loup

I


Les nuages couraient sur la lune enflammée
Comme sur l'incendie on voit fuir la fumée,
Et les bois étaient noirs jusques à l'horizon.
Nous marchions sans parler, dans l'humide gazon,
Dans la bruyère épaisse et dans les hautes brandes,
Lorsque, sous des sapins pareils à ceux des Landes,
Nous avons aperçu les grands ongles marqués
Par les loups voyageurs que nous avions traqués.
Nous avons écouté, retenant notre haleine
Et le pas suspendu. -- Ni le bois, ni la plaine
Ne poussait un soupir dans les airs ; Seulement
La girouette en deuil criait au firmament ;
Car le vent élevé bien au dessus des terres,
N'effleurait de ses pieds que les tours solitaires,
Et les chênes d'en-bas, contre les rocs penchés,
Sur leurs coudes semblaient endormis et couchés.
Rien ne bruissait donc, lorsque baissant la tête,
Le plus vieux des chasseurs qui s'étaient mis en quête
A regardé le sable en s'y couchant ; Bientôt,
Lui que jamais ici on ne vit en défaut,
A déclaré tout bas que ces marques récentes
Annonçait la démarche et les griffes puissantes
De deux grands loups-cerviers et de deux louveteaux.
Nous avons tous alors préparé nos couteaux,
Et, cachant nos fusils et leurs lueurs trop blanches,
Nous allions pas à pas en écartant les branches.
Trois s'arrêtent, et moi, cherchant ce qu'ils voyaient,
J'aperçois tout à coup deux yeux qui flamboyaient,
Et je vois au delà quatre formes légères
Qui dansaient sous la lune au milieu des bruyères,
Comme font chaque jour, à grand bruit sous nos yeux,
Quand le maître revient, les lévriers joyeux.
Leur forme était semblable et semblable la danse ;
Mais les enfants du loup se jouaient en silence,
Sachant bien qu'à deux pas, ne dormant qu'à demi,
Se couche dans ses murs l'homme, leur ennemi.
Le père était debout, et plus loin, contre un arbre,
Sa louve reposait comme celle de marbre
Qu'adorait les romains, et dont les flancs velus
Couvaient les demi-dieux Rémus et Romulus.
Le Loup vient et s'assied, les deux jambes dressées
Par leurs ongles crochus dans le sable enfoncées.
Il s'est jugé perdu, puisqu'il était surpris,
Sa retraite coupée et tous ses chemins pris ;
Alors il a saisi, dans sa gueule brûlante,
Du chien le plus hardi la gorge pantelante
Et n'a pas desserré ses mâchoires de fer,
Malgré nos coups de feu qui traversaient sa chair
Et nos couteaux aigus qui, comme des tenailles,
Se croisaient en plongeant dans ses larges entrailles,
Jusqu'au dernier moment où le chien étranglé,
Mort longtemps avant lui, sous ses pieds a roulé.
Le Loup le quitte alors et puis il nous regarde.
Les couteaux lui restaient au flanc jusqu'à la garde,
Le clouaient au gazon tout baigné dans son sang ;
Nos fusils l'entouraient en sinistre croissant.
Il nous regarde encore, ensuite il se recouche,
Tout en léchant le sang répandu sur sa bouche,
Et, sans daigner savoir comment il a péri,
Refermant ses grands yeux, meurt sans jeter un cri.

II


J'ai reposé mon front sur mon fusil sans poudre,
Me prenant à penser, et n'ai pu me résoudre
A poursuivre sa Louve et ses fils qui, tous trois,
Avaient voulu l'attendre, et, comme je le crois,
Sans ses deux louveteaux la belle et sombre veuve
Ne l'eût pas laissé seul subir la grande épreuve ;
Mais son devoir était de les sauver, afin
De pouvoir leur apprendre à bien souffrir la faim,
A ne jamais entrer dans le pacte des villes
Que l'homme a fait avec les animaux serviles
Qui chassent devant lui, pour avoir le coucher,
Les premiers possesseurs du bois et du rocher.

