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 Poèmes sur les loups et/ou la lune

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Yellowstone
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MessageSujet: Re: Poèmes sur les loups et/ou la lune   Jeu 11 Juin 2009, 09:56

Il s'agit d'un Poème de Guyloup intitulée "Humaine Sauvagerie"

PS : petit ménage du topic
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Shakra
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MessageSujet: Re: Poèmes sur les loups et/ou la lune   Ven 12 Juin 2009, 08:07

OK merci yelli

ps : on avait remarquer héhé merci quand même c'est mieu comme ça et désoler d'avoir un peut pouri le topic :/

_________________
Mon plus beau hurlement,
Shakra.




Que la lune vous surveille et vous émerveille, et que le loup garde une patte sur vous !
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Maïtouk
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MessageSujet: Re: Poèmes sur les loups et/ou la lune   Ven 28 Aoû 2009, 06:04

Je sais il y est déjà deux fois , mais je crois que c'est le plus beau de tous les poèmes alors il faut qu'il soit sur chaque page !!!


Les nuages couraient sur la lune enflammée
Comme sur l'incendie on voit fuir la fumée,
Et les bois étaient noirs jusques à l'horizon.
Nous marchions sans parler, dans l'humide gazon,
Dans la bruyère épaisse et dans les hautes brandes,
Lorsque, sous des sapins pareils à ceux des Landes,
Nous avons aperçus les grands ongles marqués
Par les loups voyageurs que nous avions traqués.
Nous avons écouté, retenant notre haleine
Et le pas suspendu. -- Ni le bois, ni la plaine
Ne poussait un soupir dans les airs; Seulement
La girouette en deuil criait au firmament;
Car le vent élevé bien au dessus des terres,
N'effleurait de ses pieds que les tours solitaires,
Et les chênes d'en-bas, contre les rocs penchés,
Sur leurs coudes semblaient endormis et couchés.
Rien ne bruissait donc, lorsque baissant la tête,
Le plus vieux des chasseurs qui s'étaient mis en quête
A regardé le sable en s'y couchant; Bientôt,
Lui que jamais ici on ne vit en défaut,
A déclaré tout bas que ces marques récentes
Annonçait la démarche et les griffes puissantes
De deux grands loups-cerviers et de deux louveteaux.
Nous avons tous alors préparé nos couteaux,
Et, cachant nos fusils et leurs lueurs trop blanches,
Nous allions pas à pas en écartant les branches.
Trois s'arrêtent, et moi, cherchant ce qu'ils voyaient,
J'aperçois tout à coup deux yeux qui flamboyaient,
Et je vois au delà quatre formes légères
Qui dansaient sous la lune au milieu des bruyères,
Comme font chaque jour, à grand bruit sous nos yeux,
Quand le maître revient, les lévriers joyeux.
Leur forme était semblable et semblable la danse;
Mais les enfants du loup se jouaient en silence,
Sachant bien qu'à deux pas, ne dormant qu'à demi,
Se couche dans ses murs l'homme, leur ennemi.
Le père était debout, et plus loin, contre un arbre,
Sa louve reposait comme celle de marbre
Qu'adorait les romains, et dont les flancs velus
Couvaient les demi-dieux Rémus et Romulus.
Le Loup vient et s'assied, les deux jambes dressées,
Par leurs ongles crochus dans le sable enfoncées.
Il s'est jugé perdu, puisqu'il était surpris,
Sa retraite coupée et tous ses chemins pris,
Alors il a saisi, dans sa gueule brûlante,
Du chien le plus hardi la gorge pantelante,
Et n'a pas desserré ses mâchoires de fer,
Malgré nos coups de feu, qui traversaient sa chair,
Et nos couteaux aigus qui, comme des tenailles,
Se croisaient en plongeant dans ses larges entrailles,
Jusqu'au dernier moment où le chien étranglé,
Mort longtemps avant lui, sous ses pieds a roulé.
Le Loup le quitte alors et puis il nous regarde.
Les couteaux lui restaient au flanc jusqu'à la garde,
Le clouaient au gazon tout baigné dans son sang;
Nos fusils l'entouraient en sinistre croissant.
Il nous regarde encore, ensuite il se recouche,
Tout en léchant le sang répandu sur sa bouche,
Et, sans daigner savoir comment il a péri,
Refermant ses grands yeux, meurt sans jeter un cri.