Hélas ! ai-je pensé, malgré ce grand nom d'Hommes,
Que j'ai honte de nous, débiles que nous sommes !
Comment on doit quitter la vie et tous ses maux,
C'est vous qui le savez, sublimes animaux !
A voir ce que l'on fut sur terre et ce qu'on laisse
Seul le silence est grand ; tout le reste est faiblesse.
- Ah ! je t'ai bien compris, sauvage voyageur,
Et ton dernier regard m'est allé jusqu'au coeur !
Il disait : " Si tu peux, fais que ton âme arrive,
A force de rester studieuse et pensive,
Jusqu'à ce haut degré de stoïque fierté
Où, naissant dans les bois, j'ai tout d'abord monté.
Gémir, pleurer, prier est également lâche.
Fais énergiquement ta longue et lourde tâche
Dans la voie où le Sort a voulu t'appeler,
Puis après, comme moi, souffre et meurs sans parler. "

Alfred de VIGNY (1797-1863)
(Recueil : Les Destinées)

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://louve-noire.skyblog.com
l'oeil d
Invité



MessageSujet: Re: Poèmes sur les loups et/ou la lune   Sam 14 Mai 2005, 20:18

Là, une pleine Lune devant moi, m’envoutant. . . je ne comprend pas. . .
Une douleurs si rageante et grandissante, s’installe au plus profond de moi !
Je hurle puis rugi d’une voie vil et perçante, exprimant mon pauvre désaroi.
Me transformant trop lentement dans cette nuit, Loup abominable guettant sa proie !

Le matin s’étant enfin levé, timidement et tristement. . . je me réveille. . .
La bête éffroyable m’ayant quitté, mais ce cauchemar dans mon sommeil. . .
Du sang sur mon corps nu, témoigne de ma puissante folie. . .
Hanté par un monstre sans coeur, dans le noir j’hôte la vie. . .

Bercé par une mélodie sanguinaire, je contemple mes nuits.
Maudit que je suis ! un démon obéissant à ses morbides envies.
Par sa faute, je suis possédé ! regardez ce prédateur que j’engendre !
Hypnotisé par toi chose ronde, ta lumière aveuglante, je ne suis plus l’homme le plus tendre. . .


Angélus
Revenir en haut Aller en bas
l'oeil d
Invité



MessageSujet: Re: Poèmes sur les loups et/ou la lune   Sam 14 Mai 2005, 20:19

L’appel du loup


Lune affamée se gorge de ton désespoir
Pâle Astre oppresseur, douceâtre et mince vengeance
Dur amant salvateur, saumâtre pénitence
Douloureux loup détrôné souffre de déchoir

Longs geignements affligés déchirent ma nuit
Carnassier famélique, compagnon trahi
Sauvage subi calvaire, fauve affamé,
Le vieux loup est aux fers il n’a que trop rôdé

Prince d’autrefois ronge durement son frein,
Impitoyable roi, entêtante fragrance,
Regard concupiscent, enivrante attirance,
Yeux transcendants désirent élixir carmin

Ami, ressens le viscéral appel du loup !
Aspiration animale, sensuel jaloux,
Démon séduisant, féal et assidu bourreau
Divin Satan goûte la saveur de ma peau

Corps frémissant se languit de l’âpre baiser
Fanatique dément, amnésique en danger
Etreinte fusionnelle, âme assujettie
Désir obsessionnel assombri mon esprit

Infâme répulsion anime ma mémoire,
Souvenir aversion, perversion défouloir
Morsure putride, corrompu fallacieux,
Et sur mes mains la sensation du sang poisseux

Succombe, vicieux, dans ton charnier putréfié,
Immonde chien galeux, usurpateur aimé
Hanté de visions sibyllines dans ta cage
De l’ange androgyne qui congédia ta rage

à quelqu'un qui m'est cher...
Anonyme
Revenir en haut Aller en bas
l'oeil d
Invité



MessageSujet: Re: Poèmes sur les loups et/ou la lune   Sam 14 Mai 2005, 20:20

Vigny : La Mort du Loup
Les nuages couraient sur la lune enflammée
Comme sur l'incendie on voit fuir la fumée,
Et les bois étaient noirs jusques à l'horizon.
Nous marchions, sans parler, dans l'humide gazon,
Dans la bruyère épaisse et dans les hautes brandes,
Lorsque, sous des sapins pareils à ceux des Landes
Nous avons aperçu les grands ongles marqués
Par des loups voyageurs que nous avions traqués.

Nous avons écouté, retenant notre haleine
Et le pas suspendu - Ni le bois ni la plaine
Ne poussaient un soupir dans les airs; seulement
La girouette en deuil criait au firmament,
Car le vent, élevé bien au-dessus des terres,
N'effleurait de ses pieds que les tours solitaires,
Et les chênes d'en bas, contre les rocs penchés,
Sur leurs coudes semblaient endormis et couchés.

Rien ne bruissait donc, lorsque, baissant la tête,
Le plus vieux des chasseurs qui s'étaient mis en quête
A regardé le sable, attendant, à genoux,
Qu'une étoile jetât quelque lueur sur nous;
Puis, tout bas, a juré que ces marques récentes
Annonçaient la démarche et les griffes puissantes
De deux grands Loups-cerviers et de deux Louveteaux.
Nous avons tous alors préparé nos couteaux
Et, cachant nos fusils et leurs lueurs trop blanches,
Nous allions, pas à pas, en écartant les branches.

Trois s'arrêtent, et moi, cherchant ce qu'ils voyaient,
J'aperçois tout à coup deux yeux qui flamboyaient,
Et je vois au-delà quelques formes légères
Qui dansaient sous la lune au milieu des bruyères,
Comme font chaque jour, à grand bruit, sous nos yeux,
Quand le maître revient, les lévriers joyeux.
L'allure était semblable et semblable la danse;
Mais les enfants du Loup se jouaient en silence,
Sachant bien qu'à deux pas, ne dormant qu'à demi,
Se couche dans ses murs l'homme, leur ennemi.

Le Père était debout, et plus loin, contre un arbre,
Sa Louve reposait comme celle de marbre
Qu'adoraient les Romains, et dont les flancs velus
Couvaient les Demi-Dieux Rémus et Romulus.

- Le Loup vient et s'assied, les deux jambes dressées
Par leurs ongles crochus dans le sable enfoncées.
Il s'est jugé perdu, puisqu'il était surpris,
Sa retraite coupée et tous ses chemins pris;
Alors il a saisi, dans sa gueule brûlante,
Du chien le plus hardi la gorge pantelante
Et n'a pas desserré ses mâchoires de fer,
Malgré nos coups de feu qui traversaient sa chair
Et nos couteaux aigus qui, comme des tenailles,
Se croisaient en plongeant dans ses larges entrailles,
Jusqu'au dernier moment où le chien étranglé,
Mort longtemps avant lui, sous ses pieds a roulé.

Le Loup le quitte alors et puis il nous regarde.
Les couteaux lui restaient au flanc jusqu'à la garde,
Le clouaient au gazon tout baigné dans son sang;
Nos fusils l'entouraient en sinistre croissant.
Il nous regarde encore, ensuite il se recouche,
Tout en léchant le sang répandu sur sa bouche,
Et, sans daigner savoir comment il a péri,
Refermant ses grands yeux, meurt sans jeter un cri.
Revenir en haut Aller en bas
Mandrake
Invité



MessageSujet: Re: Poèmes sur les loups et/ou la lune   Ven 12 Aoû 2005, 22:12

Je souhaiterais faire decouvrir a ceux qui ne le connaissent pas deja un poete du 19iéme siecle du nom de Charles-Marie Leconte de Lisle.

Dans ses "Poemes Tragiques" il fait mention de L'incantation du loup...


Les lourds rameaux neigeux du mélèze et de l'aune.
Un grand silence. Un ciel étincelant d'hiver.
Le Roi du Hartz, assis sur ses jarrets de fer,
Regarde resplendir la lune large et jaune.

Les gorges, les vallons, les forêts et les rocs
Dorment inertement sous leur blême suaire,
Et la face terrestre est comme un ossuaire
Immense, cave ou plat, ou bossué par blocs.

Tandis qu'éblouissant les horizons funèbres,
La lune, oeil d'or glacé, luit dans le morne azur,
L'angoisse du vieux Loup étreint son coeur obscur,
Un âpre frisson court le long de ses vertèbres.

Sa louve blanche, aux yeux flambants, et les petits
Qu'elle abritait, la nuit, des poils chauds de son ventre,
Gisent, morts, égorgés par l'homme, au fond de l'antre.
Ceux, de tous les vivants, qu'il aimait, sont partis.

Il est seul désormais sur la neige livide.
La faim, la soif, l'affût patient dans les bois,
Le doux agneau qui bêle ou le cerf aux abois,
Que lui fait tout cela, puisque le monde est vide ?

Lui, le chef du haut Hartz, tous l'ont trahi, le Nain
Et le Géant, le Bouc, l'Orfraie et la Sorcière,
Accroupis près du feu de tourbe et de bruyère
Où l'eau sinistre bout dans le chaudron d'airain.