J'ai reposé mon front sur mon fusil sans poudre,
Me prenant à penser, et n'est pu me résoudre
A poursuivre sa Louve et ses fils qui, tous trois,
Avaient voulu l'attendre, et, comme je le crois,
Sans ses deux louveteaux, la belle et sombre veuve
Ne l'eut pas laissé seul subir la grande épreuve;
Mais son devoir était de les sauver, afin
De pouvoir leur apprendre à bien souffrir la faim,
A ne jamais entrer dans le pacte des villes,
Que l'homme a fait avec les animaux serviles
Qui chassent devant lui, pour avoir le coucher,
Les premiers possesseurs du bois et du rocher.


Hélas! ai-je pensé, malgré ce grand nom d'Hommes,
Que j'ai honte de nous , débiles que nous sommes!
Comment on doit quitter la vie et tous ses maux,
C'est vous qui le savez sublimes animaux.
A voir ce que l'on fut sur terre et ce qu'on laisse,
Seul le silence est grand; tout le reste est faiblesse.
--Ah! je t'ai bien compris, sauvage voyageur,
Et ton dernier regard m'est allé jusqu'au coeur.
Il disait: " Si tu peux, fais que ton âme arrive,
A force de rester studieuse et pensive,
Jusqu'à ce haut degré de stoïque fierté
Où, naissant dans les bois, j'ai tout d'abord monté.
Gémir, pleurer prier est également lâche.
Fais énergiquement ta longue et lourde tâche
Dans la voie où le sort a voulu t'appeler,
Puis, après, comme moi, souffre et meurs sans parler."


Alfred de VIGNY
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Nimedhel
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MessageSujet: Re: Poèmes sur les loups et/ou la lune   Jeu 10 Sep 2009, 10:53

oh! ce poème j'ai dû l'analyser en français quand j'étais en secondaire... trop trop beau 10

snif! pleure6

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MessageSujet: Re: Poèmes sur les loups et/ou la lune   Jeu 10 Sep 2009, 13:55

moi j'en mets un en anglais... désolée pour ceux qui ont du mal, mais je le trouve vraiment trop beau, trop émouvant pleure6 . le voici donc:


Yellow Eyes
Joan L. Van Vels




We've roamed the wild country
My beautiful yellow eyes,
Side by side we've hunted
Shadows dancing on northern skies.

There have been times of plenty
We were content and serene,
Peacefully sleeping
Dangers few and far between.

We've also known much hunger
Ribs protruding from each side,
Mournfully we howled
When our starving cubs had died.

And then there was our first winter
Romping thru the glistening snow,
Tasting each crystal snowflake
Falling gently to and fro.

Ah my dear, sweet yellow eyes
I've known no greater love,
Without you, I am nothing
Our wild souls are one.

And now you lay there dying
Steel jaws upon your frame,
Life's blood slowly seeping
I whimper your sweet name.

Helpless, I watch you struggle
Chest heaving with labored breath,
Steel jaws clenching tighter
Winds whisper the song of death.

The blood has now stopped flowing
I know the time is near,
And you will forever leave me
My love, my life, my dear.

And now my world is silent
Your struggles now have ceased,
I lay my head upon you
And know you are at peace.

Perhaps your soul has lifted
To skies where eagles soar,
And there you'll greet your brothers
To run with them forever more.

And someday I shall find you
In the heaven's so far above,
And when our wild soul's unite
There'll be no greater love.

_________________
"I have nothing to declare except my genius" Oscar Wilde



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Henry Van Dyke
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Poèmes sur les loups et/ou la lune

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