Sa langue fume et pend de la gueule profonde.
Sans lécher le sang noir qui s'égoutte du flanc,
Il érige sa tête aiguë en grommelant,
Et la haine, dans ses entrailles, brûle et gronde.

L'Homme, le massacreur antique des aïeux,
De ses enfants et de la royale femelle
Qui leur versait le lait ardent de sa mamelle,
Hante immuablement son rêve furieux.

Une braise rougit sa prunelle énergique ;
Et, redressant ses poils roides comme des clous,
Il évoque, en hurlant, l'âme des anciens loups
Qui dorment dans la lune éclatante et magique.


Personnelemnt je toruve cet auteur ellegiaque et totalment fantasmagorique...

Mandrake
Revenir en haut Aller en bas
Yellowstone
Louve Alpha
Louve Alpha


Nombre de messages: 3641
Age: 21
Localisation: Territoire des Lycans
Famille:
Date d'inscription: 21/04/2005

MessageSujet: Re: Poèmes sur les loups et/ou la lune   Sam 03 Déc 2005, 18:01

Jean de la Fontaine


Le Loup devenu Berger

"Un Loup qui commençait d'avoir petite part
Aux Brebis de son voisinage,
Crut qu'il fallait s'aider de la peau du Renard
Et faire un nouveau personnage.
Il s'habille en Berger, endosse un hoqueton,
Fait sa houlette d'un bâton,
Sans oublier la Cornemuse.
Pour pousser jusqu'au bout la ruse,
Il aurait volontiers écrit sur son chapeau :
C'est moi qui suis Guillot, berger de ce troupeau.
Sa personne étant ainsi faite
Et ses pieds de devant posés sur sa houlette,
Guillot le sycophante approche doucement.
Guillot le vrai Guillot étendu sur l'herbette,
Dormait alors profondément.
Son chien dormait aussi, comme aussi sa musette.
La plupart des Brebis dormaient pareillement.
L'hypocrite les laissa faire,
Et pour pouvoir mener vers son fort les Brebis
Il voulut ajouter la parole aux habits,
Chose qu'il croyait nécessaire.
Mais cela gâta son affaire,
Il ne put du Pasteur contrefaire la voix.
Le ton dont il parla fit retentir les bois,
Et découvrit tout le mystère.
Chacun se réveille à ce son,
Les Brebis, le Chien, le Garçon.
Le pauvre Loup, dans cet esclandre,
Empêché par son hoqueton,
Ne put ni fuir ni se défendre.
Toujours par quelque endroit fourbes se laissent prendre.
Quiconque est Loup agisse en Loup :
C'est le plus certain de beaucoup."

Les Loups et les Brebis

"Après mille ans et plus de guerre déclarée,
Les Loups firent la paix avecque les Brebis.
C'était apparemment le bien des deux partis ;
Car si les Loups mangeaient mainte bête égarée,
Les Bergers de leur peau se faisaient maints habits.
Jamais de liberté, ni pour les pâturages,
Ni d'autre part pour les carnages :
Ils ne pouvaient jouir qu'en tremblant de leurs biens.
La paix se conclut donc : on donne des otages ;
Les Loups, leurs Louveteaux ; et les Brebis, leurs
Chiens.
L'échange en étant fait aux formes ordinaires
Et réglé par des Commissaires,
Au bout de quelque temps que Messieurs les Louvats
Se virent Loups parfaits et friands de tuerie,
lls vous prennent le temps que dans la Bergerie
Messieurs les Bergers n'étaient pas,
Etranglent la moitié des Agneaux les plus gras,
Les emportent aux dents, dans les bois se retirent.
Ils avaient averti leurs gens secrètement.
Les Chiens, qui, sur leur foi, reposaient sûrement,
Furent étranglés en dormant :
Cela fut sitôt fait qu'à peine ils le sentirent.
Tout fut mis en morceaux ; un seul n'en échappa.
Nous pouvons conclure de là
Qu'il faut faire aux méchants guerre continuelle.
La paix est fort bonne de soi,
J'en conviens ; mais de quoi sert-elle
Avec des ennemis sans foi ? "
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://yellowstoneenaction.forumactif.com
Terry
Vampire assoiffé
Vampire assoiffé


Nombre de messages: 350
Age: 402
Localisation: Seul sans famille a hérer dans la fôret.
Famille:
Date d'inscription: 07/12/2005

MessageSujet: Re: Poèmes sur les loups et/ou la lune   Lun 19 Déc 2005, 21:38

Loup guerrier de la nature
Protège moi contre les intrus
La forêt est ma maison,la meute ma famille
Pour moi Yellow est une louve exemplaire
Alors que CrocBlanc lui est solide et ne laisse sa confiance a ses idées
Luna sa beauté depasse toute les louves réunis.
La nature est la perfection alors que moi je ne suis que la déception.

______________________________________________________________

La forêt est ma maison,la meute ma famille
Pour moi Yelli est une louve exemplaire
Alors que CrocBlanc lui est solide et ne laisse sa confiance a ses idées
Luna sa beauté depasse toute les louves réunis.
moi je ne suis qu'un serviteur alors errant sans personne comme
ami ou frère si une personne décide un jour de prendre pitié alors qu'il le dise car
L'éternité est pour moi longue et sombre alors réponder a se poême
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Luna
Louve du Hurlement
Louve du Hurlement


Nombre de messages: 549
Age: 102
Localisation: Belgique
Famille:
Date d'inscription: 21/04/2005

MessageSujet: Re: Poèmes sur les loups et/ou la lune   Mer 21 Déc 2005, 00:07

Jean de La Fontaine

le loup et l'agneau

La raison du plus fort est toujours la meilleure :
Nous l'allons montrer tout à l'heure.
Un Agneau se désaltérait
Dans le courant d'une onde pure.
Un Loup survient à jeun qui cherchait aventure,
Et que la faim en ces lieux attirait.
Qui te rend si hardi de troubler mon breuvage ?
Dit cet animal plein de rage :
Tu seras châtié de ta témérité.
- Sire, répond l'Agneau, que votre Majesté
Ne se mette pas en colère ;
Mais plutôt qu'elle considère
Que je me vas désaltérant
Dans le courant,
Plus de vingt pas au-dessous d'Elle,
Et que par conséquent, en aucune façon,
Je ne puis troubler sa boisson.
- Tu la troubles, reprit cette bête cruelle,
Et je sais que de moi tu médis l'an passé.
- Comment l'aurais-je fait si je n'étais pas né ?
Reprit l'Agneau, je tette encor ma mère.
- Si ce n'est toi, c'est donc ton frère.
- Je n'en ai point. - C'est donc quelqu'un des tiens :
Car vous ne m'épargnez guère,
Vous, vos bergers, et vos chiens.
On me l'a dit : il faut que je me venge.
Là-dessus, au fond des forêts
Le Loup l'emporte, et puis le mange,
Sans autre forme de procès.

Le loup et le chien
« Un loup n'avait

que les os et la peau,

Tant les chiens

faisaient bonne garde.
Ce loup rencontre un dogue

aussi puissant que beau,
Gras, poli ,

qui s'était fourvoyé par mégarde.

L'attaquer, le mettre en quartiers ,

Sire loup l'eût fait volontiers;

Mais il fallait livrer bataille,

Et la mâtin était de taille

A se défendre hardiment.

Le loup donc, l'aborde humblement,

Entre en propos, et lui fait compliment

Sur son embonpoint, qu'il admire.

«Il ne tiendra qu'à vous, beau sire,
D'être aussi gras que moi, lui répartit le chien.

Quittez les bois, vous ferez bien:

Vos pareils y sont misérables,

Cancres, hères, et pauvres diables,
Dont la condition

est de mourir de faim.
Car quoi? rien d'assuré;

point de franche lippée ;

Tout à la pointe de l'épée.
Suivez moi,

vous aurez un bien meilleur destin.»

Le loup reprit:

«Que me faudra-t-il faire?
-Presque rien, dit le chien:

donner la chasse aux gens

Portants bâtons et mendiants;
Flatter ceux du logis,

à son maître complaire:

Moyennant quoi votre salaire
Sera force reliefs

de toutes les façons:

Os de poulets, os de pigeons,

Sans parler de mainte caresse.»
Le loup déjà se forge une félicité

Qui le fait pleurer de tendresse
Chemin faisant,

il vit le cou du chien pelé.
"Qu'est-ce là? lui dit-il.

- Rien.

- Quoi? rien?

-Peu de chose.
Mais encor?

- Le collier dont je suis attaché
De ce que vous voyez

est peut-être la cause.
- Attaché? dit le loup:

vous ne courez donc pas

Où vous voulez?

- Pas toujours; mais qu'importe?

- Il importe si bien,

que de tous vos repas

Je ne veux en aucune sorte,
Et ne voudrais pas même

à ce prix un trésor."
Cela dit, maître loup s'enfuit,

et court encor. »

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.koreus.com/animation/loituma-poireau.html
Luna
Louve du Hurlement
Louve du Hurlement


Nombre de messages: 549
Age: 102
Localisation: Belgique
Famille:
Date d'inscription: 21/04/2005

MessageSujet: Re: Poèmes sur les loups et/ou la lune   Mer 21 Déc 2005, 00:12

Arthur Rimbaud

"Le loup criait sous les feuilles
En crachant les belles plumes
De son repas de volailles:
Comme lui je me consume.
Les salades, les fruits
N'attendent que la cueillette;
Mais l'araignée de la haie
Ne mange que des violettes.
Que je dorme! que je bouille
Aux autels de Salomon.
Le bouillon court sur la rouille,
Et se mêle au Cédron.
Enfin, ô bonheur, ô raison,
j'écartai du ciel l'azur, qui est du noir,
et je vécus, étincelle d'or
de la lumière nature.
De joie, je prenais
une expression bouffonne
et égarée au possible :
Elle est retrouvée!
Quoi? l'éternité.
C'est la mer mêlée
Au soleil.
Mon âme éternelle,
Observe ton voeu
Malgré la nuit seule
Et le jour en feu.
Donc tu te dégages
Des humains suffrages,
Des communs élans!
Tu voles selon...
– Jamais l'espérance.
Pas d'orietur.
Science et patience,
Le supplice est sûr.
Plus de lendemain,
Braises de satin,
Votre ardeur
Est le devoir.
Elle est retrouvée!
– Quoi?
– l'Éternité.
C'est la mer mêlée
Au soleil."

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.koreus.com/animation/loituma-poireau.html
Viviane
Lycanthrope Membre
Lycanthrope Membre


Nombre de messages: 226
Age: 20
Localisation: au coeur de la forêt
Famille:
Date d'inscription: 29/06/2005

MessageSujet: Re: Poèmes sur les loups et/ou la lune   Jeu 22 Déc 2005, 11:22

La complainte du loup

Tournant seul dans sa cage,
Le loup attend et prie.
Lorsqu'arrive l'enfant,
Ses yeux ternes et sans vie
Ne réagissent pas.

L'enfant prit en pitié
La bête malmenée,
D'une main secourable,
Il ouvre grand la porte.
Remerciant son sauveur,
Le loup n'attendit pas.

Il laisse derrière lui
La flamme de la vie,
Comme une ultime offrande
De ses grands yeux dorés




Plaines et Toundras,
Beautées hivernales,
Ecoutez les cris
Du loup solitaire
Il hurle sa détresse
Face à la douleur
D'un hiver rigoureux,
Mais aussi sa joie :
Libre de nouveau
De vous parcourir !

_________________
Mors ultima ratio





Dernière édition par le Ven 23 Juin 2006, 10:02, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Luna
Louve du Hurlement
Louve du Hurlement


Nombre de messages: 549
Age: 102
Localisation: Belgique
Famille:
Date d'inscription: 21/04/2005

MessageSujet: Re: Poèmes sur les loups et/ou la lune   Lun 26 Déc 2005, 17:01

Les loups

Loup blanc, loup noir, loup vert, loup gris
Pour trois loups sauvés, un de pris.
Loup blanc, loup noir, loup vert, loup gris
Pour trois loups sauvés, un de pris.

Loup gris se couvre de farine
quand la lune est sur la colline.

Loup noir ne danse que la nuit
Au moment des chauves-souris.

Loup vert adore les groseilles
Mais gare au coq qui le réveille.

Loup blanc, loup vert, loup gris, loup noir
Je me démasque et puis bonsoir.
Je me démasque et puis bonsoir.

_________________


Dernière édition par le Lun 26 Déc 2005, 17:22, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.koreus.com/animation/loituma-poireau.html
 

Poèmes sur les loups et/ou la lune

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 4Aller à la page : 1, 2, 3, 4  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
www.VampireDarkNews.com :: VILLAGE DES LOUPS-GAROUS :: Hurlements sous la lune-
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet